Un drôle de « club » BDSM...

Oct 01
Un drôle de « club » BDSM... 01 Octobre 2021 Larry

Dans mon 1er article sur comment minimiser les risques lors des rencontres, j'avais évoqué le cas des faux sites, créés soit pour arnaquer les gens, soit pour attirer des jeunes femmes naïves, soit les 2 en même temps...

Hier, en faisant une recherche sur le BDSM dans YouTube, je suis tombé, totalement par hasard, sur une vidéo qui m'a donné des infos sur un des sites dont j'avais parlé (sans le nommer)...

Ce site était CLAIREMENT construit pour attirer des femmes soumises inexpérimentées (et naïves), c'était absolument transparent pour qui connait un minimum le BDSM, et sait utiliser esprit critique et bon sens.

À l'époque de la rédaction de mon article, le site avait disparu, et je n'avais pas cherché à en savoir plus, ça n'avait pas d'intérêt pour moi (ni pour mes lecteurs et lectrices).

Maintenant, je sais QUI a créé ce site, et WAOU, ça confirme (en pire) le genre de choses que j'avais soupçonnées en le visitant pour la première fois (bien avant d'avoir créé mon article). Tenez-vous bien : ce site avait été créé par des gars faisant partie d'un mouvement masculiniste extrémiste (très toxique), le genre de gars qui sont militants et virulents pour leur « cause » et tiennent des discours à se taper la tête contre la table...

Dans la vidéo YouTube, on voyait même leurs têtes et l'auteur donnait leurs noms (pseudos je pense). La vidéo était en fait un réglement de compte entre plusieurs d'entre eux et l'auteur, enfin, bref, je vous passe les détails sordides (c'était pas plaisant à voir). Bon, j'ai creusé un peu pour mieux comprendre de qui on parlait (je ne connais pas ces milieux évidemment), mais je ne suis pas allé trop loin : c'était trop pénible à lire et de voir des élucubrations pareilles, ça me casse le moral. Comprenez bien que ces gars-là sont de vrais cinglés ! Dire qu'ils ont des attitudes toxiques est un énorme euphémisme.

Le plus drôle, ça m'a frappé, c'est que quand le gars qui avait créé la vidéo les avait accusés d'avoir créé le site BDSM en question, ils de défendaient en disant que « c'était juste un hoax (un canular) ». Ben voyons ! C'est pour ça qu'ils l'avaient discrètement supprimé ensuite. Non, mais sérieusement, j'avais vu le site avant qu'il disparaisse, et mon analyse était CLAIRE : pour faire un site comme ça, il FAUT avoir de bonnes connaissances du BDSM : le ton, les mots, la façon de présenter tout ça, montraient des signes FLAGRANTS de quelqu'un qui connaît assez bien le domaine pour tenir ce type de discours (y compris l'immonde élitisme qui y transparaissait). Pourquoi quelqu'un qui connait si bien le BDSM voudrait se moquer des gens qui font du BDSM ? Pourquoi faire quelque chose d'aussi élaboré, avec des fiches d'inscription, des visuels, de nombreuses pages ? C'était un GROS investissement en temps et en efforts, PERSONNE n'irait jusque-là pour juste un petit canular, à moins d'avoir de gros moyens, pas 2 gars dans leur salon... Et puis, je me répète, pourquoi l'avoir supprimé s'ils n'avaient rien à se reprocher ?

Non, pour moi, c'est clair : il y avait de mauvaises intentions, réelles, là-dessous, et ça n'avait RIEN d'une plaisanterie. J'espère d'ailleurs que personne ne s'y est fait prendre, surtout quand on voit les connards qui étaient derrière !

En tout cas, maintenant que je sais de façon certaine qui avait créé le site, ça me confirme à quel point mon analyse avait été juste...

Personne n'écoute...

Août 29
Personne n'écoute... 29 Août 2021 Larry

J'ai de plus en plus l'HORRIBLE impression de parler (ou écrire) dans le vide.

C'est voir la tentative de « conseils » donnée par un nouvel arrivant sur FetLife qui m'a fait penser à écrire cette entrée de Blog, mais je suis perturbé par le problème depuis bien longtemps... J'ai été tenté de lui écrire que ses écrits ne servaient À RIEN.

