La peur...

Juil 21
La peur... 21 Juillet 2021 Larry

Depuis quelques temps, j'ai un sondage « Le BDSM et vous » qui tourne sur mon site.

Un des résultats intéressants que j'en ai retiré, c'est que LA PEUR est une des raisons fréquentes avancées pour expliquer que les gens n'osent pas essayer le BDSM, ou aller à des évènements (la 2e raison pour ceux-ci étant qu'il n'y a rien à proximité).

J'ai vu aussi passer ce problème sur des forums ou autres textes...

Et bien sûr, ici, je ne parlerai même pas de choses plus risquées ou controversées comme les simulations de viol (je viens d'écrire un article dessus).

Franchement, je comprends pourquoi c'est un problème assez répandu.

Il y a déjà énormément de mythes, préjugés et autres idées fausses surla sexualité en général, pour des choses un peu moins connues, comme le BDSM, c'est PIRE évidemment. Et le BDSM sent encore le soufre. Dans l'imaginaire collectif, il est associé (à tort bien sûr) au SM qui reste quelque chose d'un peu effrayant, surtout quand on ne sait pas vraiment ce que c'est.

Et tous les stéréotypes, les exagérations, renforcent ces idées de danger et autres.

Bref, les mythes, préjugés, stéréotypes et idées fausses, parfois même propagées par les gens qui font du BDSM, portent un GROS préjudice au BDSM, c'est un problème bien connu.

C'est bien pour ça qu'il est IMPORTANT d'avoir des sites comme le mien, qui démythifient tout ça et qui expliquent bien qu'on en fait une MONTAGNE, mais qu'en réalité, en dehors des extrêmes (minoritaires), les pratiques du BDSM ne sont pas si « hors normes » que ça. Enfin, à condition qu'on soit un peu intéressé-e par le sujet, quand même.

Et ça me confirme que les attitudes élitistes, que je dénonce depuis des années, portent préjudice aux personnes qui s'intéressent au BDSM et qui voudraient essayer.

Trop souvent, les gens qui sont dans le BDSM, surtout ceux qui sont « à fond » dedans, et qui trouvent tout ça parfaitement naturel, oublient que la PEUR de l'inconnu (renforcée par les mythes etc.) reste une VRAIE BARRIÈRE pour bon nombre de personnes ! Alors que, pour un bon nombre, ils ou elles ont eu des hésitations aussi à leurs débuts ! Quand des mecs super extravertis, ouverts à la sexualité, et tout, expliquent n'avoir « pas osé » se mêler aux conversations los de leur premier Munch, ça dit tout ce qu'il y a à savoir !

Pourtant, ça fait des années maintenant que même les magazines grand public publient des articles de vulgarisation (plus ou moins bien faits), mais c'est encore LOIN de suffire, clairement.

➜ J'ai encore du pain sur la planche !

Heinrich Kaan : « Psychopathia Sexualis » (1844)

Juil 10
Heinrich Kaan : « Psychopathia Sexualis » (1844) 10 Juillet 2021 Larry

Parfois je me demande si je dois en rire ou en pleurer...

L'ouvrage dont je vais parler est vraiment, vraiment, une PERLE. Un humour involontaire, mélé à pas mal de dégoût quand on pense aux conséquences réelles qu'ont eues -jusqu'à nos jours- ces types d'idées TOXIQUES.

Si vous ne comprenez pas le gag de l'illustration, c'est une allusion au fameux « Khaaannnn ! » crié par le capitaine Kirk dans le film « Star Trek 2 : la colère de Khan » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Star_Trek_2_:_La_Col%C3%A8re_de_Khan).

Toute personne qui s'est un peu intéressée à la psychiatrie dans le contexte du BDSM a probablement entendu parler du fameux « Psychopathia Sexualis » de Krafft-Ebing. J'y dédierai un article, car c'est un ouvrage qui a non seulement une importance historique, mais qui est aussi une des sources MAJEURES de la stigmatisation du BDSM que nous avons héritée du 19e siècle.

Mais si vous avez fait des recherches spécifique sur la « Psychopathia Sexualis », en pensant trouver l'ouvrage de Krafft-Ebing, vous aurez peut-être vu passer des références à un autre ouvrage de même nom, nettement plus ancien, dont l'auteur est Heinrich Kaan.

Kaan(1816-1893) a écrit (publié) son ouvrage en 1844, alors que Krafft-Ebing(1840-1902) est né en 1840 seulement, donc Kaan est de loin son précurseur.

Notez que malgré des titres identiques, et des préoccupations similaires, les ouvrages sont assez différents. Et les différentes éditions de Krafft-Ebing ont atteint des centaines de pages, une longueur qui dépasse de loin le relativement bref ouvrage de Kaan.

Comme je disais plus haut : cet ouvrage est involontairement comique à de nombreux niveaux. C'est difficile de prendre au sérieux les totales élucubrations et délires divers de son auteur !

Ha, notez aussi qu'il avait été rédigé en Latin : la « défense » (ridicule) de l'époque pour éviter que des yeux « profanes » puissent lire sur ces sujets tabous. Passons sur le fait qu'à l'époque, le nombre de gens ayant appris le Latin était bien plus élevé que maintenant... Krafft-Ebing aussi écrira des passages de son ouvrage en Latin, pour les sections les plus « graphiques ».

Dans son livre il « dénonce » les méfaits des déviances sexuelles, notamment, avant tout, la masturbation. C'était LE thème en vogue à l'époque : il y avait tout un tas de croyances bizarres et RIDICULES à propos de ça, ils pensaient que ça provoquait des maladies et pouvait même mener à la mort ! LOL.

Le livre est évidemment, on s'y attend vu l'époque, BOURRÉ de remarques ultra-sexistes, de racisme (envers les « peuples inférieurs »), et autres joyeusetés de ce genre (rappelons qu'on est au début/milieu du 19e).

Si vous attendiez un livre « scientifique » : LOL. Vous allez vers une GROSSE déception. Comme tous les auteurs de cette époque sur ces sujets (des CHARLATANS), l'aspect scientifique est NUL, tout est basé sur des opinions de l'auteur, fortement influencées, bien évidemment, par les croyances absurdes de son époque.

Un des problèmes de son livre est qu'il y annonce et décrit plein de choses (avec dogmatisme) mais néglige (comme par hasard) d'expliquer comment il en est venu à ses conclusions plutôt hasardeuses (pour ne pas dire TOTALEMENT BIDON). Si vous pensez que ce n'était pas le but du livre, hé bien en fait, ça aurait dû ! Rappelez-vous : c'est un livre « médical/scientifique », destiné à ses pairs, pas un ouvrage de vulgarisation destiné au grand public. Avec de tels procédés, il aurait aussi bien pu proclamer que la Lune est un morceau de fromage géant habité par des lapins bleus, ça n'aurait pas été beaucoup plus saugrenu...

Certaines des ses idées et descriptions m'ont donné envie de me rouler sous la table, quand il parle du sperme par exemple, ou de la différence d'envies sexuelles entre les cannibales et les végétariens (je suis végétarien), et, bien entendu, ses délires sur la masturbation, qui reviennent SANS ARRÊT. Même juste avoir des fantaisies (sexuelles) pendant un rapport (hétéro classique), était pour lui une anomalie ! C'est si absurde -et stupide- qu'on ne peut PAS ne pas en rire. Et évidemment, il se prend SUPER au sérieux ! Il est sincère dans ses délires (ça fait un peu peur).

Mais très vite, j'en viens à avoir un peu pitié : comment tous ces gens-là pouvaient-ils être si prisonniers de leurs croyances absurdes ? Remarquez que je ne l'excuse pas pour autant : ses idées, et celles de ses pairs, ont eu de LOURDES -et même tragiques- conséquences, et pas que pour le BDSM !

