« N'utilisez pas le Kink comme excuse ! » Savoir choisir les bons mots.

Fév 01
« N'utilisez pas le Kink comme excuse ! » Savoir choisir les bons mots. 01 Février 2021 Larry

Ce n'est pas la première fois que nous trouvons des articles qui dénoncent l'utilisation du BDSM (ou du Kink) par des criminels pour tenter d'excuser leurs atrocités (viols & meurtres inclus).

Celui dont nous voulons parler ici est : http://globalcomment.com/stop-using-kink-as-a-defence-for-rape

Traduit en français : « Arrêtez d'utiliser le Kink comme défense pour les viols ».

Plus le BDSM (ou le Kink) a été connu du grand public, plus il est devenu un moyen facile de diminuer ou « excuser » toutes sortes de crimes, et le fait que ces pratiques sont mal comprises et qu'il existe encore énormément de préjugés et idées fausses, aide beaucoup ces tentatives de « défense » à atteindre leur but.

On a parfois des cas hallucinants où la stupidité (il n'y pas d'autres mots) de la justice est démontrée de façon éclatante. Nous avions évoqué dans un article un cas américain d'une jeune femme qui était morte, étouffée, à cause de pratiques clairement abusives. Malgré la dénonciation des faits (flagrants) par des membres de la communauté BDSM, les responsables n'avaient pas été inquiétés ! Pourtant, il s'agissait, au strict minimum, d'un homicide par imprudence !

Ce type de défense n'est pas nouveau : dans les années 50 on aurait eu le Rock'n'Roll, dans les années 1980, les jeux de rôles (Donjons & Dragons), dans les années 90 et jusqu'à nos jours, les jeux vidéos. À chaque fois, le coupable connait à peine le sujet, mais utilise les préjugés pour dévier l'attention et minimiser la perception de sa culpabilité. Tentatives transparentes pour qui a le plus minime bon sens, mais qui -étonnament- a marché bien souvent et marche encore de nos jours

MAIS, le problème de ce type d'articles est la façon de présenter la chose : le problème n'est pas « d'arrêter d'utiliser le kink », c'est ridicule, vous croyez que des criminels vont écouter ça ? Sérieusement... Ils sont un moyen « facile » d'éviter une condamnation, ils ne vont pas se priver de s'en servir.

Le problème, c'est qu'il faut faire passer le message que le Kink (ou BDSM) n'excuse pas tout et n'importe quoi ! Ce qu'il faut, c'est arrêter de se fier à de STUPIDES préjugés et distinguer les pratiques réelles des mensonges (généralement transparents) des criminels.

➜ Et changer les mots utilisés, change toute la portée du texte et du problème !

« Pédé ! », « fils de pute ! », « barbapapa ! » : le POIDS des mots

Fév 01
« Pédé ! », « fils de pute ! », « barbapapa ! » : le POIDS des mots 01 Février 2021 Larry

(Cet article est l'introduction d'un problème que nous développerons dans le contexte des rencontres/BDSM.)

Les mots ça compte, et ça peut faire beaucoup de mal, directement, et indirectement.

« Pédé ! »

Quand nous étions enfants, dans les années 1970, là où nous vivions, les enfants, notamment à l'école primaire, utilisaient SANS arrêt des expressions homophobes, typiquement « pédé ».

Pour être bien clairs : par sans arrêt, nous voulons réellement dire à longueur de journée et tous les jours. Il n'y a ici -malheureusement- ni exagération ni hyperbole...

Les adultes n'étaient guère mieux, même si ça dépendait évidemment du degré de vulgarité qu'ils/elles affichaient en public. Nous n'avons pas souvenir que les incessantes insultes homophobes des enfants aient été contrées par les adultes (même s'il est sûr que certain-e-s y étaient opposé-e-s, ce n'était pas général, au contraire, et même parfois encouragé explicitement).

Si vous êtes « jeune », vous avez certainement déjà entendu/lu des propos homophobes, mais il vous est probablement difficile, voire impossible, de réaliser ce que c'est que de vivre dans un milieu où l'homophobie est constante et partout. Essayez d'imaginer ce que pouvaient ressentir les gens ayant des penchants bisexuels, ou homosexuels... L'homophobie est loin d'avoir disparu, mais comparé à cette époque, il n'y a AUCUNE comparaison.

