« Robots sexuels » : le délire...

Mai 17
« Robots sexuels » : le délire... 17 Mai 2021 Larry

Parmi les articles de la catégorie « WTF? » que j'ai lu ces derniers mois, se sont trouvés des articles sur les poupées sexuelles réalistes et les robots sexuels (supposés avoir une « intelligence ») en particulier.

Je rappelle que je suis informaticien professionnel et j'ai commencé à programmer il y a environ 35 ans... Donc, oui, je connais ces sujets ! J'ai aussi fait pas mal de recherches sur les poupées réalistes, dont je connais l'existence depuis 1997 ou 1998. J'espère même un jour pouvoir faire un article dessus, même si ce n'est pas du BDSM.

IA ?

Lire ces ouvrages/articles, qui hurlent sur les « problèmes » posés par ces robots (hypothétiques), m'a tout simplement consterné...

D'abord, pour être bien clair : quand on parle de robots avec une IA (intelligence artificielle), comprenez bien qu'à l'heure actuelle, on parle d'un niveau « d'intelligence » comparable à celui d'un « Furby » !

L'IA telle que la conçoivent la majorité des gens (quelque chose qui se rapproche des capacités intellectuelles humaines, comme on en trouve dans les films de SF du genre « Star Trek »), ça n'existe pas ! On est à des décennies, probablement des siècles d'y arriver ! Pas mal de gens (dans l'informatique) pensent même que ce ne sera jamais possible...

À moins d'un évènement miraculeux, du genre l'arrivée d'extra-terrestres, ce genre de choses n'existeront pas de mon vivant et probablement pas du vôtre... Et de toutes façons, le jour où il sera possible d'avoir de vrais robots (ou ordinateurs) intelligents, au sens « humain » du terme, ce sera une telle révolution (probablement violente) que les robots sexuels seront le dernier de nos soucis !

Or, tous ces articles parlent comme si ces IA existaient déjà ou étaient sur le point d'arriver. LOL. N'importe quoi, ça montre leur degré de sérieux... Et surtout, imaginent (hallucinent) plein de problèmes que ça créerait.

➜ Soyons bien clairs, un « robot » sexuel, est et reste un OBJET n'ayant AUCUNE réelle intelligence, aucune indépendance. Donc tous les problèmes d'éthique sur le sujet sont BIDON. (Rappelons que la vraie « IA » reste un but très lointain, quasi mythique.)

Le 2d problème, plus grave selon moi, c'est que ces « robots » (mais aussi les poupées réalistes) sont présentées comme étant une « incitation » pour les hommes à considérer les femmes comme des objets, etc. Surtout, n'attendez AUCUNE preuve ou étude scientifique du sujet ! Ce sont de purs procès d'intention et des opinions d'extrémistes (anti-hommes), présentés hypocritement comme des faits... Vous avez quoi ? Même les enfants savent distinguer la réalité de la fiction ! Pourquoi penser que ce sera différent pour les hommes ? Bonjour le sexisme !

Exemple

Un exemple récent, que je viens juste de trouver et qui m'a incité à écrire cet article est ici :

https://nordicmodelnow.org/2020/05/23/whats-the-problem-with-sex-dolls-a-conversation-with-kathleen-richardson/

Notez que ce site est un site violemment anti-prostitution (et anti-hommes) qui prône le « modèle nordique » (d'où le nom de leur site) comme si c'était la panacée alors que c'est au contraire un modèle de gestion de la prostitution qui est toxique et qui ne résoud absolument AUCUN des réels problèmes rencontrés par les prostituées, et en plus en créée de nouveaux (et ne parlons pas l'attitude anti-hommes)... Mais ce n'est pas le sujet de cet article, donc je n'élaborerai pas plus ici.

Cet article contient donc une transcription d'une interview d'une chercheuse qui a écrit divers ouvrages sur le sujet des robots sexuels (et de l'IA).

Ce qui me choque, en lisant ce texte, c'est qu'elle ne sait visiblement PAS de quoi elle parle ! C'est choquant ! Comment peut-elle avoir écrit des livres, fait des interviews, et ne même pas savoir des choses aussi basiques ? Même moi j'en sais plus qu'elle (pourtant supposée être une experte), elle se moque du monde !

