Avec qui parler de BDSM ?

Oct 04
Avec qui parler de BDSM ? 04 Octobre 2021 Larry

Un des GRANDS problèmes du BDSM, comme pour tout sujet tabou (notamment sexuel), c'est de, tout simplement, pouvoir en parler...

C'est évidemment surtout important quand on ne s'est pas encore lancé, mais qu'on le voudrait. Même quand on est en couple (non BDSM), ce n'est pas facile du tout d'aborder le sujet, ça peut même être risqué.

On peut vouloir parler de BDSM pour plein de raisons : se renseigner, demander conseil, échanger des anecdotes, des fantasmes, des envies, se rassurer (qu'on est normal ou normale)...

Et trouver la ou les bonnes personnes, ça n'a RIEN de facile.

Quand j'étais jeune et que j'ai commencé à m'intéresser sérieusement au sujet (dans les années 1980), c'était quasiment IMPOSSIBLE de trouver des personnes avec qui en parler, surtout que je vivais dans un milieu conservateur où le sexe était particulièrement tabou... Et à cette époque, internet n'était pas vraiment accessible au grand public en France. (Je ne parlerai pas du Minitel, c'était pénible à utiliser, et CHER).

➜ Alors, à qui s'adresser ?

Entourage ?

Peu de gens ont la chance d'avoir un entourage direct (familial) qui soit réellement ouvert aux discussions sur le sexe, encore moins sur des sujets mal compris/tabous. C'est déjà assez dur pour l'homosexualité !

Idem pour les amis et amies : les stéréotypes sont si forts, qu'aborder le sujet peut mal se passer et mener à un sérieux rejet. Toutefois, les plus « jeunes » tendent à être un peu plus ouvert à en parler, mais la majorité a quand même d'énormes idées fausses sur le BDSM.

Médecins ?

Maintenant, je voudrais parler des médecins (en général), j'en avais un peu parlé dans un article précédent.

Perso, je ne compterais pas sur eux/elles : la grande majorité n'ont aucune idée de ce qu'est réellement le BDSM (au-delà des préjugés et autres idées fausses).

Même quand leur boulot est + spécialisé (sexologues, psy divers) et les amène à rencontrer des gens qui font du BDSM, une bonne partie garde des stéréotypes toxiques et fait du « kink-shaming », c'est à dire vous fait des reproches pour votre « perversion », les autres CROIENT comprendre de quoi il s'agit, mais sont en réalité bourrés d'idées fausses qui posent un sérieux problème...

Même les améliorations récentes ne suffisent pas à règler ce problème, il faudra BEAUCOUP de temps avant que les préjugés disparaissent (si ça arrive un jour).

Les Munchs et soirées ?

Voilà une bonne approche, malgré pas mal de soucis.

En admettant que vous arriviez à trouver un évènement accessible (pas évident vu l'offre ridicule).

Pour ce qui est des soirées, je pense que ce n'est pas vraiment un bon moyen : les gens sont là pour discuter, boire et dancer, éventuellement faire un peu de BDSM, mais ce n'est pas l'idéal pour parler si on débute et il est souvent difficile de trouver des gens ouverts à la discussion avec des inconnus (probablement pas si on est une fille, LOL).

Les Munchs permettent bien de rencontrer du monde, d'échanger et surtout de se rassurer en voyant que « tous ces gens-là sont normaux ».

Évidemment, un souci, c'est qu'on verra votre visage... Et si vous êtes timide, là, c'est dur.

Bon, après, il y a aussi pas mal de problèmes de gens ayant de mauvaises attitudes, de pensée unique et autres, mais dans l'ensemble, ça peut aider un peu. Mais ça ne sera pas une VRAIE solution de long terme, parce que les Munchs, ça n'est que quelques heures, une ou 2 fois par mois, si tant est que vous puissiez y aller : bref, c'est très limité !

Les forums (et internet) ?

Avec l'arrivée d'un internet accessible à tout le monde, les sites web sont devenus un VRAI moyen de communiquer sur tous les sujets, y compris ceux qui sont encore jugés tabous.

