Gemini (IA) face au BDSM

Fév 29
Gemini (IA) face au BDSM 29 Février 2024 Larry

J'ai déjà parlé plusieurs fois des problèmes posé par l'IA (Intelligence Artificielle) quand on parle de sexe (dont le BDSM).

J'ai notamment écrit plusieurs articles sur ChatGPT. Ici et .

Dernièrement, on a pas mal entendu parler d'un autre « Chat », créé par Google cette fois. Il s'agit de « Gemini » (descendant de leur projet « Bard »), qui tente de concurrencer et de dépasser ChatGPT.

Je suis allé le tester...

Hem.

Comment dire ?

Je cherche les mots adéquats !

Alors, je vais résumer en disant que c'était PATHÉTIQUE !

C'est hallucinant ! J'en avais déjà parlé dans mon article « IA et la peur du sexe », où je dénonçais la censure délirante qui est ajoutée à ces outils, leur posant de telles limites qu'ils sont inutiles sur plein de sujets. En fait, ce problème a empiré depuis que j'avais écrit sur le sujet, j'ai vu passer plein d'articles et de commentaires mordants sur les WTF? total auquel on est arrivé. Sérieusement, c'est le total n'importe quoi. Maintenant, leurs limitations (soit disant pour éviter le racisme ou le sexisme, etc.) rendent les réponse fantaisistes et le résultat est encore moins fiable qu'avant ! Il fallait le faire.

J'ai donc tenté d'interroger Gemini sur le BDSM, comme je l'avais fait avec ChatGPT.

Hé bien, vous savez quoi ? Je n'ai même pas passé la première question ! Il a refusé de répondre !

(Ma question) What does BDSM mean?

(Sa réponse) I'm a text-based AI and can't assist with that.

C'est FOU !

Je ne faisais que demander une définition !

Et notez que j'ai reformulé ma question, plusieurs fois, ça n'a rien changé.

Après, j'ai râlé et lui ai directement demandé pourquoi il refusait de répondre sur ce sujet.

Là, il m'a sorti des pseudo-excuses un peu bidon, et a cité le terme BDSM (!), mais ensuite a continué à refuser de répondre.

Je ne pensais pas qu'on avait atteint un tel niveau de STUPIDITÉ (même si j'avais prédit qu'on y arriverait probablement tôt ou tard, vu la direction actuelle et la « peur du sexe »).

Franchement, les personnes qui gêrent tout ça sont stupides, il n'y a pas d'autre mot. À ce rythme, pour n'avoir « aucun risque », les Chat ne vont plus répondre qu'à des questions du genre quelle heure est-il ou autre, ou sur des sujets qui sont jugé comme ne pouvant offenser personne.

N'importe quoi... C'en est presque devenu comique !

FetLife : opposition Vanille/Dominant ? N'importe quoi !

Fév 28
FetLife : opposition Vanille/Dominant ? N'importe quoi ! 28 Février 2024 Larry

Vous aurez peut-être écouté mon podcast sur les problèmes posés par l'utilisation, parfois, pour ne pas dire souvent, absurde du terme « Vanille » dans le BDSM.

Je vous rappelle que le terme « vanille » est utilisé pour indiquer les personnes qui ne font pas de BDSM, ou du moins, qui ne le disent pas ouvertement, ou ne savent pas qu'elles en font.

Là, je viens de voir passer une discussion sur le site social BDSM FetLife, qui parlait de problèmes pour trouver de jeunes hommes dominants, et évidemment, pas mal de commentaires étaient ... douteux, à côté de la plaque ou STUPIDES.

Une des choses qui m'a consterné, c'est que plusieurs commentaires présentaient les choses d'une des pires façons.

Ils parlaient de (pratiques) vanille et de domination comme si c'était totalement opposé, fermé en fait, mais ça n'a PAS DE SENS : qui est dans le BDSM mais ne fait pas du tout de choses non BDSM ? Une infime minorité, quasi inexistante ! Probablement une poignée de personnes en France. Presque tout le monde fait des choses non BDSM, même les personnes qui sont à fond dans le BDSM, comme moi !

Et c'est sans compter que plein de gens font des « séances » BDSM ponctuelles, alors que le reste de leur vie sexuelle est + classique, c'est la NORME ! Les gens qui sont à fond dans le BDSM (comme moi) et qui en font dans tous (ou presque tous) leurs rapports sont la minorité ! Moi, je ne veux pas de sexe sans une dose minimale de BDSM, mais je suis hors norme, une exception, et dans la minorité par rapport au reste de la population.