Bien sûr, étant enfants, nous ne comprenions en réalité pas vraiment de quoi il s'agissait. Pour nous, il s'agissait d'une expression qu'on nous avait présentée comme étant insultante et que nous utilisions à cet effet. Mais, du moins au début, l'aspect homophobe nous échappait généralement. Nous aurions tout aussi bien pu crier « Barbapapa ! » à la place, si on nous avait appris à utiliser ce mot comme une insulte...

Que nous comprenions le mot ou pas, il est évident que ça contribuait à la fois à créer une ambiance toxique pour toute personne ayant des penchants homosexuels, et ça contribuait aussi FORTEMENT à propager et maintenir l'idée que « c'est mal d'être pédé », perpétuant le cycle...

C'est un bon exemple de la façon dont une société maintient ses « valeurs » et préjugés : on commence à vous implanter les idées (bonnes ou mauvaises) très jeune.

Quand on vous a fait entrer ce genre de choses dans la tête, il est difficile de s'en débarrasser... (Ce que l'auteur à pourtant réussi à faire.)

« Fils de pute ! »

Il y a environ 30 ans, nous avions lu un roman de « Fantasy » (pensez à « Conan le Barbare » ou au « Seigneur des Anneaux »), dans lequel le héro principal utilisait de façon fréquente l'expression « fils de pute ! ». L'histoire n'était pas mauvaise, mais cette expression répétée constamment nous avait vraiment beaucoup génés et diminué notre appréciation du livre...

Pour que vous compreniez mieux, nous devons expliquer que ce roman était traduit de l'américain, et c'est une expression qu'ils/elles utilisent souvent. Il est utile aussi de préciser que la prostitution a toujours été un sujet très sensible (et tabou) aux USA et qu'il y règne un fort ressentiment contre les prostituées (surtout les femmes), accompagné d'énormément de préjugés, de stéréotypes, etc. L'héritage puritaniste y est encore très présent dans l'attitude générale (négative) vis-à-vis du sexe...

Parmi les personnes avec qui nous avons pu un peu échanger lors de nos recherches sur le BDSM payant (voir notre article Comment se déroule une séance de BDSM payante ?), se trouve une escorte BDSM qui a eu un bébé, il y a quelques années maintenant. Essayez d'imaginer sa vie dans quelques années, quand il sera assez grand pour commencer à comprendre ce que veut dire « pute » et qu'il réalisera le barrages d'insultes dirigées sans arrêt vers les personnes commme sa mère (et contre lui évidemment)... Ça ne prête pas vraiment à sourire, pas vrai ?

Ça fait bien des années, comme nous l'avons indiqué dans notre article, que nous nous intéressons au sexe payant (dont la prostitution/l'escorting), et nous avons toujours été surpris (parfois choqués) de voir à quel point sont répandus les préjugés, stéréotypes, mythes et idées fausses, toujours très toxiques et souvent malfaisantes. Surtout quand ceux-ci viennent des clients (ou clientes) et même des prostituées elles-mêmes (ce qui peut surprendre à première vue). (Nous reparlerons plus en détails de ces sujets dans notre article -général- à venir sur « le sexe payant dans le BDSM »).

Ici aussi, on parle d'une expression qui vous est inculquée jeune et dont il est difficile de se débarrasser. Et contrairement à l'homophobie qui est assez fortement combattue, et assez mal vue, de nos jours, les stéréotypes contre les prostituées,eux, sont LOIN d'avoir disparu (ou d'avoir diminué) et il n'y a guère de volonté en ce sens.

Bien entendu, la plupart des personnes qui ont des préjugés et des attitudes très négatives sur les prostituées seraient bien surprises si, après un repas de famille par exemple, on leur révélait soudain que la jeune femme qu'on leur a présentée comme une collègue de travail et avec qui elles ont échangé pendant tout le repas, gagne en réalité sa vie en se faisant fouetter par des hommes dans des hôtels 5 étoiles... Ben oui, rencontrer les personnes EN VRAI, ça change tout...

Le POIDS des mots

Oui, les mots, surtout quand ils sont utilisés de façon systématique (au niveau de la société entière), ça blesse à titre personnel et ça stigmatise du point de vue social, rendant souvent difficile voire impossible de parler de ses envies/soucis de peur de rejet (ou pire) et au final, de vivre sa vie comme on l'entend.