Un article intéressant sur le sujet : https://www.insidehighered.com/views/2016/10/05/review-%E2%80%98heinrich-kaan%E2%80%99s-%E2%80%9Cpsychopathie-sexualis%E2%80%9D-1844-classic-text-history-sexuality

Bref : une curiosité, oui, mais avec des idées qui étaient déjà dépassées il y a 100 ans. LOL.

Encore un article d'une ignorance et d'un élitisme affolants... (Nawak #6)

Juil 07
Encore un article d'une ignorance et d'un élitisme affolants... (Nawak #6) 07 Juillet 2021 Larry

Savez-vous pourquoi je n'écris pas d'articles sur les centrales nucléaires ? Ou sur la préparation du canard laqué fourré aux 9 herbes ? C'est très simple : je ne connais rien à ces sujets ! Et je n'ai pas l'arrogance de prétendre être capable d'en parler de façon intelligente, informée et raisonnable.

Malheureusement, beaucoup de gens parlent de sujets qu'ils/elles ne maîtrisent pas où même sur lesquels ils/elles sont TOTALEMENT ignorants ! Bien entendu, ça ne les empêche absolument pas de parler avec arrogance, de se prendre pour des « autorités » sur le sujet ou de se présenter comme experts-e-s...

Et comme vous le savez, quand on parle de sujets encore -stupidement- considérés comme tabous ou délicats à aborder, c'est encore PIRE !

Au sujet du BDSM, je dis depuis longtemps que, selon moi, il n'y a PAS d'experts ou d'expertes. Quand je dis ça, je parle surtout sous l'angle des « pratiques » : même au sein de pratiques spécifiques, il y a énormément d'ignorance, de mythes et de folklore, et PERSONNE ne peut tout connaître. Par contre, quand il s'agit d'avoir du recul sur le BDSM, de comprendre de quoi il s'agit EN VRAI, de comment ça se passe, d'aller au-delà des mythes, des stéréotypes, des préjugés et du folklore, bref, d'être capable d'avoir une conversation raisonnable et réaliste, là, je pense pouvoir dire sans arrogance que JE suis EXPERT, ou du moins, ce qui s'en rapproche le plus...

Encore une fois, en faisant mes recherches, je suis tombé sur un article qui m'a fait bondir : c'était une lecture absolument hallucinante ! Comment des gens qui se prennent au sérieux, qui sont supposés être des chercheurs et chercheuses, peuvent débiter autant de stupidités, tomber dans tous ces mythes et prendre le folklore pour la réalité ? Et bien entendu, vous vous en doutez, tout ça avec un ton super « autoritaire », du plus pur style « JE sais de quoi je parle », tout en accumulant les délires.

C'est une telle collection de perles et d'attitudes élitistes que je ne pouvais pas ne pas l'évoquer...

Remarquez que, comme toujours dans ces cas de délires-là, le simple fait que des gens comme moi existent est une contradiction FLAGRANTE de leurs conceptions ridicules ! (Personnellement, je leur ris au nez !)

Un dernier point avant de présenter le problème : je rappelle que je suis « à fond » dans le BDSM, depuis longtemps, et que je fais des choses plutôt « hard » quand je peux, bref, je fais partie des personnes qui en font de façon la plus intense, le 1% (ou moins). MAIS, je veux souligner que je n'en tire pas de fierté ou autre, c'ets juste mes goûts et ma façon de le vivre, rien de plus... Et je me bats vigoureusement, depuis longtemps, contre toutes les attitudes élitistes, fréquentes quand on parle de BDSM. Je voulais souligner ce point, car l'article dont je vais parler parle clairement de gens comme moi, présentés comme étant les seuls qui font du BDSM (le fameux « vrai BDSM »), ce qui est évidemment RI-DI-CU-LE.

L'article

Parlons maintenant de cet article bizarre.

Bien entendu, je ne vais pas TOUT commenter, sinon il me faudrait des dizaines de pages ! Dans l'ensemble, à part quelques lueurs ici et là, on y lit une succession de croyances VRAIMENT BIZARRES, sorties d'on ne sait où, et un élitisme désagréable. Au final, je ne sais pas où ces gens-là ont puisées leurs infos, mais à mon avis, il/elles ne connaissent PAS réellement le BDSM, et n'en ont qu'une connaissance indirecte et très superficielle à travers des récits (plus ou moins bidons et fantaisistes) de groupuscules à la limite du sectaire. JE soupçonne aussi qu'il/elles aient pris des fantasmes/délires (histoires totalement inventées) pour la réalité...

En tout cas, il/elles n'ont clairement AUCUN RECUL, pas d'esprit critique et zéro bon sens ! Leurs délires le montrent de façon choquante.

  • Le SM, dans la vraie vie : plutôt “50 nuances de Grey” ou Carlton à la DSK ? https://atlantico.fr/article/decryptage/le-sm-dans-la-vraie-vie--plutot-50-nuances-de-grey-ou-carlton-a-la-dsk-michelle-boiron-elsa-touma

C'est la lecture de cet article qui m'avait poussé à écrire mon article précédent.

Notez qu'il s'agit d'une discussion de 3 personnes. Quand on lit leurs bios, c'est choquant de voir la contradiction avec le contenu absurde (et je reste poli) de l'article. En passant, l'auteure principale a d'ailleurs écrit pas mal d'autres articles dans la catégorie « WTF? ».

Une dernière chose, avant de commencer, le texte originel comporte des passages en gras, je les ai enlevés dans mes citations pour pouvoir mettre en gras les parties intéressantes...

Mes critiques

J'ai beaucoup à dire... Mais je vais me limiter en nombre de pages, LOL.

Ce livre "joue" la carte de la pratique sado maso sur fond d’une romance et on n’y croit pas beaucoup. [...] Mais ça ne prend pas. Derrière cette histoire, on n’est pas dupe car le sentiment amoureux est bien là en fond et ne reflète pas la réalité des pratiques sadomasochistes. C’est une histoire somme toute banale pimentée de jeux amoureux, sans qu’on y trouve un quelconque dépassement de soi. Il ne s’agit pas d’un érotisme de la transgression et il n’y a pas de vrai danger.

Autant je suis d'accord que « 50 Nuances » n'a presque RIEN de BDSM, et ne parlons pas du fait que l'auteure décrit tout ça comme étant ABUSIF... Autant, je ne suis pas d'accord avec ce jugement (cette opinion) que le BDSM (ou SM) doive avoir un « dépassement de soi » ou de la « transgression » ou du « vrai danger ». C'est n'importe quoi de dire ça ! D'ailleurs pendant le reste du texte, on trouvera en toile de fond cette idée bizarrement -et désagréablement- élitiste sur le BDSM.

[...] le divin marquis dont on dit qu’il aimait le "sadisme" et avouait ne pouvoir s’en passer ; ses longs emprisonnements sont là pour en rendre témoignage.

NON. Non et non ! Comment peut-on parler ainsi ? Elle ne sait donc RIEN de Sade ? C'était un libertin radical (extrémiste), le « sadisme » n'était qu'un petite partie de ses idées, et pas du tout son souci majeur. Ses emprisonnements ne sont même pas dûs à ça : c'est avant tout parce qu'il défiait les normes et moeurs de l'époque, y compris religieuses, et parce qu'il avait réussi à se faire détester de sa belle-mère (entre parenthèses, son comportement vis-à-vis de sa femme était honteux), qu'il s'est fait arrêter.

Le masochiste est animé par des pulsions de mort retournées sur lui-même, qui s’exercent par l’intermédiaire d’un partenaire sexuel.

Pitié ! Pas la vieille rengaine dépassée des « pulsions de mort », c'est ridicule !