Ça fera bientôt 4 ans et demi que j'ai créé mon site, et si on compte les années avant sa création, quand j'allais à des Munchs (et autres), ça fait plus de 7 ans que je prodigue articles de vulgarisation/présentation, explications, aide, conseils, suggestions, support moral et autres. Parfois directement à telle ou telle personne (lors des Munchs), mais avec mon site, c'est évidemment dirigé vers une population un peu « invisible ».

Et, franchement, après tous ces efforts, je n'ai VRAIMENT pas l'impression que ça ait servi à grand chose !

Ignorons un instant le problème que je suis un des seuls à défendre la vérité sur le BDSM (au-delà du folklore, des clichés et autres idées fausses), et le seul à faire autant d'efforts pour ça...

Ignorons aussi le problème que je ne reçois -très- rarement des messages de suggestions/idées/critiques (malgré mes demandes explicites). Et depuis l'incendie de mon hébergeur, le nombre de messages, en général, a chûté, grrr.

Ignorons enfin le fait que je suis presque toujours IGNORÉ quand je pose des questions à des gens (typiquement, sur FetLife), alors que des réponses m'aideraient VRAIMENT pour mes articles... Alors, que je vois régulièrement passer des filles qui montrent une vague photo un peu sexy et qui ont immédiatement quantité de réactions... Il faudrait peut-être que je remplace mon icône FetLife par un truc un peu « sexy » tiré de ma collection ? Sérieusement... Ha oui, même quand je réponds à une question, la plupart du temps, je ne reçois même pas un simple « merci » ! Même à des questions qu'on m'a posées via mon site. Ça fait plaisir...

Je vois partout des exemples qui montrent que les gens non seulement ne cherchent pas (ou très peu) à se renseigner sur le BDSM, alors que c'est important, ne serait-ce que pour ne pas louper des opportunités... Et parfois, je vois des trucs qui me font me taper la tête contre ma table. L'exemple typique, que je vois passer régulièrement, c'est la jeune femme (18/19 ans notamment) qui clame bien FORT qu'elle n'est « pas naïve », qu'elle fait attention, qu'elle compte bien prendre son temps pour tâter le terrain, être prudente, et tout et tout. Et, littéralement (sans exagérer), une ou 2 semaines après, on la voit qui a trouvé un dominant et qui poste des photos... Ai-je oublié de préciser que ce « dominant » est souvent douteux, parfois même un abuseur NOTOIRE ? Bravo, la « prudence ». LOL.

Le BUT de mon site a toujours été d'aider, et de combattre les infos stupides fournies un peu partout, et de répondre aux questions que moi-même je m'étais posées à mes débuts. Je voulais VRAIMENT faire une différence ! Je voulais, j'espérais, arriver à améliorer les choses (surtout vu ce qui se passait dans le milieu public BDSM en Île-de-France : au secours !).

Mais, depuis le DÉBUT, j'ai été confronté à un véritable MUR. Déjà, dans le « milieu BDSM » : « bienveillance » ? Tu parles ! Sales hypocrites ! J'ai depuis longtemps abandonné l'idée de recevoir quelque support que ce soit de la part de ces gens-là. Même parmi les gens que je connaissais en réel, et à qui j'avais demandé leur opinion, moins d'un tiers a pris la peine de donner son avis sur mon site après sa création... Quand au reste : j'ai totalement l'impression de parler pour rien, que personne (ou presque) n'écoute...

Pffff.

Laissez-moi vous dire : écrire des articles de qualité, recherchés, et dire la vérité, ça ne « paie » pas. VRAIMENT PAS. Et très peu de gens apprécient l'effort. Alors que je vois partout des tas de « trucs » (pas que sur le BDSM) de bas de gamme, écrits en 5 minutes et par des gens qui disent/écrivent n'importe quoi, qui ont pourtant plus de succès (surtout vu le peu d'effort que ça leur a demandé), particulièrement si le sujet est « controversé »...

Argh !

Pourquoi suis-je le seul à dire la Vérité sur le BDSM ?

Juin 14
Pourquoi suis-je le seul à dire la Vérité sur le BDSM ? 14 Juin 2021 Larry

Ça fait des années maintenant que la question me perturbe de façon sérieuse...

J'en avais déjà parlé dans un article, mais je reviens dessus, car c'est réellement quelque chose que je ne comprends pas, et un GROS problème.