Quelques extraits pour illustrer :

But in this context, they are fully fledged, hyper-real dolls. They weigh about 45 kilos, so they’re quite heavy and they have orifices which people can penetrate. So, they are mostly high-end dolls – made out of silicone, not rubber or plastic, and with a metal skeletal structure.

They’re quite expensive, they’re currently about £2,000-5,000, and my understanding is that companies are selling around four hundred units a year. So, we’re not talking about mass interest in these products at all. Not yet anyway.

NON, les poupées réalistes (en silicone) ne pèsent pas 45 kilos ! Ce sont les modèles les plus lourds qui pèsent ça, et les créateurs ont depuis longtemps essayé de diminuer ce poids, car une poupée de 45 kilos (donc un poids mort) est difficile à manipuler ! Si vous avez déjà soulevé et déplacé des sacs de terre ou de ciment ou autres, pesant de 30 à 50 kilos, vous savez que c'est dur à manier... En général, les poupées pèsent de 20 à 45 kilos (ça dépend surtout de leur taille), mais la plupart sont largement en-dessous des 40 kilos, et même des 30...

Apparemment, elle parle de la célèbre société « Abyss Création », qui a créé les fameuses « Real Dolls » (https://www.realdoll.com), celles-ci pèsent de 30 à 45 kilos (voir leur catalogue). Ce qui est déjà plutôt lourd. Je me rappelle dans les années 1990, un collègue avait partagé l'URL de leur site, nous avions été surpris par le réalisme des poupées sur les photos (et ça s'est amélioré depuis).

Et vous pouvez être sûr-e d'une chose : des poupées réalistes, il s'en vend bien plus que quelques centaines par an ! Ses infos ont au moins 20 ans de retard.

En réalité, il existe, depuis des années, de nombreuses autres sociétés (surtout en Asie) qui créent des poupées réalistes plus ou moins haut de gamme, et de qualité variable. Il est facile d'en trouver une vingtaine en faisant une recherche rapide. L'offre de poupées par ces sociétés est énorme : des centaines de modèles de tous types, tailles, plus ou moins customisables (couleur des yeux et cheveux notamment).

Clairement, les prix qu'elle indique ne valent que pour cette société (« Abyss Création ») : de nos jours on trouve des poupées de ce type à partir de quelques centaines d'euros. Évidemment, la qualité sera souvent inférieure (ou très inférieure), mais elles sont bien en silicone et hyper-réalistes.

Mais le vrai problème avec cet article, c'est que les 3/4 sont en réalité consacrés à « taper » sur les hommes : elles y sortent tous les clichés et stéréotypes éculés utilisés par les féministes extrémistes, c'est consternant. Personne de normal, de sensé, ne peut penser que ce qu'elles décrivent est vrai ! Sérieusement, est-ce qu'elles parlent du Moyen-Âge ? Par exemple, elle dit que payer une prostituée est pathologique, c'est être un psychopathe (c'est écrit noir sur blanc dans l'article). Hello ? Elles ne devraient pas utiliser des concepts dont visiblement elles ne mesurent pas la portée, c'est n'importe quoi, c'est fou ! Comment prendre au sérieux des gens qui écrivent des choses comme ça (il y a PLEIN d'autres attaques et stupidités dans l'article).

En toute sincérité, lire des élucubrations pareilles, et surtout l'angle fortement sexiste anti-homme, ça me fait enrager et ça me dégoûte... C'est tout simplement HONTEUX !

Toujours plus ! Ou pas...

Mai 17
Toujours plus !  Ou pas... 17 Mai 2021 Larry

Parmi les nombreux préjugés, mythes, stéréotypes et autres remarques blessantes ou stupides en tout genre, nous sommes récemment tombés plusieurs fois sur une affirmation qui nous a paru plus que bizarre (et ridicule).

En effet, selon certains auteurs ou auteures, les gens qui font du BDSM vont forcément toujours vouloir aller plus loin, en faire toujours plus, bref être de plus en plus extrêmes...

Nous ne savons pas comment ces gens-là peuvent ne pas voir le problème évident de leurs affirmations qui n'ont clairement pas de sens ! C'est facile de le prouver.

Remarquez d'ailleurs, que dans ces écrits nous n'avons absolument pas trouvé de recherches scientifique, c'était clairement UNIQUEMENT des opinions (erronées) présentées comme des faits (c'est honteux).