Ça n'a AUCUN SENS et il est facile de montrer que ce genre de stupidités qui « expliquent » de façon simpliste, et surtout avec une UNIQUE explication, ne peuvent PAS expliquer la variété des profils qu'on observe dans le BDSM ! La presque totalité des psychanalystes et psychiatres tombent d'ailleurs dans ce panneau.

Dans la relation qui nous est faite de "l’affaire DSK", il n’est pas question d’une histoire d’amour, ni même de sentiments. Il n’est pas du tout question d’histoire, au sens où tout se joue dans l’immédiateté et non pas dans la durée : le rapport sexuel ne peut être différé.

Encore un TOTAL non sens. Non, une relation n'existe pas forcément quand on fait du BDSM (ou du sexe en général), plein de gens papillonnent !

En plus, dans ces paragraphes, elle exagère LARGEMENT sur cette idée qu'il doit y avoir séduction et sentiments. Tout ça n'a RIEN de spécifique au BDSM, la façon dont elle présente les choses est bizarre.

Au-delà des pratiques BDSM, une autre dimension semble habiter le personnage principal de cette affaire : l’addiction qui exige toujours davantage, à n’importe quel prix.

Ha, je l'attendais celle-là !

C'est une des nouvelles obsessions, très à la mode, des psy, de nos jours : l'idée (TRÈS exagérée) de « l'addiction sexuelle ». En une expression : tout ça, c'est n'importe quoi ! Depuis quelques années, on trouve ce nouveau thème un peu partout, surtout à propos des hommes bien entendu... Il y aurait de quoi écrire longuement sur ce sujet, mais je sortirais du contexte...

Tout d'abord, il est nécessaire de définir ce qu'est réellement le sadomasochisme et pour cela il est nécessaire d'exclure tous les jeux de rôles ponctuels entre couple ayant pour intention de pimenter la vie sexuelle des partenaires. Utiliser des menottes, un bandeau, ou encore un bâillon — pour ne citer que les éléments les plus populaires — de manière occasionnelle ou non mais limitée simplement à l'intimité du ménage ne rentre pas en ligne de compte dans la définition que l'on propose du sadomasochisme.

NON !

COMBIEN de fois devrai-je le répéter ? Personne n'a le monopole du SM ou du BDSM, personne n'a le « droit » de décider ce qui en est ou pas ! Il n'y a certainement pas de définition reconnue, à part les grandes lignes.

TOUT ce qu'elle dit dans ce paragraphe est BIDON, arrogant et élitiste ! Et à 100% FAUX si on regarde ce qui se passe en VRAI chez les gens qui font du BDSM.

Si on écoute ce qu'elle dit, seules les personnes qui font le « Tour de France » font du vélo, c'est STUPIDE !

Il faut aussi établir une différence entre les "vieux" et les "jeunes": [...] Aussi, c'est à eux que l'on fait référence lorsque l'on parle de sadomasochisme traditionnel, [...]

(J'ai sérieusement abrégé ce paragraphe qui était long.)

Là, on tombe encore dans le TOTAL n'IMPORTE QUOI !

NON, cette distinction « jeunes » et « vieux » n'a AUCUN SENS, et n'existe que chez quelques groupuscules extrêmistes/secatires (et hypocrites) qui veulent défendre leur position de « gardiens du VRAI BDSM », car ils/elles y ont beaucoup d'avantage.

Quand au BDSM « traditionnel », c'est encore une notion qui n'a AUCUN SENS, le BDSM a TOUJOURS été pratiqué par plein de gens hors des petits « milieux » publics (soirées et autres). Il suffit de relire ma page des stats pour une illustration !

➜ Tout ça, c'est 100% BIDON, ça ne correspond en RIEN à la réalité !

Franchement, c'est CHOQUANT de lire des élucubrations pareilles.

L'obligation du soumis à l'égard de son maître est une façon de se dessaisir des contraintes de la vie quotidienne: en déléguant, le temps du jeu, le commandement à un tiers, le dominé lègue sa liberté civile pour une liberté cérébrale qui le détache des exigences que la réalité lui impose. Aussi, bien loin d'être un préjugé infondé, les pratiquants adeptes de la soumission sont généralement des individus ayant de lourdes responsabilités dans la vie quotidienne et leur statut de dominé au sein de la communauté s'explique par une volonté de lâcher prise face aux contraintes imposées par leur situation socio-professionnelle. L'univers sadomasochiste compte donc plus d'adeptes ayant la trentaine ou plus, que de jeunes d'une vingtaine d'année: les participants sont, pour la plupart dans la vie active.

Non, non et non ! Encore une accumulation de stéréotypes bidons et de mythes d'un autre âge, qui n'ont JAMAIS été vrais !

D'abord, quoi qu'elle en dise, prétendre qu'être soumis ou soumise est forcément pour « lâcher prise » est BIDON, c'est facile de trouver plein de gens qui le PROUVENT !

Quand à l'idée que la majorité sont des gens ayant de « lourdes responsabilités », je RIS ! Comment expliquer alors la variété énorme de profils qu'on trouve sur les sites BDSM comme FetLife, pour ne citer que ça ? Ha, ben, on peut pas évidemment ! Parce que c'est une stéréotype STUPIDE.

Si c'était VRAI, alors il n'y aurait que très peu de gens soumis dans le BDSM, ce qui n'est évidemment pas le cas...

Quand à l'idée que les gens faisant du SM ont généralement plus de 30 ans, ça aussi ça n'a AUCUN SENS, surtout qu'avec l'ouverture récente, relative, de la parole, on a de plus en plus de jeunes qui osent se lancer... Après, le SEUL facteur qui peut jouer, c'est qu'avoir des moyens (domicile, véhicule, argent) aide évidemment à faire des rencontres...

Toutefois ces pratiques sont des états limites et comme tout état limite peuvent en fonction de l’éventuelle instabilité psychique de ceux qui s’y livrent déboucher sur des pratiques perverses voire attentatoires à l’intégrité physique et morale. C’est à ce moment-là que la loi intervient pour définir l’interdit.

Non, ce ne sont pas des « états limites », il faut arrêter les délires ! Ça fait des années que j'explique que, non, le BDSM n'est PAS extrême, c'est un continuum !

Quand à ses jugements sur « des pratiques perverses » (etc.), je ris aussi ! On trouve là encore une prétention étonnante avec une TOTALE incompréhension de comment se passe le BDSM en vrai.

C'est pourquoi le passage du milieu libertin au monde sadomasochiste [...]

N'importe quoi ! Le libertinage c'est un domaine orthogonal, RIEN n'oblige à en faire partie pour faire du BDSM, plein de gens qui font du BDSM ne sont PAS DU TOUT orientés libertinage.

Les soirées privées en revanche sont réservées aux seuls individus s'adonnant à la pratique du sadomasochime: l'entrée seulement sur invitation est interdite à tout novice.

HEIN ? N'importe quoi ! Je vous garantis moi que si une jolie fille (c'est surtout vrai pour les filles, évidemment) qui débute complètement demande à être invitée à ce type de soirée, vous avez une quasi certitude qu'elle sera accueillie à bras ouverts !

Même, de façon générale, ce qui compte c'est d'être ami ou amie avec l'organisateur ou l'organisatrice, ceux-ci inviteront avant tout des personnes avec qui ils ou elles sont en bon termes, ce qui se comprend.

Les soumis se divisent en deux catégories antagonistes à savoir: les “attitrés” et les “chiens-errants” [...]

Là, j'ai halluciné : de quoi elle parle ?

Notez que je suis allé vérifier : après tout, je ne connais pas tout. Mais quand même, si ces notions étaient RÉELLES, depuis le temps que j'enquête sur le BDSM, j'en aurais entendu parler ! Et je n'ai évidemment RIEN TROUVÉ !