On peut trouver un MINIMUM moyen de communiquer sur les forums du site de communauté BDSM FetLife, pour donner un exemple. (Je n'insisterai pas sur le problème des trolls et trolles qui y rôdent.)

Dans le même ordre d'idées, on peut trouver d'autres types de groupes pour discuter, par exemple sur des forums plus généraux comme Reddit, sur des serveurs Discord, pour parler, faire du « chat », etc.

➜ Au final, je pense qu'internet est la meilleure solution, surtout si on est timide, pas près des évènements publics BDSM, ou tout simplement qu'on a peur de montrer son visage (ce qui reste un risque, encore de nos jours). Perso, ça m'aurait bien aidé, dans les années 1980.

Rencontres BDSM : illusions, Munchs et mauvais conseils

Oct 04
Rencontres BDSM : illusions, Munchs et mauvais conseils 04 Octobre 2021 Larry

On en revient toujours au même problème : le plus GROS sujet de discussion, le plus important, c'est « comment faire des rencontres BDSM ? ».

Dès qu'on parle de ce sujet, on voit passer beaucoup de naïveté (et de désespoir), et dans les « conseils », on trouve de sérieuses perles et des stupidités sans nom !

Trop souvent, les gens se font des illusions (en bonne partie à cause d'une ignorance des réalités du BDSM), s'imaginent que passer des annonces va les aider alors que les hommes n'ont pour ainsi dire jamais de réponses, ou des moqueries et, pour les femmes, que les groupes étant surveillés par BEAUCOUP de profils d'hommes à éviter (dont des abuseurs notoires), donc le risque de tomber sur les mauvaises personnes est élevé.

Tout à l'heure, j'ai vu passer une discussion (dans un des groupes de rencontres) sur le site de communauté BDSM FetLife, qui était une bonne illustration du problème...

Je passerai sur les disputes, les trolleries des habituels @#! des groupes français (qui pourrissent la discussion), pour me concentrer sur les « conseils » donnés aux personnes qui se plaignaient de la difficulté à trouver un (et surtout une) partenaire.

Comme d'habitude, on retrouvait, ENCORE, le conseil stupide que pour faire des rencontres, il FAUT aller aux Munchs (parce que les annonces, ça ne marche pas).

COMBIEN de fois faudra-t-il que je revienne sur ce sujet ? Je sais bien que ces gens-là pensent bien faire, mais il y a des limites à l'aveuglement, ils/elles ont déjà été à des Munchs, et ont bien vu le problème, pourquoi ces gens-là ne peuvent pas en tirer la conclusion évidente ?

Le problème de FOND, imparable, impossible à nier, c'est qu'il y a très peu de Munchs en France, et ceux-ci ne regroupent qu'un nombre RIDICULE de personnes (quelques dizaines) ! Comment voulez-vous trouver là-dedans ? Si vous êtes un homme, à part si vous avez la chance d'avoir un bon physique, et un bon relationnel, vous avez à peu près ZÉRO chances ! Si vous êtes une femme, vous avez plus de chances, mais ça vous fait quand même passer à côté de 99% des candidats possibles, dont beaucoup seraient bien mieux ! Bref, de toutes façons, se restreindre à moins de 1% des gens qui font ou veulent faire du BDSM, ce n'est certainement pas une bonne stratégie !

Et là, je ne parle même pas des problèmes d'attitudes que j'ai rencontré aux Munchs où je suis allé, l'hypocrisie, le copinage, les attitudes ouvertement anti-hommes, le nombre disproportionné de gens ayant de mauvaises mentalités, etc.

C'est FOU ! Vraiment, la pensée unique dans le BDSM est quelque chose d'incroyablement fort et profond, peu importe la logique et le bon sens les plus basiques, les conseils les plus STUPIDES et INUTILES continuent de se diffuser...

Perso, j'en désespère.

Vanille ... ou pas ?

Oct 03
Vanille ... ou pas ? 03 Octobre 2021 Larry

Vous connaissez certainement le terme « Vanille ».