Bon, OK, je ne suis pas réellement LE SEUL, il y a quand même quelques autres personnes qui disent -généralement- la vérité, sans trop de stupidités. Mais vraiment, c'est RARE, en fait, je compte sur les doigts d'une main les gens qui écrivent correctement sur le sujet et en ayant une bonne attitude... Et même pour les meilleurs auteurs/auteures, je trouve souvent des idées fausses bizarres.

Et pour ce qui est de dénoncer les mythes et de combattre le folklore toxique, je suis non seulement un des seuls, mais surtout celui qui y consacre le plus d'efforts.

Sur certains sujets, notamment les mots d'arrêt ou encore les « philosophies » du BDSM (type SSC ou RACK), je suis quasiment le SEUL à dénoncer les stupidités sur le sujet...

Remarquez, il n'y a pas que le BDSM... J'ai récemment lu pas mal d'articles sur la sexualité, et j'y ai retrouvé, encore, le fameux problème des hommes qui disent avoir plus de partenaires que les femmes (le même problème se pose pour les mineurs). Pourquoi à peu près personne ne soulève LA QUESTION : comment est-ce possible qu'il y ait une telle différence ? (Non, ça n'est PAS expliqué par l'homosexualité, ni par la prostitution). Y a-t-il donc tant de femmes qui couchent avec des centaines ou des milliers d'hommes ? LOL. Moi, ça me choque que des stats si CLAIREMENT problèmatiques ne soient pas remises en question (il est évident qu'il y a des mensonges là-dedans, c'est la seule explication). J'y reviendrai.

Ce qui m'a remis ce sujet en tête, c'est -encore- la lecture dans un article, pendant mes recherches sur le CNC dont j'ai parlé récemment, dans lequel une femme disait que, pour elle, la plupart des gens qui font du BDSM/kink « sont kinky mais ne sont pas réellement des kinsters ». Chaque fois que je lis des trucs comme ça, ça me stupéfie ! Ça n'a AUCUN SENS, comment est-ce qu'elle fait pour ne pas s'en rendre compte ? J'ai aussi lu ensuite un témoignage d'une dominante qui expliquait qu'elle et son partenaire (soumis) ne vont pas à des évènements publics BDSM parce que les gens qui y sont ne font pas du « VRAI BDSM ». Sérieux ?

Pffff.

Je sais, je sais, lire ça comme ça, ça peut laisser à penser, du moins pour qui n'a pas lu mes articles, que JE suis dans l'erreur. Après tout, comment expliquer que 99% (ou plus) des gens, y compris les habitué-e-s, ont des croyances aussi clairement erronées ? Seulement voilà : je ne fais pas que « parler en l'air », contrairement à trop de monde (surtout dans les blogs et forums, mais de façon choquante parfois dans des études), je démontre avec des arguments pourquoi telle ou telle croyance est fausse, et j'ai trouvé pas mal d'études (sérieuses) qui confirment ce que je dis, par exemple le fait que le BDSM est très répandu...

Mais il est très difficile de combattre des mythes et préjugés, surtout ceux qui remontent loin en arrière. En plus, le sujet du BDSM est toujours associé à cette « aura » de mystère, etc. Les gens veulent donc ABSOLUMENT y trouver des choses « choquantes », et « extrême ». Du coup, montrer que tout ça c'est sérieusement SURFAIT, voire complètement inventé, est très dur ! Plus encore si on est pour ainsi dire SEUL à combattre ces fausses croyances.

Remarquez que dénoncer les absurdités et autres exagérations, dire que le BDSM est surfait, comme je le fais, ne veut pas pour autant dire que le BDMS soit moins intéressant ! C'est un des arguments les plus stupides que je rencontre (et malheureusement de façon fréquente) : l'idée que le BDSM DOIT resté confidentiel, être réservé aux initiés, ceux qui SAVENT, sinon, s'il devient « mainstream », alors ce ne sera plus du -vrai- BDSM. Les même personnes maintiennent généralement que « l'âge d'or du BDSM est passé », etc. Mais, en plus d'un élitisme désagréable, cette croyance est clairement ABSURDE puisque le BDSM n'a JAMAIS été réservé à une soi-disant élite, comme je l'ai déjà montré, le BDSM est très répandu, et l'a toujours été ! Le fait d'en parler plus ouvertement ne change RIEN ! Donc, c'est vraiment un argument totalement BIDON.