Je ne m'explique PAS d'où elle sort ces idées délirantes. Mon hypothèse est qu'elle a été en contact avec un petit groupe (à tendances sectaires) qui a ce type d'idées. Mais je vous GARANTIS que ce n'est absolument PAS une notion répandue.

Son paragraphe suivant est tout aussi délirant, à des années lumières de la réalité !

Il existe une différence fondamentale entre le SM et les jeux de domination entre des partenaires: il n'y a pas de coït dans le SM, les sujets sont dominants ou dominés mais non amants. Si sexe il y a, on ne parle plus de SM mais de DS, soit d'une relation de Domination/Soumission: jeu de rôle pouvant se pratiquer dans n'importe quel couple ou relation dont la sexualité est “normale”.

Non.

Personne n'a le DROIT de définir les choses comme ça, de façon arbitraire ! Si c'est sa façon à elle de voir les choses, pas de problèmes, mais là, le souci, c'est qu'elle pose ces absurdités comme étant des évidences et les impose à autrui, ce qui est inadmissible !

En plus, la façon dont elle sépare le SM et la D/S en expliquant que le SM ne PEUT PAS être pratiqué par des gens qui ne sont pas à fond dedans, ça n'a -là encore- AUCUN SENS.

Conclusion

Sérieusement ?

Comment peut-on parler si longuement, avec une attitude dogmatique, se prétendre expert/expertes et avoir tort à ce point ?

C'est CHOQUANT.

Franchement, je n'en reviens pas...

L'INCROYABLE et troublante ignorance de la justice en matière de BDSM

Juil 03
L'INCROYABLE et troublante ignorance de la justice en matière de BDSM 03 Juillet 2021 Larry

C'est choquant !

En faisant des recherches sur le BDSM (évidemment), je viens juste de tomber sur des articles parlant de la fameuse affaire du « Carlton de Lille » en 2015 (accusations de prostitution et proxénétisme, impliquant divers personnages bien placés, dont « DSK »).

Explication de l'affaire, et des procès : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_Carlton_de_Lille

Notez que l'affaire en elle-même ne m'intéresse pas ici, les turpitudes de DSK et autres ne sont pas le sujet de cette entrée de Blog.

Ce qui m'a stupéfait dans le compte rendu du 2d procès (au civil) de 2016, c'est cette phrase (j'ai ajouté le GRAS) :

« Dominique Strauss-Kahn avait une parfaite connaissance de la présence de professionnelles, ses exigences sexuelles orientées vers des rapports de domination où la femme n'était qu'un objet sexuel, pratique qui ne relèvent pas des rencontres libertines ou échangistes, ne pouvant être satisfaites que par des femmes qui acceptent de se prostituer et dont le consentement est donc acquis moyennant une rémunération ».

HEIN ?

Ce n'est pas possible que ces gens-là soient sérieux !

Je ne pense pas avoir mal lu/compris ou mal interpréter le texte : celui-ci dit CLAIREMENT que les pratiques de type BDSM ne peuvent être faites que par des prostituées ! Par opposition à des pratiques du genre libertinage. À moins qu'il ne se soient très mal exprimés, je ne vois pas d'autres sens possibles.

Je suis CONSTERNÉ !

C'est dément ! Comment peuvent-ils (ou elles) être si ignorants sur le sujet ?

COMMENT peut-on être si loin de la vérité ? On était en 2015/2016 ! Une telle ignorance crasse est CHOQUANTE ! (Entre parenthèses, je suis surpris que les avocats de DSK ne semblent pas avoir relevé ce problème évident, en tout cas, les articles n'en parlent pas...)

Combien de fois faudra-t-il répéter que le BDSM est très répandu aussi bien chez les hommes que chez les femmes ? C'était largement connu et documenté par plein d'études largement avant 2016.

Les chiffres sont CLAIRS. Et la plus minimale enquête sur le terrain (forums, et autres) le démontre immédiatement !

Je suis choqué. Comment est-ce possible que des magistrats disent de telles stupidités en 2016 ! Dans les années 1970, j'aurais compris leur erreur, mais PAS DE NOS JOURS !

C'est effrayant ! Effrayant de voir cette ignorance et les ramifications et conséquences que ça peut avoir (je ne parle pas du cas DSK ici, mais en général).

Franchement, je n'en reviens pas...

Encore et toujours les HOMMES, alors que les femmes sont ignorées !

Juin 27
Encore et toujours les HOMMES, alors que les femmes sont ignorées ! 27 Juin 2021 Larry

Je suis en train d'écrire un premier article sur la psychiatrie : « la Psychiatrie contre le BDSM » (tout un programme pas vrai ?). Ce sera une introduction aux problèmes posés par la psychiatrie et le désastre que ça a été...

Je suis très en retard dans sa rédaction suite à divers problèmes, dont le fait que je ne suis pas chez moi en ce moment... C'est aussi un article difficile à rédiger, car il y a énormément de documents à consulter.

Ce sera le premier d'une série de 4 (prévus) : les autres seront sur Krafft-Ebing et son Psychopathia Sexualis, le « DSM » (bible psychiatrique américaine) et « l'ICD ». Probablement que d'autres viendront ensuite...

Plus je lis sur la psychiatrie, notamment américaine, plus je suis consterné ! Ça fait des années que j'explore le sujet, et ces derniers mois, j'ai encore trouvé plein de matière. Et mon bilan est CLAIR : la vision de la psychiatrie sur le BDSM, c'est le plus total n'importe quoi. Et je reste poli ! Croyez-moi, j'ai BEAUCOUP à dire sur le sujet, et ce ne seront pas des choses plaisantes.

Je vous rappelle que je pense que la Psychiatrie est l'ennemi numéro UN du BDSM (j'expliquerai en détails dans ce premier article).

Ces derniers jours, bien que je ne sois pas chez moi donc que je ne peux pas travailler à fond le sujet, j'ai ENCORE trouvé plein de docs « intéressants ». Quelques-uns (rares) sont positifs (parce qu'ils critiquent les stupidités dites sur le BDSM, notamment dans le « DSM »), la plupart contiennent des stupidités effarantes, et parfois de sérieuses perles. J'ai aussi repéré certains auteurs spécialement toxiques (et vocaux), sérieusement, je n'en reviens pas de leur niveau de trollisme, il n'y a pas d'autre mot ! Tous les arguments fallacieux, hypocrites, spécieux, etc. y passent, c'est stupéfiant.

Tout ça me fait BONDIR, vous n'immaginez pas à quel point...

Enfin, je développerait tout ça dans l'article.

MAIS, une chose m'a frappé ces 2 ou 3 derniers jours : en creusant sur le « DSM » notamment, je suis ENCORE tombé sur des articles et études (supposées sérieuses) qui nous RABACHENT que les paraphilies (dont le BDSM) sont exclusivement (ou presque) réservées aux HOMMES.

Non seulement c'est FAUX, et des études le montraient dès les années 1949/50, et surtout dans les années 1970/1980, mais en plus, n'importe qui qui passe un peu de temps sur des forums BDSM par exemple SAIT que c'est FAUX et qu'il y a PLEIN de femmes là-dedans ! Par bonté, je ne parlerai pas des études + récentes qui pulvérisent ces studipités.

Un des derniers exemples que j'aie vu passer (je n'ai pas pu noter en détails les autres, n'étant pas chez moi) :

Notez que le contenu ne m'a pas surpris, car l'auteur principal est un des pires sur le sujet, je reparlerai de lui et de son incroyable arrogance en détails...

Pour que vous compreniez bien la portée du problème : ne pas reconnaître qu'il y a des femmes dans le BDSM est un problème qui a profondes ramifications !