Si non, voici une brève explication : c'est un mot d'origine anglo-saxonne (vanilla), qui est utilisé pour désigner les gens qui ne FONT PAS de BDSM. L'idée est que la vanille, c'est un goût/parfum très courant, classique, mais un peu « banal ».

Le terme est souvent mal interprété, pris un peu comme une sorte d'insulte, alors qu'à l'origine, ce n'est pas le cas ni l'intention (bon, après, il y a toujours des gens pour se la jouer « supérieur », quel que soit le sujet, et qui l'utiliseront de façon dénigrante).

Mais un autre problème, qui est rarement évoqué, c'est que le terme est carrément TROMPEUR ! Et ça, on n'en parle pas souvent.

Souvent, le terme Vanille est donc compris comme représentant une sexualité -relativement- conservatrice, « traditionnelle ».

MAIS, comme vous le savez si vous avez lu nos statistiques par exemple, ou nos divers articles d'introduction au BDSM, en réalité, le BDSM, c'est très répandu ! Certes, peu de gens en parlent ouvertement, ou osent le reconnaître, même de nos jours. Mais énormément de gens ont des fantasmes de type BDSM et un très grand nombre en font, parfois sans même réaliser de quoi il s'agit !

Donc, en fait, le terme est VRAIMENT trompeur, il englobe trop souvent PLEIN de personnes qui voudraient, ou font (mais sans le dire), du BDSM.

C'est important d'en parler notamment pour une raison : les rencontres.

Souvent, quand on parle de rencontres, on voit passer la suggestion de « convertir une vanille ». C'est-à-dire « initier » quelqu'un qui n'est pas « dans » le BDSM. Notez que perso, c'est une des approches que je recommande le plus, en utilisant les sites de rencontres non BDSM (mais voyez la nuance qui suit).

Il me paraît important de souligner que convertir n'est PAS le bon terme : ça conforte les gens dans l'idée que trouver des personnes intéressées par le BDSM est difficile, car elles sont rares, alors que c'est FAUX ! (Trouver un ou une partenaire ayant vos centres d'intérêt BDSM, et plus, c'est une autre histoire).

En réalité, BEAUCOUP de gens n'osent pas franchir le pas, ou n'en ont pas l'occasion. Les stéréotypes et préjugés négatifs sur le BDSM n'aident pas à se « libérer » sexuellement sur le sujet. Plein d'autres en font, sans pour autant fréquenter les sites orientés BDSM (souvent à cause des préjugés, ou de difficultés d'accès, car beaucoup de sites sont en anglais).

Au final, quand on regarde sur les sites de rencontre (non BDSM), il n'est le plus souvent pas marqué que telle ou telle personne a des intérêts BDSM (ou autres). Et avec les tabous, peu osent le marquer dans leur description... Dommage ! La seule exception que je connaisse, c'est le site « OkCupid », comme son système consiste à poser des questions pour ensuite suggérer les profils qui ont des points communs, et que pas mal de questions portent sur le sexe, y compris le BDSM, le site m'avait tout de suite proposé des profils de femmes intéressées par le BDSM (et je suis sûr que c'étaient de vrais profils, car j'avais reconnu des filles croisées lors de Munchs).

Au final, je redoute que l'idée de « vanille », telle qu'elle est généralement présentée, ne fasse un peu peur aux gens, qu'ils/elles ne se rendent pas compte qu'en réalité, PLEIN de « vanilles » sont des candidats et candidates, et qu'il suffit d'évoquer le sujet (pas forcément de façon trop directe) pour lancer le dialogue...

Comme je dis toujours : il ne faut pas prendre les mots du BDSM trop au pied de la lettre !

Élection au Conseil Mondial du BDSM

Oct 03
Élection au Conseil Mondial du BDSM 03 Octobre 2021 Larry

Grande nouvelle : ce weekend, j'ai été élu à l'unanimité au rang exalté de Grand Commandeur du Conseil Mondial du BDSM !

Inclinez-vous devant ma Majesté, paysans !

LOL.

Bon, je suppose que vous aurez compris que c'est de la blague. Si vous me connaissez, que vous avez lu mes articles, ou que vous m'avez rencontré en réel, vous savez que j'aime blaguer et surtout que je déteste l'élitisme (même hors du BDSM). Bref, il est évident que je blaguais...