Je rappelle que moi je fais du BDSM depuis longtemps, et de façon intense, pourtant, je n'ai pas besoin que le sujet soit « tabou » pour en profiter !

Bref, c'est pas gagné !

Démonstration que les soirées ne définissent pas le BDSM

Sept 21
Démonstration que les soirées ne définissent pas le BDSM 21 Septembre 2020 Larry

Un mythe très fréquent, et persistant, du BDSM est que pour faire du BDSM, il faut absolument faire partie du « milieu » BDSM public : aller aux soirées ou dans des clubs.

Il est pourtant évident que ça ne tient pas la route !

Nous avons déjà parlé de ce sujet à de multiples reprises dans nos articles et les statistiques sont claires : seule une petite minorité (moins de 1%) de gens vont aux soirées (ou clubs) BDSM.

Mais ici, nous voulons démontrer de façon absolument définitive que ce mythe n'a aucun sens et n'en a jamais eu !

Vous avez vu le visuel de cet article ? Il illustre le -classique- problème « Qui est venu le premier ? L'oeuf ou la poule ? ». Mais dans le cas du BDSM, la réponse est évidente...

En effet, si réellement le BDSM était défini par les clubs/soirées, alors comment expliquer la création de ceux-ci ?

Pour créer un club BDSM, il fallait bien qu'il y ait déjà des gens qui le pratiquent !

Rappellons aussi que les témoignages de pratiques BDSM, sous diverses formes, remontent très loin dans le temps (des milliers d'années en arrière), alors que les premiers clubs BDSM ne sont apparus qu'après la seconde guerre mondiale...

Et voilà, démonstration faite. Pourquoi un mythe aussi clairement faux persiste sera toujours un mystère pour nous !

Je ne suis pas représentatif du BDSM. Eux non plus !

Sept 14
Je ne suis pas représentatif du BDSM. Eux non plus ! 14 Septembre 2020 Larry

Si vous ne connaissez pas mon profil BDSM (ce qui est probable), sachez que je fais partie des gens qui sont « à fond » dans le BDSM, pour qui c'est indissociable de leur sexualité, et j'aime faire des pratiques assez intenses/hard. Bref, sans tomber dans l'extrémisme, je suis dans les 5 à 10% de personnes qui en font de façon la plus intense...

Si j'ai indiqué 5% à 10%, c'est pour bien montrer bien que je sors de la norme : la très grande majorité des personnes qui font du BDSM le font ponctuellement et/ou avec des pratiques soft ou assez soft.

C'est pour ça que je suis super attentif dans mes articles, surtout ceux pour les débutant-e-s, à ne pas me prendre comme exemple de la norme (au sens : ce qui se fait habituellement). J'insiste toujours sur le fait que le BDSM est un continuum et qu'il n'y a pas de vérité, donc par extension, pas de profil type.

Et c'est bien là le problème : je suis un des très (très !) rares à tenir compte de ça !

La plupart des écrits (ou vidéos) que je rencontre présentent la vision et les pratiques de leur auteur-e comme étant LE BDSM, la norme. Bref il ou elle se croit représentatif ! Alors, que ce n'est justement absolument pas le cas.

Et ça, c'est un énorme problème ! C'est ce type de comportements (souvent accompagnés d'un élitisme désagréable) qui propage une fausse image du BDSM qui est très dommageable pour les gens qui débutent (ou s'intéressent au sujet), et ne parlons pas de l'image négative que ça propage au grand public.

Pour mes derniers articles, je viens encore de rencontrer ce problème, et j'ai vu des vidéos sur YouTube qui sont consternantes, de quoi dégoûter les gens qui veulent débuter et qui tombent sur ces stupidités !

Je n'ai rien contre le fait que des personnes présentent leurs conceptions du BDSM, à condition qu'ils ou elles indiquent clairement que c'est leur opinion, leur goût personnel, et non que c'est « la norme ».

Depuis 3 ans et demi maintenant que j'ai créé mon site sur le BDSM, ce comportement tendancieux est un des plus gros problèmes que j'aie rencontrés. Et ça ne va clairement pas en s'améliorant !

Grrr

Non, dans le BDSM il n'y a pas l'élite des « anciens » et « les autres » !