Pour montrer qu'ils/elles ont tort, il suffit d'observer comment les gens se comportent sur le terrain : nous n'avons certainement PAS remarqué que c'était une évidence et que les gens allaient TOUJOURS en demander/faire plus. Mais, plus convaincant encore : nous avons déjà montré que le BDSM est très répandu (voir nos statistiques et notre Podcast). Or, si le BDSM est très répandu, alors si réellement les gens qui en font vont toujours être plus extrêmes, nous devrions évidemment rencontrer un nombre énorme de personnes qui en font de façon intense voire extrême. Mais toute connaissance minimale du BDSM vous prouvera que c'est faux ! Les gens qui sont à fond dedans sont une minorité, et les extrêmes une infime minorité...

Franchement, ces affirmations sont absurdes et ne reposent sur rien de sérieux, c'est risible !

Un autre argument des mêmes personnes nous a choqués : ils/elles faisaient une comparaison avec les médecins qui « s'habituent » à voir la douleur chez leurs patients et patientes. En quoi est-ce une comparaison valide ?

D'abord, les médecins ne cherchent évidemment pas à faire souffrir, mais à guérir (soulager la souffrance). Ensuite, il est bien connu que les humains sont capables de s'adapter, de s'habituer, à des conditions difficiles voire dramatiques (voire les guerres, ou tout simplement la pandémie actuelle). Mais là, on parle de choses qu'on ne peut pas éviter, qu'on subit ! Rien à voir avec les pratiques BDSM, qui ne sont pas subies mais recherchées... Par conséquent la comparaison est absurde !

Vous comprenez pourquoi nous nous plaignons sans arrêt du manque de sérieux des écrits et autres critiques du BDSM ? Ce genre d'arguments (fallacieux) qui ne tiennent clairement pas la route se rencontrent partout...

RADICALE ... ment !

Mai 16
RADICALE ... ment ! 16 Mai 2021 Larry

Au cours de mes recherches d'infos sur le BDSM (et autres), je suis tombé sur plein d'articles, de forums, d'écrits divers, dont des études supposées sérieuses (LOL), et une GRAND nombre était plein de n'importe quoi, j'en ai déjà parlé ailleurs...

Préjugés, mythes, stéréotypes et autres remarques blessantes, voire diffamatoires sont partout. Nous en avons déjà parlé...

Mais, sur certains sites ou communautés internet, c'est carrément poussé à des extrêmes affolants (et perturbants) !

Pour tout vous dire, j'ai depuis un bon moment en préparation un article intitulé « Les ennemi-e-s du BDSM » qui fait un résumé des pires attitudes et arguments (odieux/spécieux) que j'ai rencontrés. J'ai du mal à le finir, car le sujet est perturbant : croyez-moi, passer des heures à lire des pages et pages de délires, d'insultes, de diffamations, bref odieusement toxiques envers les gens comme moi (enfin, surtout les hommes, évidemment), c'est mentalement très pénible. Enfin, il faudra bien un jour que je trouve le courage de le finir.

Le problème...

Il y a quelques jours, je suis à nouveau tombé sur un site qui contenait des écrits virulents, violemment anti-BDSM (et surtout, implicitement ou explicitement, anti-hommes). Ça m'a rappelé des écrits que j'avais lus avant, et après enquête, j'ai retrouvé divers trucs intéressants.

TOUT y passe ! C'est AFFOLANT ! Un sexisme dément (envers hommes et femmes), l'hypocrisie la plus abjecte, les procès d'intentions, la confusion réalité/fiction (prennent des écrits contenant clairement des délires/fantaisies au sérieux), les mythes et stéréotypes pris au sérieux, un manque TOTAL d'honnêteté intellectuelle et d'esprit critique, sélection biaisées des faits pour les montrer sous un jour qui les arrange, des raisonnements tendancieux et fallacieux (« hommes de paille » et autres sophismes), souvent des inventions totales (sorties d'on ne sait où), et de constantes attaques absurdes contre quelque chose qui n'existe PAS, parce qu'elle déforment TOUT, même la chose la plus anodine pour y chercher des raisons de crier à l'abus et au scandale ! Comment peut-on être d'aussi mauvaise foi, avoir une si mauvaise attitude, et avoir autant de haine ? C'est vraiment perturbant. Passons sur le fait qu'elles ignorent que le BDSM est très répandu et généralement pratiqué de façon peu intense, etc. La réalité n'intéresse pas ces gens-là !