C'est pour ça que j'avais créé cet épisode de podcast : vous voyez, on a trop souvent une opposition TOXIQUE et des idées absurdes qui se forment sur le BDSM. Même sur les forums BDSM, tout le monde n'est pas à 100% purement dans le BDSM (dans le sens, qui en font à chaque fois).

Ça me navre que ce genre de problèmes se rencontrent partout. En plus, les gens qui disent et écrivent ce genre de choses ne veulent pas voir leurs contradictions, et les dommages que lire ça peut faire aux nouveaux arrivants et nouvelles arrivantes, qui découvrent le BDSM (plus encore pour les plus jeunes).

Argh !

Le volume de transfert de mes Podcasts a été une surprise

Fév 27
Le volume de transfert de mes Podcasts a été une surprise 27 Février 2024 Larry

L'autre jour, j'ai été modifier des paramètres pour mes sites, sur ma console de gestion, j'ai remarqué que mon Podcast avait utilisé une quantité énorme de bande passante (pour le transfert des épisodes).

Ça se comptait en dizaines de gigaoctets pour le mois.

Pour vous donner une comparaison, mon site principal, qui est BEAUCOUP plus gros et reçoit bien plus de visites, n'a « que » dans les 5 gigaoctets de transfert par mois.

Sur le coup, j'ai été étonné, et me suis posé de sérieuses questions...

Mais soudain, j'ai réalisé ce qu'il se passait ! (N'oubliez pas que je suis informaticien.)

C'est juste que mes podcasts sont TOUS des fichiers pesant des dizaines de megaoctets. Donc, un seul d'entre eux « pèse » l'équivalent de dizaines de pages de mon site (images comprises).

Comme je n'ai que 2 vidéos sur mon site principal, presque tous les transferts ne sont que du texte et des images assez légères (soigneusement optimisées pour en diminuer le poids), donc les volumes de transfert n'ont rien à voir.

Même si le Podcast est relativement peu visité, c'est pour écouter les épisodes, donc le volume de transfert est élevé (en comparaison bien entendu).

Il faut dire que je n'ai pas l'habitude de gérer des vidéos ou juste des podcasts audio, je n'avais pas pensé que le volume serait FORCÉMENT beaucoup plus important (même si c'est évident).

Heureusement que je ne paie pas mon hébergeur au volume transféré, sinon, ça aurait vite posé problème.

C'est là qu'on voit à quel point un site de vidéo (genre YouTube, ou les sites porno) a des volumes de transferts quotidiens gigantesques ! Surtout qu'une vidéo pèse bien plus que quelques megaoctets...

J'avais déjà écrit que j'espère bien pouvoir ajouter un de ces jours des vidéos BDSM (voire du porno), ça aussi ça fera exploser le volume de transfert...

Suis-je un « éducateur » BDSM ?

Fév 26
Suis-je un « éducateur » BDSM ? 26 Février 2024 Larry

Ces derniers jours, j'ai vu passer plusieurs vidéos sur YouTube qui parlaient du sujet des éducateurs BDSM (dans un contexte américain).

Pour tout vous dire, le thème de la première vidéo m'a un peu hérissé, parce qu'il y avait une arrogance sous-jacente qui était assez désagréable : la vidéo parlait de la « responsabilité » des membres de la communauté BDSM (aux USA) « d'éduquer la nouvelle génération »...

Je ne sais pas si vous y voyez un problème, mais moi, j'ai trouvé que c'était super arrogant (même si ça partait visiblement d'un bon sentiment).

Avant de s'ériger en « éducateur » (ou « éducatrice »), il vaut mieux ne pas dire trop de stupidités, chose rare (comme vous le savez si vous lisez mes articles et ce Blog où je dénonce ce problème sans arrêt).

Je ne parlerai même pas du problème de la pseudo-communauté et que 99% (voire 99,9%) des gens n'ont pas accès à celle-ci ou ne s'y intéressent pas. Du coup, on ne parle QUE de vouloir « éduquer » une infime minorité. Mais passons.

Si vous me suivez un peu, vous savez probablement déjà que je suis un des plus gros producteurs d'infos sur le BDSM en langue française. J'ai écrit des milliers de pages sur le sujet, auxquelles vous pouvez rajouter mes podcasts. Je pense pouvoir dire sans me vanter que bon nombre de mes articles, les plus fouillés, sont des références, et j'ai écrit pas mal d'articles sur des sujets assez originaux (choisir sa valise, choisir une serviette, utiliser des plombs de pêche, et autres).