Mai 14
Non, dans le BDSM il n'y a pas l'élite des « anciens » et « les autres » ! 14 Mai 2020 Larry

Haaa, la joie des mythes et  préjugés toxiques et sans nuances dans le BDSM ! Quel délice !

Combien de fois devrons-nous lire des absurdités totalement exagérées du genre « le BDSM est extrême » ou des remarques nocives élitistes des « gens qui savent » et qui fustigent les « joueurs façon 50 nuances » ?

Nous avons encore une fois trouvé, dans une étude, ce mythe persistant qui oppose 2 prétendues catégories bien distinctes (et opposées) : les anciens du BDSM, ceux de la « vieille école », et les joueurs, les p'tits nouveaux qu'il ne faut (selon les anciens) « pas prendre au sérieux »...

Assez avec ces conceptions toxiques absurdes !

Combien de fois devrons-nous répéter que la « vieille école » n'existe pas ? Si des groupes dans le passé avaient telles ou telles règles, ça ne leur donnait pas (et encore moins aujourd'hui) le droit de s'arroger le monopole de la « bonne façon de faire ». C'est stupide ! Il y a toujours eu des gens qui faisaient du BDSM sans aller dans des clubs ou faire partie de ces petits groupes et qui ne suivaient pas ces soi-disant « règles » (voir nos statistiques sur le BDSM). La notion de vieille école n'a donc aucun sens ! (Et elle est terriblement arrogante.)

Un autre total non-sens est l'opposition entre les gens qui se présentent comme de la vieille école, qui, en général, parlent de leur BDSM comme étant extrême, exigeant, (etc.) et les soi-disant « autres ». Ce n'est pas parce qu'on ne fait pas partie de leur petit groupe élitiste qu'on ne fait pas du BDSM hard ! L'auteur de cet article en est un bon exemple.

Enfin, évidemment, faire du BDSM hard ne confère en rien une quelconque autorité que ce soit ! Si des gens préfèrent un BDSM soft ou plus modéré, c'est leur affaire ! D'ailleurs, ça n'empêche pas pour certain-e-s de prendre leur BDSM autant au sérieux que les pseudo-« anciens ». Nous faisons du BDSM hard depuis des années, et vous savez quoi ? Nous ne faisons pas la leçon aux autres pour autant ! D'ailleurs vous pouvez aisément vous en rendre compte en lisant nos centaines de pages publiées ces dernières années...

Comme l'illustre notre image en début d'article : il n'y a pas deux groupes, distincts et qui s'opposent, ça n'a aucun sens ! Dans le BDSM, il y a, comme pour tout, un continuum : du plus soft (les plus nombreux) au plus hard (les moins nombreux, évidemment).

Mais aucun n'a raison sur les autres !

Ce qui est juste est juste, et défendre une cause ne veut pas forcément dire qu'on est partie prenante !

Mai 07
Ce qui est juste est juste, et défendre une cause ne veut pas forcément dire qu'on est partie prenante ! 07 Mai 2020 Larry

Cet article est une râlerie contre un comportement très (trop !) répandu chez les troll-e-s de tout poil.

Nous avons déjà souvent évoqué les problèmes d'ambiance toxique dans le  « milieu » BDSM, en voici encore un exemple, particulièrement énervant d'hypocrisie.

Le problème

Si vous protestez publiquement contre un comportement, un problème répandu dans le milieu BDSM, au lieu de répondre à la problématique, vous êtes immédiatement attaqué/moqué parce que vous faites partie des personnes maltraitées, donc, par un retournement de « logique » absurde qui nous échappe, votre opinion ne compte pas, ou, pire, vous êtes blamé pour oser parler en public ! Même si vous n'êtes pas du tout concerné personnellement !

C'est un comportement fréquent !

C'est une technique de trollisme assez classique : l'attaque personnelle pour éviter de parler du vrai sujet, on pourrait aussi parler de technique de l'homme de paille.