Ce qui est affolant, c'est qu'elles utilisent tous les sophismes possibles, tout en accusant -injustement- les gens qui font du BDSM d'utiliser ces procédés !

Sérieusement, il faut avoir lu leurs élucubrations pour y croire !

Pour chacun de leurs « articles » (avec des commentaires qui en rajoutent une couche) toxiques et tendancieux (pour ne pas dire plus), il me faudrait des pages entières pour démonter leurs délires et élucubrations. Et c'est bien là le problème avec ces gens-là (extrémistes de tout poil) : il est très facile de dire, d'affirmer, n'importe quoi, ça ne demande aucun effort, alors que lutter contre ces mensonges est difficile et demande beaucoup de temps et d'efforts : c'est une lutte perdue d'avance !

Le délire

La rubrique du site sur lequel j'étais tombé est nommée « AntiKink ». Pas la peine d'en dire beaucoup plus, la couleur est annoncée : on voit direct de quoi il s'agit.

J'ai ensuite retrouvé un forum de Reddit qui a probablement été créé par les mêmes personnes (l'article de présentation est identique !).

  • https://ovarit.com/o/AntiKink/hot
  • https://www.reddit.com/r/antikink : même type de délires et de personnes

Voici l'introduction de leur forum :

This community is for the analysis of BDSM, fetish and other sex practices which cause harm to the participants, especially from a feminist perspective.

Many of these practices coincide with or evolve into abuse.

Rules:

  • No Kink Apologia
  • Be Respectful
  • Engage in Good Faith

Sérieusement ? Elles commencent direct par dire que le BDSM est abusif (attendez la suite, c'est pire), et surtout, elles interdisent la contradiction ! Leur « no kink apologia » est là pour ça, en réalité, elles ne veulent pas qu'on vienne pointer du doigt leurs délires et mensonges.

Vous aurez probablement compris qu'on a affaire à un site de « féministes radicales », principalement fréquenté par des femmes (c'est pour ça que j'utilise « elles »). Les radicales américaines notamment sont des extrémistes extrêmement virulentes.

Il suffit de lire la présentation du site lui-même, pour voir le problème :

Ovarit is a project committed to women’s liberation that provides a platform for women-centered communities.

Women have the right to discuss issues which affect us. Public discourse now largely takes place online, but online conversation platforms are increasingly restricting the bounds of “permissible” speech and banning, silencing, and otherwise deplatforming women who want to talk about women’s rights and women’s issues on our own terms.

Vraiment ? Les « femmes » sont privées de la parole sur internet ? Hello ? De quoi on parle ici ? C'est si clairement faux qu'il est inutile d'essayer de le montrer.

Voici la présentation détaillée de leur forum, on croit rêver ! C'est là qu'on voit vraiment pointer l'hypocrisie totale de ces personnes...

  • https://ovarit.com/o/AntiKink/796/read-first

This space exists for users to share their views, information and experiences about BDSM from a critical perspective.

It was created especially to dissect why it is that some people seek out relationships that are centered around sadomasochism.

People may come here to learn and understand how damaging these relationships become, and how to fight back against this further creeping into polite society and law.

Kink apologia is not allowed here. BDSM is abuse, which many of our members have suffered from.

Be respectful while engaging in discussions. If you find yourself becoming angry or disturbed while in a conversation, take a moment to step back from it and reflect on what you are feeling until you can return calmly (or choose not to).

Good faith discussion is expected. This means not intentionally misleading people. In other words, be honest and genuine in your contribution.

Il me faudrait plus d'une page pour pointer du doigt tout ce qui est faux et hypocrite ici.

Mais le pire, probablement c'est :

BDSM is abuse, which many of our members have suffered from.

Vous notez qu'elles disent que le BDSM (dans sa totalité) est abusif... N'importe quoi ! C'est si clairement faux, c'est consternant... Et c'est un leitmotiv de toutes leurs discussions...

Et elles ont le culot de demander une discussion respectueuse et d'être honnêtes et sincères ?? Attendez de lire leurs délires, vous verrez, moi j'appelle pas ça de l'honnêteté et encore moins de la sincérité ! Elles se moquent du monde. Vous me direz, on devait s'y attendre de la part d'extrémistes.

Un exemple

Mais rien ne vaut un bon exemple, pas vrai ?