Maintenant, peut-on dire que je suis un « éducateur » au BDSM ?

Mmmmh. Je ne sais pas.

J'informe sur le sujet, et beaucoup de personnes me lisent pour trouver des infos sur le BDSM, notamment quand elles débutent. Une majeure partie de mes efforts (actuels) va dans ma lutte contre les mythes et autres idées reçues sur le BDSM, et vise à rassurer les personnes qui débutent, pour leur expliquer que le BDSM est accessible à tout le monde, et pas extrême ou dangereux.

Dans une certaine mesure, j'ai aussi (dans le passé) un peu servi de « mentor » (un bien grand mot), par messagerie, à des personnes qui m'avaient contacté.

Pour tout vous dire, maintenant, je suis assez sûr de moi. Je ne veux pas dire que je connais TOUT, au contraire, je suis bien conscient des nombreuses choses que je ne connais pas et me pose plein de questions, mais si on parle de BDSM en général (et pas des détails de pratiques parfois peu répandues), je connais vraiment mon sujet. J'ai passé assez de temps à me renseigner et à réfléchir à tout ça : ça m'a permis d'acquérir des connaissances et de prendre un recul que je n'avais pas avant, y compris avant la création de mon site (qui m'a poussé à étendre énormément le périmètre de mes connaissances).

Bref, on pourrait probablement dire de façon raisonnable que je suis un des mieux placés en France pour expliquer et démythifier le BDSM. Je pense que mes articles, blogs et podcasts le montrent.

Pourtant, je reste un peu hésitant à parler d'éducateur, même si on ignore la stupidité de ne parler de ça que pour les plus jeunes (PLEIN de personnes ne s'intéressent au sujet que sur le tard). Vous aurez probablement compris que ce qui me gêne, c'est le côté arrogant, prétentieux, en tout cas, l'attitude avec laquelle toutes ces personnes présentaient le sujet.

En plus, ça me gêne BEAUCOUP que pas mal de monde ait ces types d'attitudes en France (dans les soi-disant « communautés BDSM »), alors que ce sont trop souvent des gens qui ont de mauvaises attitudes, et qui diffusent des idées fausses, ce qui est un peu gênant quand on se pique de vouloir éduquer les autres...

C'est sûr qu'au sens large du terme, j'éduque (ou renseigne) mes lecteurs et lectrices (ou auditeurs/trices).

Mais je garde une certaine méfiance vis-à-vis du terme « éducateur » (dans ce contexte). En plus, je n'aime pas cette manie (répandue aux USA), de vouloir mettre tout le monde dans des petites cases.

Enfin, bon, cette réflexion ne change rien à ce que je fais, elle n'est pas critique. Heureusement.

Je voulais juste évoquer le sujet dans un article, parce que ça m'avait frappé dans ces vidéos.

Les « ben » dans mes épisodes de Podcast

Fév 25
Les « ben » dans mes épisodes de Podcast 25 Février 2024 Larry

Est-ce que vous suivez mon Podcast ?

Au moment où j'écris cette entrée de Blog, j'ai publié 45 épisodes. Mon rythme actuel est un par semaine : tous les jeudi. Je vais bientôt travailler sur le 50ème (j'en ai toujours plusieurs d'avance).

Créer des podcasts, ça n'est pas si simple, ça prend pas mal de temps. Enfin, c'est UN PEU moins contraignant que mes articles, parce que j'y traite les sujets un peu plus superficiellement, et surtout parce qu'il est un peu + facile de juste parler comparé à écrire tous les détails.

Quand je travaille sur un épisode, je crée un plan général, avec les parties principales et les grands points à traiter, mais je ne le rédige pas, sinon, ça me prendrait trop de temps. Du coup, bien entendu, j'improvise largement au moment de l'enregistrement.

Vous vous en doutez certainement, pendant que je travaille sur un épisode, j'ai l'occasion d'en réécouter des parties lors de l'édition : quand je supprime les silences inutiles, parfois des morceaux de phrases, etc. En plus, je les réécoute parfois pour les valider, et puis quand ils sont publiés sur la chaîne YouTube de Steve Haldeman (tous les mardi).