Mais là où moi je plaisante, d'autres se prennent au sérieux !

J'ai encore trouvé hier un de ces articles à se taper la tête contre la table...

Vous vous rappelez peut-être de l'article que j'avais publié, il y a un bon moment, sur le mythe des « obédiences » dans le BDSM. Vous savez : les soi-disant « école latine » et autre délires ridicules présentés dans un livre apocryphe, sorti tout droit de l'imagination d'une SEULE personne, qui avait tenté de nous faire croire que toutes ces élucubrations sont la réalité (LOL)...

Là, j'ai trouvé un « truc » similaire, en anglais, qui parle de soi-disant « maisons » BDSM. On y trouve de sérieux parallèles dans le délire avec le livre sur les « écoles ». Et ces gens-là présentent tout ça d'un ton super sérieux ! Je n'en reviens pas. Et ne parlons pas de leur arrogance et de leur élitisme échevelé, c'est à vomir...

La « Société Orientale » (The Oriental Society), le « Conseil Européen » (The European Council) ? N'importe quoi !

Extraits choisis (source : http://web.archive.org/web/20001119025300/http://castlerealm.com/library/formality.shtml ) :

Houses: A common term for the families or small communities that have evolved from adhering to certain social activities, social values and morals associated with the Dominant/submissive lifestyle. Each "clan" developed their own special standards, style and customs and there are wide variations as to what is acceptable within a "house." We find two distinctly different styles between the two main groups found within the term:

The Oriental Society: The lifestyle developed in the Oriental countries, mainly Japan. This group of "houses" or "families" focuses mainly on the psychological and artistic aspects of Dominance and submission. Physical punishment and pain play little part in their world and great attention is given to the surrender and control of the mind and emotions. The beauty and artistic appeal of their method is easily seen in Japanese rope bondage.

The European Council: Developed in Europe, mainly Germany, Belgium and France, this group is heavy into the more physical aspects of the lifestyle and incorporates the bulk of the BDSM practices we find today. The German houses gave birth to the PonyGirl/Boy and many of the other fetishes found in the power exchange. Within the European houses we find most of the Dominatrixes and male submissives, along with the practices associated with them, such as CBT.

[...]

Are these "houses" real or only a fantasy created by some fiction book?

These houses are very real as are the people who are involved in them. The history available dates their existence as far back as 2000 years and they most likely existed before then in a less structured manner. It is a common practice for people with similar ideals and interests to join together to share their experiences and needs, so the existence of these groups should not come as any great surprise to those who are aware of human behavioral sciences. You may not see a sign hanging over the doorway of the little white house on the corner of 3rd and Maple Street that says "Joe's D/s House and Grill," but they are there, hidden from view and doing very nicely in our everyday society.

One of the things that has undermined the existence of these houses is the current fad D/s is undergoing. It seems that every Tom, Dick and Harry has jumped on the band wagon and proclaimed themselves to be members of this or that house and boast of having their Masters degree in BDSM or D/s. The truth is that most of them are charlatans who have found a way to give credence to their misuse of power and pitiful knowledge. Their unfounded claims have planted more misunderstanding in this lifestyle than almost any other factor. Be wise and have doubts about anyone who solicits you for enrollment in a "house" especially on the Internet or at scene clubs. Most people who truly have roots in the old families are not about to proclaim it to the world.

➜ Soyons bien clairs, si vous ne connaissez pas encore trop le BDSM : tout ça, c'est à 100% BIDON, du total n'importe quoi, du pur crottin de mammouth !

Sérieusement, ça me donne envie de rire.

Leur histoire -connue- remonterait à 2 000 ans en arrière ? DE QUOI ON PARLE LÀ ? Des choses aussi VITALES pour l'histoire du BDSM, si elles étaient vraies, on en aurait depuis longtemps entendu parler ! Montrez-moi des preuves ? Hà ? Y'en a pas ? Je suis surpris (LOL). Je fais des recherches plutôt intenses sur le BDSM depuis des années, il est IMPOSSIBLE que je n'en aie jamais entendu parler ailleurs !