Oublions le sexisme ridicule et l'ignorance démente qui a mené les psychiatres à dire ça depuis des décennies (de façon autoritaire en plus). Si vous êtes une femme intéressée par le BDSM, déjà (comme les hommes), vous affrontez les préjugés qu'on vous jette au visage que tout ça c'est pervers (ou pire). Mais, si EN PLUS, on vous dit qu'il n'y a PAS de femmes qui en fassent, alors ça EMPIRE le problème de façon énorme ! Non seulement c'est pervers (ou une maladie mentale), mais en plus, vous êtes une des seules à le désirer (ou à le faire), donc ça fait de vous UNE ANOMALIE dans ce qui est déjà « la perversion »...

Alors que les chiffres sont CLAIRS : le BDSM intéresse -à peu près- autant les femmes que les hommes. Le constat sur le terrain (et les messages que je reçois) le montrent aussi, mais c'est mieux d'avoir des chiffres...

Remarquez aussi que ça contribue à donner l'idée qu'il y très peu de femmes faisant du BDSM, donc que c'est presque impossible de trouver UNE partenaire. Et ça décourage encore plus les femmes de chercher à réaliser ces fantasmes, de s'inscrire sur des sites ou forums, d'aller demander conseils, etc. La liste de problèmes serait longue.

Un dernier problème (non le moindre) : on en revient, TOUJOURS, à des jugements de valeur (« le BDSM c'est mal ») plus ou moins déguisés et sur une stigmatisation des hommes qui ont -soit-disant- des problèmes mentaux (que n'auraient pas les femmes). Évidemment, tout ça, c'est bidon, du total n'importe quoi...

Ha la la, croyez-moi, c'est pas gagné !

La suite dans mon article à venir : début/mi juillet 2021.

Pourquoi suis-je le seul à dire la Vérité sur le BDSM ?

Juin 14
Pourquoi suis-je le seul à dire la Vérité sur le BDSM ? 14 Juin 2021 Larry

Ça fait des années maintenant que la question me perturbe de façon sérieuse...

J'en avais déjà parlé dans un article, mais je reviens dessus, car c'est réellement quelque chose que je ne comprends pas, et un GROS problème.

Bon, OK, je ne suis pas réellement LE SEUL, il y a quand même quelques autres personnes qui disent -généralement- la vérité, sans trop de stupidités. Mais vraiment, c'est RARE, en fait, je compte sur les doigts d'une main les gens qui écrivent correctement sur le sujet et en ayant une bonne attitude... Et même pour les meilleurs auteurs/auteures, je trouve souvent des idées fausses bizarres.

Et pour ce qui est de dénoncer les mythes et de combattre le folklore toxique, je suis non seulement un des seuls, mais surtout celui qui y consacre le plus d'efforts.

Sur certains sujets, notamment les mots d'arrêt ou encore les « philosophies » du BDSM (type SSC ou RACK), je suis quasiment le SEUL à dénoncer les stupidités sur le sujet...

Remarquez, il n'y a pas que le BDSM... J'ai récemment lu pas mal d'articles sur la sexualité, et j'y ai retrouvé, encore, le fameux problème des hommes qui disent avoir plus de partenaires que les femmes (le même problème se pose pour les mineurs). Pourquoi à peu près personne ne soulève LA QUESTION : comment est-ce possible qu'il y ait une telle différence ? (Non, ça n'est PAS expliqué par l'homosexualité, ni par la prostitution). Y a-t-il donc tant de femmes qui couchent avec des centaines ou des milliers d'hommes ? LOL. Moi, ça me choque que des stats si CLAIREMENT problèmatiques ne soient pas remises en question (il est évident qu'il y a des mensonges là-dedans, c'est la seule explication). J'y reviendrai.

Ce qui m'a remis ce sujet en tête, c'est -encore- la lecture dans un article, pendant mes recherches sur le CNC dont j'ai parlé récemment, dans lequel une femme disait que, pour elle, la plupart des gens qui font du BDSM/kink « sont kinky mais ne sont pas réellement des kinsters ». Chaque fois que je lis des trucs comme ça, ça me stupéfie ! Ça n'a AUCUN SENS, comment est-ce qu'elle fait pour ne pas s'en rendre compte ? J'ai aussi lu ensuite un témoignage d'une dominante qui expliquait qu'elle et son partenaire (soumis) ne vont pas à des évènements publics BDSM parce que les gens qui y sont ne font pas du « VRAI BDSM ». Sérieux ?

Pffff.

Je sais, je sais, lire ça comme ça, ça peut laisser à penser, du moins pour qui n'a pas lu mes articles, que JE suis dans l'erreur. Après tout, comment expliquer que 99% (ou plus) des gens, y compris les habitué-e-s, ont des croyances aussi clairement erronées ? Seulement voilà : je ne fais pas que « parler en l'air », contrairement à trop de monde (surtout dans les blogs et forums, mais de façon choquante parfois dans des études), je démontre avec des arguments pourquoi telle ou telle croyance est fausse, et j'ai trouvé pas mal d'études (sérieuses) qui confirment ce que je dis, par exemple le fait que le BDSM est très répandu...

Mais il est très difficile de combattre des mythes et préjugés, surtout ceux qui remontent loin en arrière. En plus, le sujet du BDSM est toujours associé à cette « aura » de mystère, etc. Les gens veulent donc ABSOLUMENT y trouver des choses « choquantes », et « extrême ». Du coup, montrer que tout ça c'est sérieusement SURFAIT, voire complètement inventé, est très dur ! Plus encore si on est pour ainsi dire SEUL à combattre ces fausses croyances.

Remarquez que dénoncer les absurdités et autres exagérations, dire que le BDSM est surfait, comme je le fais, ne veut pas pour autant dire que le BDMS soit moins intéressant ! C'est un des arguments les plus stupides que je rencontre (et malheureusement de façon fréquente) : l'idée que le BDSM DOIT resté confidentiel, être réservé aux initiés, ceux qui SAVENT, sinon, s'il devient « mainstream », alors ce ne sera plus du -vrai- BDSM. Les même personnes maintiennent généralement que « l'âge d'or du BDSM est passé », etc. Mais, en plus d'un élitisme désagréable, cette croyance est clairement ABSURDE puisque le BDSM n'a JAMAIS été réservé à une soi-disant élite, comme je l'ai déjà montré, le BDSM est très répandu, et l'a toujours été ! Le fait d'en parler plus ouvertement ne change RIEN ! Donc, c'est vraiment un argument totalement BIDON.

Je rappelle que moi je fais du BDSM depuis longtemps, et de façon intense, pourtant, je n'ai pas besoin que le sujet soit « tabou » pour en profiter !

Bref, c'est pas gagné !

Le « modèle Duluth » et le BDSM : ouille ouille ouille ! (Nawak #4)

Juin 12
Le « modèle Duluth » et le BDSM : ouille ouille ouille ! (Nawak #4) 12 Juin 2021 Larry

Ça me fait mal mentalement de lire des « trucs » pareils...

J'avais déjà évoqué récemment le -gros- problème posé par les délires de certaines féministes extrémistes qui ont une vision complètement démente du BDSM et qui passent leur temps à « taper » sur les gens qui en font, surtout les hommes évidemment... Pour lutter contre leurs élucubrations, il faudrait avoir une équipe entière qui passe 100% de son temps à remettre les choses à leur juste place et à dénoncer les absurdités qu'elles sortent sans arrêt.

Ça fait longtemps que j'observe régulièrement leurs divers forums, et une chose que j'ai vu revenir avec régularité ces dernières années est leur graphique qui « montre » que le BDSM est abusif. La dernière occurence date d'il y a quelques jours : « BDSM is abuse, in a chart » (https://www.reddit.com/r/antikink/comments/nm48bb/bdsm_is_abuse_in_a_chart/).