Ce comportement pose 3 problèmes :

  • refus de reconnaître le problème (évidemment)
  • attaque si on fait partie des « victimes ». En quoi est-ce que se plaindre d'un problème dont on subit les conséquences est inacceptable ? C'est absurde.
  • accusation absurde alors qu'on n'est même pas concerné personnellement. Par exemple, l'auteur défend très souvent les hommes jeunes qui arrivent dans le BDSM et qui sont souvent horriblement mal traités. Ayant 49 ans, on ne peut vraiment pas dire que c'est pour des raisons personnelles ! Idem pour notre défense des débutant-e-s, avec 30 ans d'expérience, on ne peut pas dire que l'auteur en fasse partie (LOL) !

Exemple

Un exemple public réel, qui est survenu à l'auteur en 2019, était une protestation de notre part sur la discrimination (flagrante) contre les hommes seuls.

Nous avions publié sur le site FetLife un écrit (extrait ci-dessous) qui défendait l'opinion que des soirées qui refusent explicitement les hommes seuls (discrimination flagrante) ne devraient pas être autorisés à faire de la pub sur le site FetLife. Le site n'est pas supposé accepter ce genre de discriminations. Si ça avait été contre les gays ou les transgenres, ou les gauchers ou les rouquins (etc.), il y aurait eu une levée de boucliers ! Il n'y a aucune raison que ce soit différent dans le cas des hommes.

Notez que nous nous en moquons à titre personnel : l'auteur ne va que très rarement à des soirées, même avec une copine, et si une soirée veut se la jouer discrimination (quelle que soit la cible), nous n'y irons pas.

Malheureusement, dès qu'on dit des choses pourtant parfaitement équitables de ce type, on est accusé : « c'est parce que tu ne peux pas y aller que tu te plains ! ».

Hem. Non, ce n'est pas la raison. D'abord parce que nous venons de le dire, l'auteur n'aime pas les soirées et n'avait aucune intention d'y aller, ensuite, ce qui est juste est juste, ce qui est injuste est injuste. Il n'y a pas de considération personnelle à avoir là-dedans ! On n'a pas besoin d'avoir le coronavirus pour se plaindre que c'est une sale maladie, pas vrai ?

Ha, au fait, il va de soi qu'après avoir vu le comportement inacceptable de cette soirée, en plus de ne pas y aller, nous ne leur ferons pas de la pub !

➜ Il n'y a aucune raison d'accepter ce genre de comportements toxiques qui pourrissent le BDSM.

Notre écrit originel :

29 avril 2019

Events that DISCRIMINATE should NOT be allowed on FetLife

Those last few months, I've noticed several events that discriminated -unfairly- against single men. (Note: I'm french, so this is about the french "scene").

Single men are already treated as cash-cows, and often badly treated (for instance, you won't even get an answer if you contact the organizers of some parties/clubs) but here it was even worse than usual:

  • in the first case, single men were simply banned, but not single women (of course!)... Interestingly, it was NOT written on the announcement, you had to go to the website, then you'd get a brief "single men: not admitted", a "nice" surprise...
  • in the second case, single men have to register before-hand (nobody else does)

How is that acceptable?
And, more important, how is it acceptable that such discriminatory events be displayed on FetLife?

Don't get me wrong: if those were private parties, I would still find it pretty unfair and BS, but when you invite people in private, your rules apply, I'm ok with that. The problem here, is that those events are public!

I have no problem with thematic events like: queers only, or fetish (dress-code) only, or (female) dommes/(male) subs only, etc. They make sense.

I also completely get the importance of filtering, because otherwise, there would be a lot of people who have no interest about BDSM and who only come to troll, make fun, or harass & whatnot. (Not just men BTW).

What would be the reaction if I created an event with discrimations like:

  • queers: not admitted
  • left-handed people: not admitted
  • over 80 kilograms: not admitted
  • etc. (you get the idea)

Why are men always considered fair game?

(And please, don't give me the "there are much more men than women in BDSM" answer: it does not excuse those behaviours).

Remember that everybody has been or is single sometime...

➜ Well, that's two more parties/clubs that I won't recommend, and to which I'll never go (even as a couple), because I cannot condone such practices.

Conclusion

Tous et toutes ces sales troll-e-s devraient retourner sous leur pont et cesser d'ennuyer les adultes qui essaient, eux, de résoudre les -nombreux- problèmes du « milieu BDSM ».

Il ne faut pas donner les mêmes conseils aux débutant-e-s et aux habitué-e-s !