De toutes façons, la façon de parler de l'auteure (supposée) du texte, arrogante, hautaine, élitiste et tout, vous donne toutes les infos nécessaires pour apprécier le sérieux du reste de ses écrits. Sérieusement : lisez le reste de la page, ça explose les records de stupidité, d'ignorance, de mauvaise attitude et d'arrogance, c'est assez impressionnant...

Maintenant, vous m'excuserez, mais je dois retourner m'occuper des affaires du CONSEIL. Bon, chut, hein ! Tout ça c'est top secret !!

Les abus/traumatismes mênent-ils au BDSM ?

Oct 01
Les abus/traumatismes mênent-ils au BDSM ? 01 Octobre 2021 Larry

En faisant des recherches sur le BDSM, sur YouTube, j'ai regardé hier une vidéo d'un « psy » qui parlait du BDSM « sain ».

Bon, sa présentation n'était pas la pire que j'aie jamais vue, mais il y avait des problèmes, notamment, même s'il avait eu l'occasion de travailler avec des patients et patientes ayant des tendances au fétichisme et/ou au BDSM, il manquait CRUELLEMENT de recul, et notamment si fiait bien trop à certaines croyances de la psychiatrie qui perdurent encore, malheureusement (j'en dénonce un certain nombre dans un article sur la psychiatrie face au BDSM).

Il modérait nettement son discours, et essayait clairement de faire passer un message d'ouverture et de tolérance pour les personnes qui ne connaissent pas ce genre de choses, notamment, il expliquait que ce n'était pas « mal » en soi d'avoir ces envies ou pratiques.

Les commentaires sous la vidéos, c'était une autre histoire : PLEIN de délires, préjugés et autres, au milieu de témoignages de gens faisant du BDSM. TOUS les préjugés (toxiques), mythes et stéréotypes y passaient. Et ne parlons pas des messages dans le « chat » qui était affiché pendant sa vidéo (enregistrée pendant un « streaming »). Pas beau à lire, tout ça, les préjugés ont la vie dure, même après avoir entendu un message positif comme le sien !

Une des choses dont il a parlé, c'est la relation entre les abus/traumatismes et le BDSM. Il était très réservé dans son jugement, disant essentiellement qu'on ne savait pas vraiment ce qu'il en est.

Là, je n'ai pas compris ses hésitations : il est CLAIR que pour la majorité des gens, le BDSM n'a RIEN à voir avec des problèmes d'abus, pendant l'enfance (ou autres).

Ce n'est pas la première fois que je vois passer ce sujet, j'en ait même déjà parlé plusieurs fois avec des personnes qui m'avaient contacté sur mon site.

Pour le prouver, c'est simple :

  • d'abord, le BDSM est si répandu que c'est presque anormal de ne pas avoir de fantasmes de ce type, alors comment les abus viendraient-ils se fourrer là-dedans ? (Voir ma page de stats). Il n'y a qu'à voir autour de soi, dans des Mucnhs ou sur des forums, pour voir que ça n'a aucun sens...
  • des études sur le sujet ont clairement montré que le lien de cause à effet n'existe pas.
  • plein de gens qui ont subi des abus ne font pas de BDSM.
  • RIEN ne prouve que les gens qui ont subi des abus ou traumatismes et qui font du BDSM n'en auraient pas fait si les abus n'avaient pas existé. Et vu à quel point le BDSM est répandu, ce serait sûrement fréquent.

En fait, le problème de fond, c'est toujours le même : les préjugés infligés par les psychanalystes et psychiatres depuis le 19e siècle, qui parlaient (et parlent encore trop souvent) de choses qu'ils ou elles ne comprenaient PAS. C'est un problème bien connu pourtant : les patients ou patientes qui vont consulter des psy ne sont PAS des personnes représentatives de la population intéressée par le BDSM. Dans le même ordre d'idée, on prend ENCORE en compte une PETITE partie des gens qui font du BDSM : les plus visibles et surtout les pratiques de type SM. Ne venez pas nous dire que mettre un bandeau sur les yeux de son ou de sa partenaire, ou une petite fessée, sont le résultat d'abus, ça n'a AUCUN SENS. Mais si on part de l'idée que « tout est pervers » à part le sexe à but de procréation, évidemment, il faut bien trouver une explication. Et la tentation était forte de faire des raccourcis (stupides) avec les idées du type Freud et autres...