Il existe bien d'autres mots que ceux que nous avons présentés ici, bien sûr. Ces mots varient selon les époques, parfois par effet de mode. Nous avons depuis plusieurs années vu, avec consternation, dans les forums BDSM notamment, l'utilisation absolument odieuse, dans un pur but malfaisant, de divers termes choisis pour blesser et stigmatiser certaines personnes (principalement des hommes). Ces comportements ne sont PAS anodins, et ont de vrais effets pour les victimes, mais aussi toutes les personnes qui voient comment on est traité dans ces forums et qui n'oseront plus intervenir ou poser de questions. Nous y reviendrons dans une prochaine entrée de blog.

Recevoir notre documentation sur les « Red Flags » ? Oui, si vous payez...

Août 18
Recevoir notre documentation sur les « Red Flags » ? Oui, si vous payez... 18 Août 2020 Larry

Nous sommes en train de rédiger (non sans mal) un article qui parle notamment des « Red Flags », c'est à dire les signes d'alerte supposés indiquer une personne (ou une relation) potentiellement abusive.

Les « red flags » sont quelque chose de très connu, utilisé hors du BDSM, mais qui a été adapté aux spécificités du BDSM (en général, de façon absolument horrible, discriminante et stupide, mais nous en reparlerons dans un autre article).

Pendant notre recherche d'exemple pour illustrer le concept, nous sommes tombés sur des exemples allant de médiocre à ATROCES, un seul des articles que nous avons (re-)trouvés nous semble presque correct (malgré quelques problèmes).

Ici, nous voulons parler d'un exemple non BDSM, particulièrement corsé... Il s'agit d'une organisation qui a créé une campagne d'information sur ces signes d'alerte, à destination des campus américains, et qui est supposée aider les étudiant-e-s à se rendre compte des problèmes qui peuvent survenir.

Malgré les bonnes intentions, c'est un festival de stupidité. Et comme d'habitude pour ce genre de choses, il y a de gros soucis dans l'attitude, dans la façon de présenter les choses. Enfin, bref, le fond est douteux et la forme est douteuse elle aussi...

Si vous voulez lire des extraits : http://www.theredflagcampaign.org/handouts

D'abord, leur approche fait peur : est-ce que vraiment ces « signes d'alerte » sont ignorés par les étudiant-e-s ? Lisez les exemples sur la page dont nous venons de donner l'URL, vous verrez le niveau. En gros, si quelqu'un se comporte de façon abusive, c'est un indicateur d'une relation abusive... Non, vraiment, c'est ça qu'ils/elles disent. C'est d'un niveau pire que le niveau moyen (déjà bas) des autres articles que nous avons pu trouver. Seule une personne ayant passé toute sa vie sur une île déserte (sans contacts humains) pourrait ne pas déjà savoir tout ça. On parle de « jeunes », mais qui sont à l'université, pas d'enfants en bas âge !

Mais ce n'est pas le pire, oh non !

Ils expliquent aussi qu'il ne faut pas rester sans réagir si on est témoin de problèmes... Alors, là, il faudrait des pages pour détailler le problème, mais on est dans l'exemple typique des gens qui parlent sans réfléchir ! Se mêler des affaires des autres, même avec les meilleures intentions, peut terriblement mal se passer ! Toute personne un peu expérimentée le sait. On peut se faire agresser (parfois par les 2 personnes qui se disputaient juste avant), on peut aussi empirer la situation (passer de dispute à agression), se retrouver ensuite accusé-e d'avoir créé le problème (!) ou aussi intervenir à tort, en ne comprenant pas le contexte et blâmer la mauvaise personne dans une dispute. Intervenir, ce n'est pas une décision à prendre à la légère ! Et eux, présentent ça de façon très superficielle, exactement ce qu'il ne faut pas faire ! (Nous pourrions parler pendant des heures du sujet et de nos expériences personnelles.)

Et le pompon sur la cerise du gâteau : vous pensez que ces infos, conseils et autres sont accessibles gratuitement ? Dans un PDF téléchargeable ? Ha ha ha ! LOL. En fait, ils proposent des Kits qui doivent être achetés par les campus... Alors, là, bravo ! Que les matériels ayant un support physique (affiches, drapeaux, et autres) soient payants, c'est normal, mais pourquoi ne pas laisser leur brochure (en PDF) accessible à tout le monde ? De notre point de vue, en plus d'être choquant (comparé au discours tenu sur leur site), nous pensons que ça en dit long sur leur réelle volonté d'aider...

Bravo.