Notez que pour comprendre de quoi je parle, il faut aller lire le graphique (en anglais) sur la page de Reddit référencée ci-dessus.

Les fois précédentes, leur graphique (toujours le même), était dur à lire : l'image était trop petite et le texte était à la limite du lisible. Cette fois, il est de grande taille, lisible, donc j'en profite pour aborder le sujet...

Je connaissait donc depuis longtemps ce graphique stupide, mais je n'avais pas creusé sa source, son origine. Pour cette entrée de Blog, j'ai exploré plus en profondeur... Et, je n'ai PAS été déçu du voyage ! Ouille, mon pauvre crâne, comment peut-on sortir autant de stupidités ? Ha la la.

Alors, ce graphique qui donc « dénonce » le BDSM comme étant -soi-disant- de l'abus est en fait basé sur le « modèle Duluth ». Vous ne connaissez probablement pas ce modèle : il s'agit (en principe) d'une tentative pour aider à résoudre (traiter) les problèmes de violences domestiques. Le nom Duluth vient de la ville américaine où il a été développé/expérimenté.

Bref, c'est une méthode qui part d'une bonne intention... OOOUPS, pardon, oubliez ce que je viens d'écrire : quand on creuse un minimum, il devient FLAGRANT que ça ne part pas du tout d'une bonne intention en réalité. Oh, non, pas du tout : c'est un outil TOXIQUE, hypocrite à un degré impressionant, et clairement créé pour stigmatiser les hommes, d'une façon abjecte (voir les articles cités plus bas).

La vérité, c'est que ce « modèle » est basé sur une idéologie toxique de féministes extrémistes, ayant une mentalité anti-homme non déguisée. Sérieusement, quand on lit sur le sujet, c'est vraiment, vraiment, CHOQUANT !

De nos jours, depuis longtemps en fait, on SAIT que les violences domestiques ne sont pas commises que par les hommes envers les femmes. L'exemple des (nombreuses) violences dans les couples de lesbiennes avait déjà sérieusement mis à mal cette croyance, mais les études des couples hétéros sont catégoriques : les abus commis par les femmes sont très nombreux, selon les situations on arrive parfois à égalité ou même à plus de cas d'abus par des femmes ! Mais là, on affronte de gros tabous ! Et il n'y a pas grand monde qui aime entendre ce genre de vérité... (Note : il y a un tel cas dans ma famille...)

Or, cette « méthode » NIE la possibilité que les femmes puissent commettre des violences : elles sont forcément victimes, même si ce sont elles qui ont attaqué leur partenaire (voyez les exemples cités dans l'article plus bas, c'est choquant).

Un autre problème, sérieux et profond, est que ces abus sont présentés comme ayant pour origine le « pouvoir et contrôle » (des hommes sur les femmes). Mais ici aussi les études/statistiques sont claires : les violences domestiques ne sont pas du tout liées à ça ! Donc, leur base de départ est FAUSSE, et même, mensongère, c'est un peu problématique !

Notez que ce qui est fascinant, c'est que bien qu'il soit évident, pour toute personne sensée, que tout ce système est TOXIQUE, basé sur une mentalité anti-hommes virulente, il a été adopté sans trop poser de questions à plein d'endroits, et pourtant, l'opposition ne manque pas : plein de gens, y compris des experts dans les problèmes de violences conjugales, ont pointé du doigt le manque total de base scientifiques, son biais anti-hommes flagrant, le fait que ça ne marche pas vraiment, bref, le dénoncent pour ce qu'il est réellement : n'importe quoi !

Un autre point intéressant : ce « modèle » n'a rien de récent, il a été créé en 1981 ! Depuis le temps, on aurait pensé que les gens allaient réaliser le n'importe quoi évident du bidule, mais malgré une opposition de plus en plus forte (soutenue par des études), ça semble encore être souvent perçu comme une méthode viable. Ça défie mon entendement !

J'aurais BEAUCOUP à dire sur le sujet des violences domestiques : les mythes et préjugés (contre les hommes notamment) et les hypocrisies affolantes quand on parle du sujet, les manipulations (statistiques présentées de façon honteusement biaisées et trompeuses, voire mensongères), etc. En parcourant divers articles et infographiques, j'ai -encore- été consterné par l'étendue effrayantes du n'importe quoi sur le sujet. Mais bon, ce serait sortir du contexte.

Si vous voulez plus de détails sur ces modèles, voici des écrits critiques, qui ne machent pas leurs mots. Le 2d est écrit par une spécialiste des problèmes de violences domestiques (qui a même écrit des livres sur le sujet), ce qu'elle décrit est CHOQUANT. Voyez les dérives presque impossibles à croire qu'elle dénonce : par exemple, des hommes innocents obligés de suivre des « cours de rééducation » et d'avouer leur culpabilité (alors qu'ils sont INNOCENTS) sinon ils risquent d'être privés de droit de visites pour leurs enfants !

Alors, et le BDSM dans tout ça ?

Hé bien, cet outil BIDON a été recyclé par des fémininistes extrémistes qui s'en sont servi pour décrire les aspects (dans leur perception délirante) du BDSM qui sont supposés « identiques » aux violences conjugales. Bref, elles s'en servent comme « preuve » que le BDSM est forcément abusif.

C'est un peu gênant d'utiliser un « modèle » aussi clairement faux, mais on n'en est plus à une hypocrisie près (regardez leurs forums, CHAQUE SUJET abordé est le plus total n'importe quoi, c'est effrayant).

Si le sujet n'était pas si sérieux, ça me ferait rire de lire ça, parce que ce qu'elles écrivent dans leur graphique est si totalement FAUX, BIDON, DÉLIRANT, ça tient du prodige !

Bon, évidemment , leur attitude est TOXIQUE donc TOUT est déformé et devient abusif, mais le pire c'est qu'elles INVENTENT plein de choses. Soyons CLAIRS, ça n'a RIEN à voir avec le BDSM tel qu'il existe dans la réalité. C'est du PUR délire. Point barre.

Juste un exemple : leur présentation du « findom », ça m'a presque fait pleurer de rire. Comment peut-on être aussi ignorantes ? Le Findom, ça consiste à donner (dans une certaine mesure) le pourvoir sur ses finances à quelqu'un. C'est surtout rencontré dans une relation homme soumis/femme dominante, et principalement avec des professionnelles, certaines sont spécialisées là-dedans. On voit passer beaucoup d'annonces pour ce type de services sur des sites comme FetLife, mais la plupart sont CLAIREMENT des arnaques évidemment, des gens (hommes ou femmes) qui pensent pouvoir profiter des hommes qui ont ce « fétiche ». Elles, elles le présentent comme étant l'homme (dominant) qui prend l'argent de la soumise et contrôle son utilisation. Hem, NON. Ce type de relation -toxique- existe, je le sais, mais c'est une infime MINORITÉ, présenter ça comme étant la norme (ou même, fréquent) dans le BDSM, ça fait rire !

Je n'ai pas le courage de dépiauter le reste de leurs stupidités, c'est trop déprimant. Regardez le graphique si vous voulez voir leurs autres délires... Moi, ça m'écoeure au dernier degré.

Une dernière chose ironique : si on fait une recherche sur « Duluth BDSM », on obtient PLEIN de réponses, d'annonces pour des rencontres, etc. (Bon, j'avoue que j'ai eu la flemme de vérifier si c'était bien la même ville.) LOL.

« Il n'y a pas de femmes qui font du BDSM ». LOL. (Nawak #3)

Juin 06
« Il n'y a pas de femmes qui font du BDSM ». LOL. (Nawak #3) 06 Juin 2021 Larry

Il n'y a aucune femme qui fasse du BDSM, c'est bien connu ! LOL.