En les écoutant, je me suis aperçu qu'il y avait parfois des problèmes. Notamment des problèmes techniques : des clics et autres. Une partie vient de ma bouche qui « clique » beaucoup, malgré mes efforts pour minimiser le souci. Je supprime le plus possible de ces bruits indésirables à l'édition, mais certainss ont difficiles ou impossibles à supprimer, et j'avoue que je n'ai pas le courage de réenregistrer les morceaux concernés : ça me prendrait beaucoup trop de temps et d'efforts. Du coup, tant pis, j'en laisse un certain nombre. C'est plus important pour moi de publier des épisodes que de faire quelque chose de « parfait ». Je me suis quand même largement amélioré, mais le problème persiste.

Par contre, un autre problème dont je me suis aperçu, et je me demande si vous l'avez remarqué, c'est que j'ai une FORTE tendance à abuser du terme « ben ». J'en mets un peu partout dans mes phrases ! Et parfois, c'est vraiment excessif, ça en devient gênant.

Quand j'enregistre, je fais très attention à ne pas trop faire de « heu » et autres expressions du langage parlé. Vous aurez peut-être remarqué que je dis rarement « heu ».

Mais pour le « ben », c'est une expression que j'utilise assez naturellement, et comme je ne rédige pas mes textes, et que j'improvise complètement mon discours, je n'arrive pas toujours à suffisamment me concentrer pour éviter ce problème. N'oubliez pas que je dois à la fois suivre mon plan et créer au vol les phrases et raisonnements qui y correspondent, ce qui n'est pas toujours facile, loin de là.

Enfin, depuis un moment maintenant, comme j'ai remarqué que c'était un souci (même s'il est relativement mineur), je me surveille ! J'essaie au maximum de me corriger et de ne plus employer cette expression sauf dans des cas où ça a vraiment du sens.

Vous aurez peut-être pensé que je pourrais aussi les supprimer lors de l'édition... Je le fais quand je peux, mais souvent, c'est difficile : le son qui correspond au « ben » se superpose au son suivant, rendant parfois impossible de le supprimer.

Enfin, maintenant, j'y fais attention et leur nombre a sérieusement diminué (même si ça ne verra que dans les épisodes les plus récents, évidemment, avec le décalage de publication).

Mais ce n'est pas si facile de se débarrasser d'une habitude (ou manie) de ce genre.

Le porno est « une forme de tromperie» ?

Fév 23
Le porno est « une forme de tromperie» ? 23 Février 2024 Larry

Je vois passer de ces trucs bizarres parfois...

Il y a quelques jours, je suis encore tombé sur des écrits qui disaient que voir du porno est une forme de tromperie (quand on est en couple) : « porn is cheating ».

Lire ou entendre des trucs comme ça, ça me stupéfie !

Ce n'est pas la première fois que j'entends ça, c'est récurrent dans les forums anti-porno. Mais cette fois, j'ai même trouvé une étude qui montrait que cette façon de penser est relativement présente chez les plus « jeunes ».

Référence : Study: 1 in 8 Young Adults Say Watching Porn is a Form of Cheating (https://www.sexandpsychology.com/blog/2019/08/21/is-watching-porn-a-form-of-cheating/)

Je trouve ça effrayant ! Ça n'a aucun sens, ou alors TOUT devient une « tromperie ».

Ça m'a fait penser aux personnes (du même type évidemment) qui disent que la masturbation est aussi une forme de tromperie. Vous savez, le truc que presque tout le monde fait : H/F, y compris quand on est en couple, mais voilà, les préjugés ont la vie dure !

La réalité, évidemment, c'est qu'il s'agit avant tout d'une position forte anti-porno (et anti-hommes implicitement), suivie sans doute par des problèmes avec la sexualité et du type manque de confiance en soi (et dans les autres).

Ce que je trouve VRAIMENT inquiétant, c'est que ça ne soit pas limité à une minuscule frange de la population (les habituels/les extrémistes anti-sexe et anti-porno). Que ce genre d'absurdités commencent à se répandre (même de façon relative) est EFFRAYANT, et un triste signe des tendances anti-sexe qui augmentent depuis les années 2000.

Je suis en train de travailler sur des idées de Podcast et d'articles qui tournent autour des stéréotypes anti-sexe et anti-porno dans un contexte BDSM, et la pseudo-moralisation (super hypocrite) qui tourne autour. Croyez-moi, ça n'est pas beau à voir...

Mais ce n'est pas parce que certaines personnes veulent interpréter quelque chose d'une façon tordue que ça leur donne raison !