Mai 06
Il ne faut pas donner les mêmes conseils aux débutant-e-s et aux habitué-e-s ! 06 Mai 2020 Larry

Nous allons peut-être vous surprendre, mais parmi les personnes qui font du BDSM, tout le monde ne passe pas 24 heures pendu-e par les pieds, en étant battu-e avec un fouet en fil de fer barbelé, marqué-e au fer rouge et en ayant des pinces crocodiles sur les tétons, reliées à une batterie de voiture...

Non, vraiment ! Il n'y a pas que ça dans le BDSM.

Parce que si on écoute certaines personnes c'est comme ça que ça se passe... « Le BDSM est extrême, c'est dangereux ! SSC forever ! » (LOL !)

Bon, mettons de côté les sarcasmes.

En réalité, il y a de tout dans le BDSM : des personnes qui débutent, des habitué-e-s, des gens qui font du « soft », d'autres qui font du « hard » voire de « l'extrême ».

Bref, il n'y a pas un unique profil. C'est évident ! Et ça fait longtemps que nous le soulignons dans divers articles.

Le problème que nous voulions soulever est qu'il y a -évidemment- une grande différence entre les débutant-e-s et les « expert-e-s » (c'est-à-dire les gens qui sont à fond dans le BDSM depuis longtemps).

Pourtant, quand on lit les conseils donnés par un grand nombre de personnes, conseils supposés être adressés aux personnes qui débutent complètement le BDSM, on a -souvent- l'impression qu'ils parlent à des habitué-e-s qui font du « SM hard » !

Vous vouliez juste donner une petite fessée ? On vous sort tout un tas d'avertissements (parfois décourageants) comme si vous alliez utiliser un fouet en fil de fer barbelé !

➜ C'est bien de vouloir avertir, mais il faut savoir s'adapter au public visé !

Et c'est un très gros problème, car quand nous parlons par exemple des mots d'arrêt, nous nous trouvons confrontés à une levée de bouclier de gens qui ne comprennent pas que leurs pratiques, qui durent depuis des années, sont totalement différentes de celle d'une personne qui veut juste faire un « petit essai » basique, pour voir. Leurs pratiques et leurs besoins sont radicalement différents ! Parler comme si une petite fessée était comparable à des séances de fouet intenses n'a aucun sens, c'est absurde et même stupide. Même quand nous soulignons que leur utilisation des mots d'arrêt, dans le cadre de leurs pratiques intenses, n'a aucun sens dans le cas de personnes qui débutent, rien à faire, ils et elles refusent de comprendre la différence (qui est pourtant évidente !).

Idem pour l'aftercare, par exemple, ou les philosophies du BDSM (SSC, RACK, et autres) qui, si vous débutez, vous sont vendues (à tort) comme indispensables, vitales, sans expliquer leurs limites (que vous ne pouvez pas percevoir par un manque de recul tout à fait normal). Le contexte est important, critique même.

Et ne parlons pas des soirées BDSM ou du problème des rencontres ! Ou même le consentement. Là aussi, c'est très vite le n'importe quoi. Les conseils sont -trop souvent- totalement à côté de la plaque et horriblement inadaptés.

Ironiquement, en focalisant l'attention des nouveaux et nouvelles venues dans le BDSM sur certains sujets qui ne sont pas forcément adaptés, on risque soit de les décourager, soit de leur donner de fausses certitudes (dangereuses) ou de les distraire des vrais problèmes.

Au final, nous avons vu des exemples de personnes fraîchement arrivées dans le « milieu » BDSM et qui passe des mois à discuter, à décortiquer le SSC comparé au RACK dans les moindre détails. Mais comme ils et elles n'ont (naturellement) aucun recul, leurs réflexions ne sont, bien souvent, que des ratiocinations stériles, sans parler qu'ils et elles tombent presque toujours dans les mythes les plus horribles et toxiques. Dans les pires cas, ils/elles passent tout leur temps à parler, et au final, ne passent jamais à la pratique (nous avons vu des exemples en réel). Réfléchir au BDSM est louable, mais il ne faut pas pousser à l'extrême et perdre de vue l'objectif final !

Même si nous ignorons les cas des extrémistes du BDSM et des forcenés de l' élitisme , il est problématique que les personnes qui répondent aux questions, donnent des conseils (souvent de bonne foi), ne semblent, trop souvent, pas être capables de distinguer leur cas (généralement hors norme) du cas des autres.