Je suis à nouveau tombé sur ce type d'hallucinations pendant que je faisais mes recherches pour mon article sur le CNC et les simulations de viol.

Vous voyez, ce sont des choses comme ça qui me font questionner et dénoncer le milieu médical (principalement les divers « psy » et les sexologues) et de la recherche en général (sociologie et autres), surtout dans le passé évidemment, quand on aborde le sujet du BDSM.

COMMENT est-ce possible de parler de façon aussi catégorique, autoritaire, dogmatique, pendant des décennies, en ayant TORT à ce point ? Ça dépasse l'entendement !

Remarquez aussi qu'un très grand nombre d'études sur le sujet se focalisaient sur les « gays », notamment aux USA. Évidemment, ça n'aide pas à percevoir la réalité de la situation si on se restreint à un échantillon aussi spécifique !

Le problème des Psychiatres (DSM)

J'avais déjà évoqué que dans le DSM (« bible » de la psychiatrie américaine), ils disaient n'importe quoi, malgré des améliorations récentes (très récentes). On parle quand même ici de gens qui affirmaient que très rares sont les femmes qui ont des paraphilies.

Dans leur conception absurde, les seules femmes supposées faire des pratiques de type SM étaient les prostituées. Alors que c'est évident que c'est FAUX, même à l'époque on avait des études qui indiquaient l'inverse (voir + bas) !

Extrait du DSM -IV-TR (paru en 2000), page 568, section « Paraphilies » :

Except for Sexual Masochism, where the sex ratio is estimated to be 20 males for each female. the other Paraphilias are almost never diagnosed in females, although some cases have been reported.

Et en plus, le pire, dans la même page, ils se contredisent clairement, en disant que les paraphilies sont étudiées dans un cadre de pathologies, mais qu'en réalité, vu le grand nombre de gadgets vendus et la pornographie, ça veut certainement dire que c'est bien plus répandu... Et ils/elles ne voient pas le paradoxe et ses conséquences ? Ils/elles ne voient pas que ça remêt en question leurs élucubrations ? Comment peut-on être aussi STUPIDE ?

Although Paraphilias are rarely diagnosed in general clinical facilities, the large commercial market in paraphilic pornography and paraphernalia suggests that its prevalence in the community is likely to be higher.

On a là un bel exemple chez ces « experts » de la profondeur inouïe de leurs préjugés et stéréotypes sexistes (envers hommes et femmes), ainsi que de la fermeture d'esprit, et du refus d'avoir une attitude scientifique, de l'esprit critique, et du simple bon sens !

Parlons-en de ces études qui montraient que oui, il y a bien des femmes (hors prostituées) qui font du BDSM : elles existaient (années 1970/1980) et pourtant, pendant des décennies, leurs résultats, clairs, n'ont PAS été pris en compte, il n'y a visiblement même pas eu de remise en question ou du moins d'interrogation, histoire de vérifier si elles étaient correctes... Quel aveuglement choquant ! Ça ne s'explique que par une chose : le REFUS de se remettre en question, de remettre des préjugés en question.

COMMENT voulez-vous avoir confiance en quoi que ce soit que disent ces gens-là après ça ?

Même moi, quand j'étais jeune, je savais que c'était FAUX ! Et eux, les prétendus experts et expertes n'ont « vu la lumière » que ces dernières années ? On se moque de nous !

Et n'oubliez pas que toutes ces personnes émettent des diagnostiques, sur un sujet dont ils/elles ne connaissent visiblement RIEN, à un degré choquant. Et surtout ils/elles ont une réelle influence sur la perception du grand public, des tribunaux, etc. Leurs opinions erronées ne sont pas anodines ! Toutes ces stupidités ont de vraies conséquences, sérieuses, sur les gens qui font du BDSM, mais aussi qui fantasment ou qui sont juste curieuses sur ce sujet...

Les études

Voici des références d'études, qui dès la fin des années 1970, et pendant les années 1980, montraient que ces croyances étaient ABSURDES. J'ignorerai volontairement le fait qu'une simple application de logique aurait pu le « prouver ».

Notez que même dans ces études il y a de sérieux problèmes, toujours actuels : seuls les gens qui sont « à fond » dans le BDSM sont pris en compte. En étudiant les clubs ou les lecteurs/lectrices de magazines sur le sujet, on ignore au bas mot 99% des gens qui font du BDSM (et ne parlons pas des gens qui fantasment sur le sujet) !

J'aurais aussi pu inclure les études faites par Kinsey dans les années 1950, qui montraient aussi que hommes et femmes avaient des intérêts de type BDSM. Mais ici, je présente des études plus clairement dédiées au problème, plus convaincantes encore.

Conclusion

Ha là là, les préjugés sur le sexe, et les genres, ont la vue dure !

Quand on pense qu'encore de nos jours on lit des élucubrations totales sur le BDSM, c'est pathétique ! De nos jours, il n'y a plus d'excuses, surtout quand on voit qu'il y a finalement pas mal de textes (malgré leurs problèmes) qui depuis des dizaines d'années contredisent la « pensée unique » qui a prévalu trop longtemps...

Mais ça n'a RIEN d'étonnant quand on voit la façon de procéder de toutes ces personnes.

« Robots sexuels » : le délire...

Mai 17
« Robots sexuels » : le délire... 17 Mai 2021 Larry

Parmi les articles de la catégorie « WTF? » que j'ai lu ces derniers mois, se sont trouvés des articles sur les poupées sexuelles réalistes et les robots sexuels (supposés avoir une « intelligence ») en particulier.

Je rappelle que je suis informaticien professionnel et j'ai commencé à programmer il y a environ 35 ans... Donc, oui, je connais ces sujets ! J'ai aussi fait pas mal de recherches sur les poupées réalistes, dont je connais l'existence depuis 1997 ou 1998. J'espère même un jour pouvoir faire un article dessus, même si ce n'est pas du BDSM.

IA ?

Lire ces ouvrages/articles, qui hurlent sur les « problèmes » posés par ces robots (hypothétiques), m'a tout simplement consterné...

D'abord, pour être bien clair : quand on parle de robots avec une IA (intelligence artificielle), comprenez bien qu'à l'heure actuelle, on parle d'un niveau « d'intelligence » comparable à celui d'un « Furby » !

L'IA telle que la conçoivent la majorité des gens (quelque chose qui se rapproche des capacités intellectuelles humaines, comme on en trouve dans les films de SF du genre « Star Trek »), ça n'existe pas ! On est à des décennies, probablement des siècles d'y arriver ! Pas mal de gens (dans l'informatique) pensent même que ce ne sera jamais possible...

À moins d'un évènement miraculeux, du genre l'arrivée d'extra-terrestres, ce genre de choses n'existeront pas de mon vivant et probablement pas du vôtre... Et de toutes façons, le jour où il sera possible d'avoir de vrais robots (ou ordinateurs) intelligents, au sens « humain » du terme, ce sera une telle révolution (probablement violente) que les robots sexuels seront le dernier de nos soucis !

Or, tous ces articles parlent comme si ces IA existaient déjà ou étaient sur le point d'arriver. LOL. N'importe quoi, ça montre leur degré de sérieux... Et surtout, imaginent (hallucinent) plein de problèmes que ça créerait.

➜ Soyons bien clairs, un « robot » sexuel, est et reste un OBJET n'ayant AUCUNE réelle intelligence, aucune indépendance. Donc tous les problèmes d'éthique sur le sujet sont BIDON. (Rappelons que la vraie « IA » reste un but très lointain, quasi mythique.)