Ce n'est pas un sujet anodin !

En effet, ce mythe MAJEUR, a des conséquences profondes :

  • il encourage l'idée que le BDSM est une maladie, une pathologie, ou la résultante de problèmes mentaux, ce qui mêne à une stigmatisation (par la justice et les médecins, entre autres) des gens qui en font ou voudraient en faire,
  • il a un effet TOXIQUE sur les gens qui ont subi des abus : en leur présentant (à tort) le BDSM comme étant une conséquence des abus, on les empêche de vivre leurs envies, et ça, ça les culpabilise et ça leur porte un sournois préjudice. C'est un problème bien connu, mais trop peu souvent évoqué. (Le médecin dans la vidéo en parlait, chose rare).

Personnellement, je pense qu'il est carrément DOUTEUX que les envies BDSM soient la conséquence d'abus, de mauvaises expériences, etc. À part peut-être dans quelques cas rares ? Mais c'est à mon avis, de façon générale, une CROYANCE absurde (et toxique), et il serait bien qu'on puisse s'en débarrasser...

Un drôle de « club » BDSM...

Oct 01
Un drôle de « club » BDSM... 01 Octobre 2021 Larry

Dans mon 1er article sur comment minimiser les risques lors des rencontres, j'avais évoqué le cas des faux sites, créés soit pour arnaquer les gens, soit pour attirer des jeunes femmes naïves, soit les 2 en même temps...

Hier, en faisant une recherche sur le BDSM dans YouTube, je suis tombé, totalement par hasard, sur une vidéo qui m'a donné des infos sur un des sites dont j'avais parlé (sans le nommer)...

Ce site était CLAIREMENT construit pour attirer des femmes soumises inexpérimentées (et naïves), c'était absolument transparent pour qui connait un minimum le BDSM, et sait utiliser esprit critique et bon sens.

À l'époque de la rédaction de mon article, le site avait disparu, et je n'avais pas cherché à en savoir plus, ça n'avait pas d'intérêt pour moi (ni pour mes lecteurs et lectrices).

Maintenant, je sais QUI a créé ce site, et WAOU, ça confirme (en pire) le genre de choses que j'avais soupçonnées en le visitant pour la première fois (bien avant d'avoir créé mon article). Tenez-vous bien : ce site avait été créé par des gars faisant partie d'un mouvement masculiniste extrémiste (très toxique), le genre de gars qui sont militants et virulents pour leur « cause » et tiennent des discours à se taper la tête contre la table...

Dans la vidéo YouTube, on voyait même leurs têtes et l'auteur donnait leurs noms (pseudos je pense). La vidéo était en fait un réglement de compte entre plusieurs d'entre eux et l'auteur, enfin, bref, je vous passe les détails sordides (c'était pas plaisant à voir). Bon, j'ai creusé un peu pour mieux comprendre de qui on parlait (je ne connais pas ces milieux évidemment), mais je ne suis pas allé trop loin : c'était trop pénible à lire et de voir des élucubrations pareilles, ça me casse le moral. Comprenez bien que ces gars-là sont de vrais cinglés ! Dire qu'ils ont des attitudes toxiques est un énorme euphémisme.