Parmi leurs derniers délires, j'ai trouvé cette perle, sur leur forum chez Reddit.

  • https://www.reddit.com/r/antikink/comments/ncow9q/the_repercussions_of_children_having_unfettered/

En résumé, il s'agit d'une référence à une affaire dramatique qui s'est produite début 2021 : une fille de 10 ans est morte en Italie après avoir essayé le stupide défi du « jeu du foulard ». Si vous ne savez pas de quoi il s'agit : ça consiste à s'étrangler avec un foulard (ou autre) et évidemment, c'est super dangereux, tous les ans il y a des morts chez les enfants à cause de ce « jeu » qui tourne mal.

Ce « défi » stupide n'a RIEN de nouveau, j'en entends régulièrement parler en France, et d'après des articles que j'ai lu sur son existence, on peut au minimum remonter aux années 1930 pour les premiers témoignages.

MAIS, dans le Tweet d'origine, elles écrivent que la fille est morte en participant à un défi BDSM ! Quand au titre de l'article sur Reddit, il parle de « répercussions de l'accès sans restrictions au porno par les enfants ». HEIN ?

De quoi elles parlent ?

Vosu pouvez faire des recherches : sur les nombreux articles parlant de ce drame (et des drames similaires), pas un seul ne parle de BDSM ou de porno ! Ce sont des stupides « défis » que se lancent les enfants, qui sont bien connus malheureusement, et qui existaient avant internet (et le porno facile d'accès) et avant que le BDSM soit discuté en public ! Ce n'est pas parce que ce genre de choses sont aussi faites dans des vidéos porno et dans le BDSM que ça veut dire qu'il y a un rapport entre les deux.

Ici, on a un parfait exemple des méthodes des extrémistes : elles forcent leur vision sur tout, filtrent à travers leurs préjugés et veulent à tout prix trouver une relation avec les sujets qui les font réagir (ici : porno et BDSM, évidemment). C'est consternant, car ici, il est CLAIR qu'il n'y avait pas de BDSM, ni de près ni de loin !

Et croyez-moi, ce n'est qu'un exemple, leurs forums sont bourrés de trucs délirants et choquants...

Conclusion

Je reparlerai de ce genre de problèmes dans mon article sur les ennemi-e-s du BDSM.

Mais ici, vous avez un bon avant-goût des soucis qu'on rencontre dans ces communautés toxiques et hypocrites... C'est pas beau à voir.

« Pervers ! » : le POIDS des mots (#2)

Mai 09
« Pervers ! » : le POIDS des mots (#2) 09 Mai 2021 Larry

Les mots ça compte, et ça peut faire beaucoup de mal, directement, et indirectement.

Nous avions déjà abordé le sujet dans une précédente entrée de notre blog.

« Pervers ! »

Si vous avez lu des articles, et surtout des forums, où le sujet du BDSM est abordé, vous avez certainement constaté que les préjugés, mythes, stéréotypes et autres remarques blessantes, ne manquent pas. Dans certains sites, c'est carrément poussé à un degré affolant ! Nous en avons déjà souvent parlé...

Parmi les accusations les plus fréquentes, on trouve évidemment la notion de « perversion », généralement exprimée sous la forme de « pervers ! ».

Plus les gens sont ignorants, plus ils sont agressifs sur ces sujets. Et malheureusement, l'association « BDSM = perversion » est un de celles qui font le plus de mal !

Nous pouvons remercier les élucubrations des psychiatres et psychanalystes du 19e siècle (et d'une bonne partie du 20e) pour ça : ce sont eux qui ont placé dans un contexte de médicalisation (« maladie mentale ») des pratiques déjà mal comprises, et souvent mises à mal par le conservatisme sexuel de cette époque. Ce qui a énormément contribué à la stigmatisation de ces pratiques, alors qu'elles étaient (et sont encore) très répandues ! Et les conséquences s'en font encore sentir fortement de nos jours.

De nos jours, on ne parle -en principe- plus de perversions, mais de paraphilies (le terme ayant été jugé moins négatif). Ce qui ne change malheureusement RIEN pour la plupart des personnes dans le grand public, qui sont bien loin de ce genre de nuances. Mais le plus surprenant, c'est la persistance de ces concepts dépassés (sans parler du fait que BDSM et fétichisme ont maintenant été supprimés des paraphilies) dans des écrits de gens qui parlent avec dogmatisme, et parfois font partie du milieu médical ! C'est choquant (mais pas vraiment suprenant, il est difficile de changer les idées reçues). Nous avons récemment lus plusieurs articles qui avaient une mauvaise attitude et qui attaquaient brutalement le BDSM avec ce genre de conceptions d'un autre âge.