FetLife : témoignage d'abus

Juin 23
FetLife : témoignage d'abus 23 Juin 2020 Larry

En parcourant la rubrique « Fresh & Pervy » du site BDSM FetLife (la rubrique affiche tous les écrits publics du site), nous trouvons souvent des textes avec des contenus stupides, désagréables, outranciers, trolliens, etc.

Et parfois, nous trouvons des drames, des témoignages qui sont durs à lire.

Nous avons lu récemment le témoignage d'une femme qui expliquait avoir vécu pendant plusieurs années avec un dominant abusif, très abusif.

C'était malheureusement l'histoire classique que nous ne connaissons que trop bien : un prédateur bien rodé, sachant exactement quoi dire, comment se comporter et masquant sournoisement sa vraie personnalité. Ce sont les plus dangereux.

Lisez la description qu'elle donne de lui :

Comme elle l'explique dans le reste du texte, malgré toutes ses précautions, elle s'est faite pièger.

Elle expliquait ensuite qu'il ne faut pas blâmer les victimes (une évidence), car même en prenant ses précautions (le fameux « vetting »), ça ne suffit pas (une autre évidence).

Vous noterez que c'est exactement pour ça que nous disons que nous refusons de faire des recommandations de profils.

Trop souvent dans les forums, vous trouverez des gens qui disent que les identités des abuseurs sont vite connues dans le « milieu », etc. Ce qui est totalement faux ! (malheureusement). Comment expliquer les scandales de figures connues, voyez ce qui s'est passé avec le milieu du Shibari en 2018/2019 ?

Nous nous répétons, mais il ne faut pas tomber dans toutes ses approches super naïves et dangereuses !

Non il ne suffit pas d'avoir des témoignages positifs sur quelqu'un pour garantir qu'il est OK. Et, nous le disons depuis des années d'ailleurs, un prédateur ne le sera pas avec tout le monde, mais seulement avec des personnes vulnérables, et ne s'en vantera pas ! En plus, trop souvent les gens ferment les yeux même devant des cas d'abus flagrants !

Il ne faut pas voir des prédateurs (ou prédatrices) partout, mais il faut garder les yeux bien ouverts.

Abus ? Tout le monde s'en fout !

Juin 10
Abus ? Tout le monde s'en fout ! 10 Juin 2020 Larry

J'en ai marre ! Marre. MARRE.

Marre de voir partout que les troll-e-s font la loi, que les trolleries, moqueries, insultes, menaces, et tous les comportements les plus abjects, dominent le discours avec soit la complicité des modérateurs/trices, soit le silence le plus complet. Marre aussi de voir que des abuseurs notoires, connus, se baladent tranquillement parmi nous.

Sur le site BDSM FetLife, j'en vois des illustrations tous les jours. Et ce n'est pas la première fois que j'évoque le problème ! De façon générale, je dis depuis longtemps que je pense que le milieu BDSM français est fortement toxique, dominé par les troll-e-s et que les abus ne disparaîtront jamais à cause de ces attitudes problèmatiques.

Mais ce qui me rend réellement malade, c'est quand on a des cinglé-e-s qui foulent aux pieds la décence la plus basique, qui publient des écrits violents, menaçants, racistes, discriminants au dernier degré, et que PERSONNE NE FAIT RIEN. Et ce n'est pas faute de les avoir signalés, donc il n'y a pas l'excuse de « ne pas savoir ».

Ha, une petite précision : j'utilise le mot cinglé-e plus bas, ce n'est pas une exagération ou un mot mal choisi. Je parle vraiment de gens qui ont des discours absolument incroyables, à un degré choquant. Si vous les lisiez, vous comprendriez pourquoi j'ai choisi ce mot !

1) La raciste

Il y a un mois maintenant (6 mai 2020), j'avais signalé des écrits d'une cinglée qui avait sorti  2 écrits bourrés de trucs racistes (style : « j'aime pas les nègres ! »). Si vous lisiez ses élucubrations, vous n'en reviendriez pas, elle délire complètement.

Mais ça n'excuse pas des paragraphes entiers de bizarres trucs racistes (et je ne parlerai pas de son profil, WTF?).

Environ 2 jours après, un des textes, qui accompagnait une capture d'écran a été supprimé. Est-ce suite à ma plainte ? Je ne le saurai jamais (FetLife ne fait jamais de retour suite à une plainte). Mais son 2d écrit, qui était bien plus violemment raciste (et bizarre), est encore là, plus d'un mois après !

2) L'abuseur

La raison principale pour laquelle je reviens (encore) sur ce sujet, c'est lui.