Le plus drôle, ça m'a frappé, c'est que quand le gars qui avait créé la vidéo les avait accusés d'avoir créé le site BDSM en question, ils de défendaient en disant que « c'était juste un hoax (un canular) ». Ben voyons ! C'est pour ça qu'ils l'avaient discrètement supprimé ensuite. Non, mais sérieusement, j'avais vu le site avant qu'il disparaisse, et mon analyse était CLAIRE : pour faire un site comme ça, il FAUT avoir de bonnes connaissances du BDSM : le ton, les mots, la façon de présenter tout ça, montraient des signes FLAGRANTS de quelqu'un qui connaît assez bien le domaine pour tenir ce type de discours (y compris l'immonde élitisme qui y transparaissait). Pourquoi quelqu'un qui connait si bien le BDSM voudrait se moquer des gens qui font du BDSM ? Pourquoi faire quelque chose d'aussi élaboré, avec des fiches d'inscription, des visuels, de nombreuses pages ? C'était un GROS investissement en temps et en efforts, PERSONNE n'irait jusque-là pour juste un petit canular, à moins d'avoir de gros moyens, pas 2 gars dans leur salon... Et puis, je me répète, pourquoi l'avoir supprimé s'ils n'avaient rien à se reprocher ?

Non, pour moi, c'est clair : il y avait de mauvaises intentions, réelles, là-dessous, et ça n'avait RIEN d'une plaisanterie. J'espère d'ailleurs que personne ne s'y est fait prendre, surtout quand on voit les connards qui étaient derrière !

En tout cas, maintenant que je sais de façon certaine qui avait créé le site, ça me confirme à quel point mon analyse avait été juste...

Bondage : trouver ses cordes

Sept 29
Bondage : trouver ses cordes 29 Septembre 2021 Larry

Il n'y a pas longtemps, j'ai ajouté sur mon site un article sur le « premier bondage », que j'avais annoncé ici...

Ce qui m'avait ennuyé, c'est que je n'avais pas réussi à remettre la main sur une de mes grosses pelottes de corde : je SAIS qu'elle n'est pas loin, mais j'ai peur qu'elle ne soit planquée au fond d'une caisse difficile d'accès. Comme actuellement, j'utilise avant tout des chaînes et des menottes, je n'en ai plus autant l'usage qu'avant, donc j'en ai des bouts, en vrac, mais j'avais rangé la pelotte.

Pour illustrer mon article, j'avais donc dû racheter une pelotte neuve basique (en grande surface), mais je n'étais pas satisfait, j'aurais aussi voulu en montrer d'autres tailles !

Finalement, j'ai profité d'une visite récente à un magasin de bricolage pour refaire mon stock, et j'en ai profité pour mettre à jour mon article...

J'avait déjà été dans d'autres magasins de bricolage (plus près de chez moi), mais je n'avais PAS trouvé de plus grosses que le classique 2,8 mm.

Quand, même, c'est étonnamment difficile de trouver ce que je veux ! Le choix reste très limité, en diamètres disponibles, mais surtout en couleurs (presque aucun choix en fait). Celles qu'on trouve dans le commerce habituel sont souvent trop petites (pour un usage de bondage), les plus grosses sont du 2,8 mm, un bon format en fait, mais le diamètre minimum, selon moi.

J'en ai donc même acheté 3 types : une en 2,8 mm, une en 4 et une en 8 mm. Déjà, 8 mm je trouve que c'est trop gros. Il y avait d'autres formats intermédiaires, mais les bacs étaient vides !

Voici le résultat de ma recherche :

Un autre souci, c'est d'en trouver qui aient cet aspect « rugueux », avec des brins qui dépassent, car ça fait de bonnes sensations. Il en existe d'autres qui sont plus « douces » au toucher, mais j'aime moins. Même les cordes de types Shibari (j'en ai aussi), sont trop douces au toucher, elles sont bien pour faire du Shibari, évidemment, mais pas pour mon usage de bondage.

Au final, ce n'est pas aisé de trouver !

Enfin, là j'en ai quelques-unes, en cas de besoin urgent, LOL.

L'interview d'une dominatrice (payante) par une blogueuse

Sept 25
L'interview d'une dominatrice (payante) par une blogueuse 25 Septembre 2021 Larry

J'ai été contacté, il y a quelques jours, par une blogueuse qui m'a signalé avoir réalisé l'interview d'une dominatrice professionnelle (payante).

Comme cette interview contient un témoignage intéressant sur ce métier mal connu et mal compris, même par les personnes pratiquant le BDSM, j'ai décidé d'en parler ici.

Ça complète mon article « Comment se déroule une séance de BDSM payante ».