Le 2d problème, plus grave selon moi, c'est que ces « robots » (mais aussi les poupées réalistes) sont présentées comme étant une « incitation » pour les hommes à considérer les femmes comme des objets, etc. Surtout, n'attendez AUCUNE preuve ou étude scientifique du sujet ! Ce sont de purs procès d'intention et des opinions d'extrémistes (anti-hommes), présentés hypocritement comme des faits... Vous avez quoi ? Même les enfants savent distinguer la réalité de la fiction ! Pourquoi penser que ce sera différent pour les hommes ? Bonjour le sexisme !

Exemple

Un exemple récent, que je viens juste de trouver et qui m'a incité à écrire cet article est ici :

https://nordicmodelnow.org/2020/05/23/whats-the-problem-with-sex-dolls-a-conversation-with-kathleen-richardson/

Notez que ce site est un site violemment anti-prostitution (et anti-hommes) qui prône le « modèle nordique » (d'où le nom de leur site) comme si c'était la panacée alors que c'est au contraire un modèle de gestion de la prostitution qui est toxique et qui ne résoud absolument AUCUN des réels problèmes rencontrés par les prostituées, et en plus en créée de nouveaux (et ne parlons pas l'attitude anti-hommes)... Mais ce n'est pas le sujet de cet article, donc je n'élaborerai pas plus ici.

Cet article contient donc une transcription d'une interview d'une chercheuse qui a écrit divers ouvrages sur le sujet des robots sexuels (et de l'IA).

Ce qui me choque, en lisant ce texte, c'est qu'elle ne sait visiblement PAS de quoi elle parle ! C'est choquant ! Comment peut-elle avoir écrit des livres, fait des interviews, et ne même pas savoir des choses aussi basiques ? Même moi j'en sais plus qu'elle (pourtant supposée être une experte), elle se moque du monde !

Quelques extraits pour illustrer :

But in this context, they are fully fledged, hyper-real dolls. They weigh about 45 kilos, so they’re quite heavy and they have orifices which people can penetrate. So, they are mostly high-end dolls – made out of silicone, not rubber or plastic, and with a metal skeletal structure.

They’re quite expensive, they’re currently about £2,000-5,000, and my understanding is that companies are selling around four hundred units a year. So, we’re not talking about mass interest in these products at all. Not yet anyway.

NON, les poupées réalistes (en silicone) ne pèsent pas 45 kilos ! Ce sont les modèles les plus lourds qui pèsent ça, et les créateurs ont depuis longtemps essayé de diminuer ce poids, car une poupée de 45 kilos (donc un poids mort) est difficile à manipuler ! Si vous avez déjà soulevé et déplacé des sacs de terre ou de ciment ou autres, pesant de 30 à 50 kilos, vous savez que c'est dur à manier... En général, les poupées pèsent de 20 à 45 kilos (ça dépend surtout de leur taille), mais la plupart sont largement en-dessous des 40 kilos, et même des 30...

Apparemment, elle parle de la célèbre société « Abyss Création », qui a créé les fameuses « Real Dolls » (https://www.realdoll.com), celles-ci pèsent de 30 à 45 kilos (voir leur catalogue). Ce qui est déjà plutôt lourd. Je me rappelle dans les années 1990, un collègue avait partagé l'URL de leur site, nous avions été surpris par le réalisme des poupées sur les photos (et ça s'est amélioré depuis).

Et vous pouvez être sûr-e d'une chose : des poupées réalistes, il s'en vend bien plus que quelques centaines par an ! Ses infos ont au moins 20 ans de retard.

En réalité, il existe, depuis des années, de nombreuses autres sociétés (surtout en Asie) qui créent des poupées réalistes plus ou moins haut de gamme, et de qualité variable. Il est facile d'en trouver une vingtaine en faisant une recherche rapide. L'offre de poupées par ces sociétés est énorme : des centaines de modèles de tous types, tailles, plus ou moins customisables (couleur des yeux et cheveux notamment).

Clairement, les prix qu'elle indique ne valent que pour cette société (« Abyss Création ») : de nos jours on trouve des poupées de ce type à partir de quelques centaines d'euros. Évidemment, la qualité sera souvent inférieure (ou très inférieure), mais elles sont bien en silicone et hyper-réalistes.

Mais le vrai problème avec cet article, c'est que les 3/4 sont en réalité consacrés à « taper » sur les hommes : elles y sortent tous les clichés et stéréotypes éculés utilisés par les féministes extrémistes, c'est consternant. Personne de normal, de sensé, ne peut penser que ce qu'elles décrivent est vrai ! Sérieusement, est-ce qu'elles parlent du Moyen-Âge ? Par exemple, elle dit que payer une prostituée est pathologique, c'est être un psychopathe (c'est écrit noir sur blanc dans l'article). Hello ? Elles ne devraient pas utiliser des concepts dont visiblement elles ne mesurent pas la portée, c'est n'importe quoi, c'est fou ! Comment prendre au sérieux des gens qui écrivent des choses comme ça (il y a PLEIN d'autres attaques et stupidités dans l'article).

En toute sincérité, lire des élucubrations pareilles, et surtout l'angle fortement sexiste anti-homme, ça me fait enrager et ça me dégoûte... C'est tout simplement HONTEUX !

Toujours plus ! Ou pas...

Mai 17
Toujours plus !  Ou pas... 17 Mai 2021 Larry

Parmi les nombreux préjugés, mythes, stéréotypes et autres remarques blessantes ou stupides en tout genre, nous sommes récemment tombés plusieurs fois sur une affirmation qui nous a paru plus que bizarre (et ridicule).

En effet, selon certains auteurs ou auteures, les gens qui font du BDSM vont forcément toujours vouloir aller plus loin, en faire toujours plus, bref être de plus en plus extrêmes...

Nous ne savons pas comment ces gens-là peuvent ne pas voir le problème évident de leurs affirmations qui n'ont clairement pas de sens ! C'est facile de le prouver.

Remarquez d'ailleurs, que dans ces écrits nous n'avons absolument pas trouvé de recherches scientifique, c'était clairement UNIQUEMENT des opinions (erronées) présentées comme des faits (c'est honteux).

Pour montrer qu'ils/elles ont tort, il suffit d'observer comment les gens se comportent sur le terrain : nous n'avons certainement PAS remarqué que c'était une évidence et que les gens allaient TOUJOURS en demander/faire plus. Mais, plus convaincant encore : nous avons déjà montré que le BDSM est très répandu (voir nos statistiques et notre Podcast). Or, si le BDSM est très répandu, alors si réellement les gens qui en font vont toujours être plus extrêmes, nous devrions évidemment rencontrer un nombre énorme de personnes qui en font de façon intense voire extrême. Mais toute connaissance minimale du BDSM vous prouvera que c'est faux ! Les gens qui sont à fond dedans sont une minorité, et les extrêmes une infime minorité...

Franchement, ces affirmations sont absurdes et ne reposent sur rien de sérieux, c'est risible !

Un autre argument des mêmes personnes nous a choqués : ils/elles faisaient une comparaison avec les médecins qui « s'habituent » à voir la douleur chez leurs patients et patientes. En quoi est-ce une comparaison valide ?

D'abord, les médecins ne cherchent évidemment pas à faire souffrir, mais à guérir (soulager la souffrance). Ensuite, il est bien connu que les humains sont capables de s'adapter, de s'habituer, à des conditions difficiles voire dramatiques (voire les guerres, ou tout simplement la pandémie actuelle). Mais là, on parle de choses qu'on ne peut pas éviter, qu'on subit ! Rien à voir avec les pratiques BDSM, qui ne sont pas subies mais recherchées... Par conséquent la comparaison est absurde !

Vous comprenez pourquoi nous nous plaignons sans arrêt du manque de sérieux des écrits et autres critiques du BDSM ? Ce genre d'arguments (fallacieux) qui ne tiennent clairement pas la route se rencontrent partout...