Ce n'est pas la première fois que je parle du problème qu'il pose (voir mon article sur les abus).

En résumé, on parle ici d'un gars qui est mentalement instable, extrêmement violent, menaçant et agressif, qui dès son arrivée sur les forums de FeLife a été menacer un des modérateurs (dans son deuxième message !). On parle de quelqu'un qui avait -à l'époque- des pages entières de menaces vers diverses personnes (nommées) sur son profil, et des gens qui sur sa propre page lui répondaient que s'il continuait, ils feraient appel à la police. Sur son propre profil, des gens les menaçaient de la police ! Il y avait aussi une plainte d'une femme soumise qui disait regretter amèrement de l'avoir rencontré et exigeait qu'il efface les photos d'elle qu'il affichait sans sa permission.

Charmant, pas vrai ?

Et encore, vous n'avez pas lu ses élucubrations, vous n'imaginez pas comme il est violent...

Les modérateurs/trices des forums français le connaissent, savent qui il est et ont vu son comportement, depuis des années (malgré ses changements de pseudo). Pourtant, il n'a pas été banni ! C'est fou ! Ils/elles savent qu'il est cinglé, il n'y a aucune excuse !

Comme je l'ai déjà raconté ailleurs, j'ai signalé son profil, 2 fois par mails et de vive voix à une association, car il parlait de venir à un de leurs Munchs. Sans aucun résultat. Je n'ai pas eu de réponse, aucune réaction, mes avertissements, pourtant accompagnés de preuves (il suffisait d'aller lire son profil !), ont été totalement ignorés. L'info n'avait même pas été transmise au sein de l'association ! C'est dément ! On parle d'un cas absolument flagrant. Je ne sais plus quoi dire ou faire. Par contre je peux dire que c'est du foutage de gueule !

Depuis, j'ai lu qu'il disait être allé à un de leurs Munchs (avant la pandémie). Je ne sais pas si c'est vrai, car il a tendance à imaginer des choses... Mais perso, ça m'effraie !

Pour être clair : si j'apprenais qu'il va à un Munch ou à une soirée, je déconseillerai absolument à quiconque d'y aller, encore plus fortement aux femmes (son comportement est hallucinant).

Le 25 mai 2020, il a publié un nouvel écrit sur FetLife, environ 6 pages de délires, de menaces générales, mais aussi contre une personne en particulier, dont il donne divers pseudos (mais je n'ai pas réussi à détermine qui exactement, c'est pas clair). Quand je dis menaces, croyez-moi, on parle de VRAIES MENACES, avec un discours à faire peur.

J'ai immédiatement signalé son écrit à FetLife (voir mon explication des problèmes de signalement) dans la catégorie « message de Haine » (son écrit comportait plusieurs fois des explications qu'il hait ci et ça, etc.).

➜ Aucune réaction de la part de FetLife.

J'ai recommencé avec cette fois l'option « content not permitted »  le 8 juin à 20:10.

➜ Aucune réaction de la part de FetLife.

(Note : FetLife a des caretakers qui parlent français, donc je n'accepterai pas l'excuse de la barrière du langage.)

Vous comprenez pourquoi je dis que TOUT LE MONDE S'EN FOUT ?

Est-ce que réellement je suis la seule personne qui se soucie de ce genre de choses ?

Associations, sites de communauté, modérateurs/trices : rien à foutre ! Même avec des preuves, visibles sur le profil du gars en question, personne ne bouge !

C'est dément !

Après ça, qu'on ne vienne pas me dire que le milieu est bienveillant, qu'on est en sécurité, ou autre. Ce genre de choses, où il y a 100% de preuves indéniables, montre que devant les abus, les menaces, les comportements les plus déments, on détourne les yeux et personne ne bouge tant qu'il n'y a pas un scandale majeur. Et ça viendra. Il n'est pas possible que quelqu'un comme ça ne commette pas, tôt ou tard, de nouveaux abus en privé, ou des violences en public.

Mais bon, à quoi bon en parler ? Puisque tout le monde s'en fout.

Je suis écoeuré.

Auto-régulation du « milieu » BDSM : est-ce possible ? Souhaitable ?

Mai 24
Auto-régulation du « milieu » BDSM : est-ce possible ? Souhaitable ? 24 Mai 2020 Larry

Le « milieu » du BDSM souffre d'un problème d'abus. Régulièrement, on lit des témoignages, par exemple sur le site BDSM FetLife, et nous savons bien que ceux-ci ne sont qu'une petite partie des vrais problèmes.