Et ne parlons pas du cas des « expert-e-s internet » : des personnes qui ne savent rien, qui ont des conceptions bizarres, stéréotypées, des mythes, des préjugés absurdes, mais pensent tout savoir et donnent de façon dogmatique des « conseils » (souvent dangereux) sur un sujet dont ils et elles ignorent tout ! C'est consternant.

La réalité, c'est que la majorité des gens qui font du BDSM se cantonnent dans des pratiques relativement basiques, et soft (et il n'y a pas de mal à ça).

➜ Non, tout le monde ne fait pas (et ne veut pas faire) du SM hard en 24/7, il faut en tenir compte !

Il est bien difficile de défendre la vérité dans le BDSM

Mai 05
Il est bien difficile de défendre la vérité dans le BDSM 05 Mai 2020 Larry

Il est bien difficile de défendre la vérité dans le BDSM !

Nous défendons depuis des années, avec vigueur, le bon sens et l'esprit critique contre les mythes, stéréotypes et autres préjugés absurdes (qui ont un effet toxique parfois énorme !).

Mais à quel prix !

Objectivité, esprit critique, rationnalité, esprit cartésien, honnêteté intellectuelle, simple bon sens ?

Bah ! On s'en passera !

➜ Est-ce réellement trop demander ?

C'est absolument décourageant de constater à quel point les mythes, préjugés et autres délires sont profondément enracinés dans le BDSM. Même les choses les plus simples, qui sont clairement des absurdités ou des stupidités, qui choquent le bon sens le plus minimal sont prises comme argent comptant et défendues becs et ongles !

Non seulement nous avons bien souvent l'impression de parler dans le vide, mais en plus, nous sommes sans arrêt combattus et confrontés à des personnes qui ne veulent pas, ne peuvent pas, ouvrir les yeux.

Presque à chaque fois que nous lisons de nouveaux articles, de nouvelles études, ou que nous lisons des questions/réponses sur des forums, nous sommes consternés par la prévalence énorme des idées les plus absurdes, c'est à en rire (ou à en pleurer). Et quand, en plus, ces écrits se présentent comme des références ou des introductions au BDSM pour les débutant-e-s, là c'est le pompon ! Ces gens-là feraient mieux de s'abstenir plutôt que de propager des idées aux conséquences toxiques.

Et si nous ne parlions que de personnes extérieures au « milieu » BDSM, ou des débutant-e-s, ces illusions seraient compréhensibles, et même excusables (dans une certaine mesure). Mais comment expliquer que des gens qui font du BDSM depuis 10, 20, 30 ans, ou plus, persistent et sont -en plus- souvent virulents et agressifs/ves ? C'est inexcusable !

Chaque fois que nous abordons ce type de problèmes, par exemple les rencontres, les mots d'arrêt, la pseudo politesse, les risques posés par les photos, les difficultés des débutant-e-s, ou les philosophies du BDSM (SSC, RACK et autres), c'est immédiat : pas de réflexion, pas de discussion, nos idées sont immédiatement clouées au pilori, niées ou rejetées avec vigueur, parfois même en nous « faisant la leçon » (venant de la part de personnes qui ont zéro esprit critique et jeté le bon sens par la fenêtre, c'est particulièrement énervant !).

Pourtant, nous ne donnons pas juste de simples « opinions », oh non ! Nous prenons bien soin d'expliquer, de démontrer, avec des sources quand c'est possible, pourquoi nous en arrivons à nos conclusions. Mais rien n'y fait !

Même pour des choses super simples, comme pourquoi les mots d'arrêt n'ont aucun sens dans la plupart des cas, le raisonnement le plus clair et le plus facile à comprendre est rejeté...

Et bien sûr, comme nous l'avons déjà expliqué à diverses reprises, plus nous sommes face à des gens qui sont impliqués dans le BDSM, plus les attaques sont violentes. Elle est jolie la tolérance du BDSM dont ils/elles parlent sans arrêt ! Hypocrisie ? Naaan, pas chez nous voyons ! (LOL !)

Nous hésitons de plus en plus à discuter dans des forums à cause de ces problèmes : devoir sans arrêt se défendre contre des gens obtus et/ou de mauvaise foi, ça use !

Il est bien loin le BDSM sincère, lucide, honnête et raisonnable dont nous rêvons !