Un des soucis majeurs est que le mot « perversion », dans ce contexte, est devenu très toxique, et très stigmatisant ! Il permet de faire une association rapide et facile (qui ne demande pas de trop réfléchir) entre le BDSM et des activités jugées a priori comme « malsaines ». Peut importe que le nombre de gens qui les pratiquent soit énorme et que RIEN là-dedans ne soit en réalité « malsain ».

Le POIDS des mots

Oui, les mots, surtout quand ils sont utilisés de façon systématique (au niveau de la société entière), ça blesse à titre personnel et ça stigmatise du point de vue social, rendant souvent difficile voire impossible de parler de ses envies/soucis de peur de rejet (ou pire) et au final, de vivre sa vie comme on l'entend.

Nous trouvons encore trop souvent des articles qui pontifient à fond sur le sujet, en parlant de concepts psychiatriques et psychanalytiques clairement mal compris (ou pas du tout compris) et de toute façon totalement dépassés. L'ennui, c'est que la majorité des gens ne savent pas que ce ne sont que des élucubrations ! Donc, ça porte préjudice aux personnes qui font du BDSM ou qui voudraient en faire !

Encore de nos jours, alors que ces pratiques ont clairement, explicitement, été reconnues comme n'étant pas un problème, et certainement pas une « maladie mentale », on trouve des « psy » qui réagissent mal au sujet, par exemple en exigeant que le patient ou la patiente soit d'abord « guéri-e » avant de continuer leur traitement... Guéri de quoi ? C'est choquant !

Si même des supposés « pros » gardent encore des préjugés aussi absurdes, qu'espèrer du reste de la population ? Voilà comment on transforme de pratiques relativement banales en quelque chose qu'il faut cacher et dont il faut avoir honte...

Ce n'est pas demain que ces problèmes seront résolus !

Notre article géant « Faire du BDSM quand on est vierge » vient enfin d'être publié !

Fév 12
Notre article géant « Faire du BDSM quand on est vierge » vient enfin d'être publié ! 12 Février 2021 Larry

Ça y est, il est sorti, enfin !

➜ « Faire du BDSM quand on est vierge »

Vous n'imaginez pas le mal que ça nous a donné. Nous l'avions commencé en juin 2019, nous l'avons repris puis remis en pause à plusieurs reprises avant d'enfin y mettre la dernière main cette semaine, dans un effort surhumain.

Nous étions en train de travailler dessus quand le terrible problème d'hébergement non renouvellable nous était tombé dessus, ce qui avait démoli notre motivation...

Le sujet peut surprendre, mais c'est réellement une question récurrente, que nous voyons passer régulièrement, surtout dans les forums du site BDSM FetLife ! Nous avons aussi été directement contactés à ce sujet.

Cet article est énorme, il essaie de passer en revue tous les facteurs, et malgré ça nous avons quand même dû faire plein de renvois à d'autres articles.

➜ Au final, il fait 69 pages, pour un peu plus de 45 800 mots, soit l'équivalent d'un roman au format poche de 152 pages !

Il est plus long que la somme des 2 autres plus longs articles du site : 30 & 35 pages !

Il est important de préciser que les sujets abordés ne sont pas restreints au cas « vierge », il est orienté vers les plus jeunes, mais toute personne qui débute pourra y trouver des choses intéressantes (notamment sur les rencontres).

Certaines de ses sections serviront de base pour de futurs articles (plus complets et généraux).

« N'utilisez pas le Kink comme excuse ! » Savoir choisir les bons mots.

Fév 01
« N'utilisez pas le Kink comme excuse ! » Savoir choisir les bons mots. 01 Février 2021 Larry

Ce n'est pas la première fois que nous trouvons des articles qui dénoncent l'utilisation du BDSM (ou du Kink) par des criminels pour tenter d'excuser leurs atrocités (viols & meurtres inclus).

Celui dont nous voulons parler ici est : http://globalcomment.com/stop-using-kink-as-a-defence-for-rape

Traduit en français : « Arrêtez d'utiliser le Kink comme défense pour les viols ».