Bien que le BDSM en soi ne soit pas abusif, il est clair qu'il facilite les abus et surtout rend difficile la dénonciation des coupables. D'abord parce que certaines pratiques peuvent vous mettent à la merci d'une autre personne (attaché-e par exemple), il y a aussi le problème des prédateurs qui croient trouver des proies faciles (mais qui n'ont aucun intérêt dans le BDSM), enfin, le problème de la loi du silence fortement amplifié par les préjugés de la police/justice (« ben, fallait pas vous laisser attacher ! »).

Tous ces problèmes provoquent parfois des questions du style « pourquoi les gens qui font du BDSM ne règlent pas les problèmes eux-mêmes ? ». Ce sentiment est parfois répété par les pratiquant-e-s, nous avons vu des initiatives lancées dans les forums du site BDSM FetLife.

Oui, mais tout ça c'est très bien, c'est très facile à dire, mais est-ce possible, et même souhaitable, de mettre en place des structures d'auto-régulation (quelle que soit leur forme) pour aider à règler les problèmes ?

Possible ?

Vous savez que les systèmes judiciaires de nos pays sont très complexes, et donnent trop souvent des résultats peu satisfaisants. Nous en avons eu des exemples personnels peu encourageants...

Pensez-vous sérieusement qu'il serait possible de reproduire, même partiellement, les processus mis en oeuvre dans ces systèmes ?

Quelques exemples de problèmes :

  • comment s'assurer de l'impartialité des personnes responsables ? Le favoritisme est déjà un gros problème dans le BDSM... Comment éviter la corruption ?
  • comment choisir ces personnes ? Des élections ? Sur quels critères ? Les gens les plus connus seraient favorisés mais rien ne dit qu'ils/elles seraient compétent-e-s et surtout impartial-e-s. Et le problème -répandu- d'élitisme (aux idées très étroites) rendrait le problème encore plus aigu.
  • comment financer tout ça ? Oui, il ne faut pas se faire d'illusions, ça coûtera forcément de l'argent.
  • comment gérer les débats accusation/défense ?
  • comment enquêter pour s'assurer de ce qu'il s'est réellement passé ? (Même avec les moyens humains et financiers énormes de la France, par exemple, c'est souvent le n'importe quoi, alors sans expérience ni moyens...)
  • comment appliquer les éventuelles « condamnations » ? (Par exemple en impliquant la justice ?)
  • comment gérer les erreurs (il y en aura toujours) ?

Un dernier problème, majeur, que nous mettons à part : la très grande majorité (>95%) des gens qui font du BDSM le font dans leur couple, et ne vont jamais dans le « milieu » public du BDSM (voir cette étude sur la Belgique). Comment gérer de tels cas ? De quel droit une organisation non officielle pourrait-elle s'en mêler ? Avec tous les risques de débordements que ça implique... Ensuite, on pourrait bannir les coupables des évènements publics, mais en quoi cela les empêcherait de faire d'autres victimes (en privé) ? Même une liste de gens à éviter ne serait lue que par une infime minorité de nouveaux/nouvelles venue-s !

Souhaitable ?

Même s'il était possible de mettre en place un système qui permettrait aux gens de « porter plainte », le risque de donner un pouvoir -même s'il est virtuel- énorme à une poignée de gens se finirait de façon certaine par une ascension de gens avides de pouvoir et ayant de mauvaises mentalités.

On voit ce phénomène dans toutes les organisations. Voulons-nous réellement avoir des troll-e-s, des extrémistes, et même probablement, des abuseurs, dans des positions qui leur permettraient de « faire la loi » ? Il y a déjà suffisamment de problèmes dans le milieu !

Conclusion

Nous pensons que le seul cas où ça pourrait marcher, et encore, avec de sérieuses mesures « garde-fou », serait dans le cadre de clubs/associations qui géreraient uniquement les problèmes de leurs membres. Et même là, nous savons d'avance qu'il y aurait tôt ou tard des dérives...

Hors de ce cas, non, nous ne pensons pas que ça puisse marcher.

La seule solution, qui n'a rien de facile, reste de se référer à la vraie justice, mais il faudra malheureusement encore beaucoup d'évolution des moeurs en matière de sexualité (dont le BDSM) avant que le système pesant de la justice ne soit adapté à ces situations...

Un problème difficile, qui n'a pas de solution simple et facile...