Plus le BDSM (ou le Kink) a été connu du grand public, plus il est devenu un moyen facile de diminuer ou « excuser » toutes sortes de crimes, et le fait que ces pratiques sont mal comprises et qu'il existe encore énormément de préjugés et idées fausses, aide beaucoup ces tentatives de « défense » à atteindre leur but.

On a parfois des cas hallucinants où la stupidité (il n'y pas d'autres mots) de la justice est démontrée de façon éclatante. Nous avions évoqué dans un article un cas américain d'une jeune femme qui était morte, étouffée, à cause de pratiques clairement abusives. Malgré la dénonciation des faits (flagrants) par des membres de la communauté BDSM, les responsables n'avaient pas été inquiétés ! Pourtant, il s'agissait, au strict minimum, d'un homicide par imprudence !

Ce type de défense n'est pas nouveau : dans les années 50 on aurait eu le Rock'n'Roll, dans les années 1980, les jeux de rôles (Donjons & Dragons), dans les années 90 et jusqu'à nos jours, les jeux vidéos. À chaque fois, le coupable connait à peine le sujet, mais utilise les préjugés pour dévier l'attention et minimiser la perception de sa culpabilité. Tentatives transparentes pour qui a le plus minime bon sens, mais qui -étonnament- a marché bien souvent et marche encore de nos jours

MAIS, le problème de ce type d'articles est la façon de présenter la chose : le problème n'est pas « d'arrêter d'utiliser le kink », c'est ridicule, vous croyez que des criminels vont écouter ça ? Sérieusement... Ils sont un moyen « facile » d'éviter une condamnation, ils ne vont pas se priver de s'en servir.

Le problème, c'est qu'il faut faire passer le message que le Kink (ou BDSM) n'excuse pas tout et n'importe quoi ! Ce qu'il faut, c'est arrêter de se fier à de STUPIDES préjugés et distinguer les pratiques réelles des mensonges (généralement transparents) des criminels.

➜ Et changer les mots utilisés, change toute la portée du texte et du problème !

« Pédé ! », « fils de pute ! », « barbapapa ! » : le POIDS des mots

Fév 01
« Pédé ! », « fils de pute ! », « barbapapa ! » : le POIDS des mots 01 Février 2021 Larry

(Cet article est l'introduction d'un problème que nous développerons dans le contexte des rencontres/BDSM.)

Les mots ça compte, et ça peut faire beaucoup de mal, directement, et indirectement.

« Pédé ! »

Quand nous étions enfants, dans les années 1970, là où nous vivions, les enfants, notamment à l'école primaire, utilisaient SANS arrêt des expressions homophobes, typiquement « pédé ».

Pour être bien clairs : par sans arrêt, nous voulons réellement dire à longueur de journée et tous les jours. Il n'y a ici -malheureusement- ni exagération ni hyperbole...

Les adultes n'étaient guère mieux, même si ça dépendait évidemment du degré de vulgarité qu'ils/elles affichaient en public. Nous n'avons pas souvenir que les incessantes insultes homophobes des enfants aient été contrées par les adultes (même s'il est sûr que certain-e-s y étaient opposé-e-s, ce n'était pas général, au contraire, et même parfois encouragé explicitement).

Si vous êtes « jeune », vous avez certainement déjà entendu/lu des propos homophobes, mais il vous est probablement difficile, voire impossible, de réaliser ce que c'est que de vivre dans un milieu où l'homophobie est constante et partout. Essayez d'imaginer ce que pouvaient ressentir les gens ayant des penchants bisexuels, ou homosexuels... L'homophobie est loin d'avoir disparu, mais comparé à cette époque, il n'y a AUCUNE comparaison.

Bien sûr, étant enfants, nous ne comprenions en réalité pas vraiment de quoi il s'agissait. Pour nous, il s'agissait d'une expression qu'on nous avait présentée comme étant insultante et que nous utilisions à cet effet. Mais, du moins au début, l'aspect homophobe nous échappait généralement. Nous aurions tout aussi bien pu crier « Barbapapa ! » à la place, si on nous avait appris à utiliser ce mot comme une insulte...

Que nous comprenions le mot ou pas, il est évident que ça contribuait à la fois à créer une ambiance toxique pour toute personne ayant des penchants homosexuels, et ça contribuait aussi FORTEMENT à propager et maintenir l'idée que « c'est mal d'être pédé », perpétuant le cycle...

C'est un bon exemple de la façon dont une société maintient ses « valeurs » et préjugés : on commence à vous implanter les idées (bonnes ou mauvaises) très jeune.

Quand on vous a fait entrer ce genre de choses dans la tête, il est difficile de s'en débarrasser... (Ce que l'auteur à pourtant réussi à faire.)

« Fils de pute ! »

Il y a environ 30 ans, nous avions lu un roman de « Fantasy » (pensez à « Conan le Barbare » ou au « Seigneur des Anneaux »), dans lequel le héro principal utilisait de façon fréquente l'expression « fils de pute ! ». L'histoire n'était pas mauvaise, mais cette expression répétée constamment nous avait vraiment beaucoup génés et diminué notre appréciation du livre...

Pour que vous compreniez mieux, nous devons expliquer que ce roman était traduit de l'américain, et c'est une expression qu'ils/elles utilisent souvent. Il est utile aussi de préciser que la prostitution a toujours été un sujet très sensible (et tabou) aux USA et qu'il y règne un fort ressentiment contre les prostituées (surtout les femmes), accompagné d'énormément de préjugés, de stéréotypes, etc. L'héritage puritaniste y est encore très présent dans l'attitude générale (négative) vis-à-vis du sexe...

Parmi les personnes avec qui nous avons pu un peu échanger lors de nos recherches sur le BDSM payant (voir notre article Comment se déroule une séance de BDSM payante ?), se trouve une escorte BDSM qui a eu un bébé, il y a quelques années maintenant. Essayez d'imaginer sa vie dans quelques années, quand il sera assez grand pour commencer à comprendre ce que veut dire « pute » et qu'il réalisera le barrages d'insultes dirigées sans arrêt vers les personnes commme sa mère (et contre lui évidemment)... Ça ne prête pas vraiment à sourire, pas vrai ?

Ça fait bien des années, comme nous l'avons indiqué dans notre article, que nous nous intéressons au sexe payant (dont la prostitution/l'escorting), et nous avons toujours été surpris (parfois choqués) de voir à quel point sont répandus les préjugés, stéréotypes, mythes et idées fausses, toujours très toxiques et souvent malfaisantes. Surtout quand ceux-ci viennent des clients (ou clientes) et même des prostituées elles-mêmes (ce qui peut surprendre à première vue). (Nous reparlerons plus en détails de ces sujets dans notre article -général- à venir sur « le sexe payant dans le BDSM »).

Ici aussi, on parle d'une expression qui vous est inculquée jeune et dont il est difficile de se débarrasser. Et contrairement à l'homophobie qui est assez fortement combattue, et assez mal vue, de nos jours, les stéréotypes contre les prostituées,eux, sont LOIN d'avoir disparu (ou d'avoir diminué) et il n'y a guère de volonté en ce sens.

Bien entendu, la plupart des personnes qui ont des préjugés et des attitudes très négatives sur les prostituées seraient bien surprises si, après un repas de famille par exemple, on leur révélait soudain que la jeune femme qu'on leur a présentée comme une collègue de travail et avec qui elles ont échangé pendant tout le repas, gagne en réalité sa vie en se faisant fouetter par des hommes dans des hôtels 5 étoiles... Ben oui, rencontrer les personnes EN VRAI, ça change tout...

Le POIDS des mots

Oui, les mots, surtout quand ils sont utilisés de façon systématique (au niveau de la société entière), ça blesse à titre personnel et ça stigmatise du point de vue social, rendant souvent difficile voire impossible de parler de ses envies/soucis de peur de rejet (ou pire) et au final, de vivre sa vie comme on l'entend.

Il existe bien d'autres mots que ceux que nous avons présentés ici, bien sûr. Ces mots varient selon les époques, parfois par effet de mode. Nous avons depuis plusieurs années vu, avec consternation, dans les forums BDSM notamment, l'utilisation absolument odieuse, dans un pur but malfaisant, de divers termes choisis pour blesser et stigmatiser certaines personnes (principalement des hommes). Ces comportements ne sont PAS anodins, et ont de vrais effets pour les victimes, mais aussi toutes les personnes qui voient comment on est traité dans ces forums et qui n'oseront plus intervenir ou poser de questions. Nous y reviendrons dans une prochaine entrée de blog.