Notez que je suis généralement hésitant face aux interviews, car trop souvent, elles contiennent BEAUCOUP de n'importe quoi : on y trouve en pagaille toutes les idées fausses, préjugés et mythes classiques du BDSM, souvent associé à un élitisme hors de contrôle... En plus, j'ai été choqué de constater qu'un bon nombre des dominatrices interviewées montraient avoir un HORRIBLE CARACTÈRE, je ne comprends pas qui peut vouloir aller visiter (et payer, en plus) des personnes ayant des personnalités aussi toxiques...

Évidemment, si j'ai accepté de parler de cette interview-ci, c'est parce qu'elle ne tombe PAS dans ces travers détestables...

(ATTENTION, comme toujours : le fait que je référence un texte ne veut PAS dire que je suis forcément d'accord avec tout ce qu'il contient.)

Voici le lien vers l'interview (en français, c'est assez rare pour qu'on le souligne) :

https://hippytrip.travel.blog/2021/08/10/nounoudomina/

C'est donc une interview assez intéressante, qui présente -brièvement bien sûr- le parcours de la dominatrice, dont sa première séance, et ses types d'activités. Remarquez qu'elle est encore relativement débutante dans le BDSM (3 à 4 ans).

Ha, un truc : ignorez la partie où elle parle du « patriarcat », le problème qu'elle soulève n'est pas spécifique aux hommes et provient en réalité des problèmes profonds, que je dénonce depuis longtemps, d'ignorance sur le sexe, aggravés par les délires des psychiatres et autres médecins qui ont pathologisé les pratiques de type BDSM depuis le 19e siècle...

Je profite aussi de cette opportunité pour souligner un point important : cette dominatrice pro décrit SES expériences. On ne peut PAS en tirer de « grandes conclusions » sur le BDSM payant en général, ou sur les profils types des hommes soumis ou quoi que ce soit du genre. Je le précise, car dans trop d'interviews, surtout celles qui sont utilisées dans des livres (supposés sérieux, mais qui ne le sont PAS), un ou 2 exemples de ce type sont pris comme étant représentatifs et leurs auteurs ou auteures en tirent plein de conclusions le plus souvent totalement BIZARRES et à côté de la plaque... J'en reparlerai dans mon article à venir sur « le Travail du sexe dans le BDSM ». Trop de gens en comprennent toujours PAS qu'une anecdote n'est pas une statistique ! Et conclure des choses sur le BDSM en général, à partir d'infos sur le BDSM payant, c'est n'IMPORTE QUOI ! Or, j'ai trouvé des livres qui font exactement ça !

« Red Flags » : une incroyable accumulation de STUPIDITÉS

Sept 18
« Red Flags » : une incroyable accumulation de STUPIDITÉS 18 Septembre 2021 Larry

Il n'y a pas de limites à la STUPIDITÉ, c'est effrayant !

Je me suis remis à travailler sur la suite de ma série d'articles pour « Minimiser les risques lors d'une rencontre BDSM » (le premier est déjà paru).

En reprenant les références vers des articles parlant du « vetting » (validation) et des « red flags », je suis retombé sur les stupidités dont j'avais déjà parlé dans le premier article (et brièvement dans d'autres). C'est FOU ! Comment tous ces gens-là peuvent-ils (et elles) écrire des absurdités pareilles ? Ça ne tient pas la route, personne de sensé ne devrait prendre ça au sérieux !

Dans ce 2e article, je vais -entre autres- présenter une sélection de texte sur le vetting et les red flags. Seuls une toute petite poignée d'entre eux sont corrects et ne contiennent pas (ou peu) de ces absurdités et autres délires...

Prenons le dernier exemple en date, voici un extrait, qui vous dit tout ce que vous avez besoin de savoir sur la mentalité de son auteur...

Depending on who you speak with or what survey has been completed, the numbers can range between 1 real Dominant for every 10 – 1000 submissives.

Selon cet auteur, il y aurait un seul « vrai » dominant pour 10 à 1 000 personnes soumises...

Est-ce nécessaire d'ajouter un COMMENTAIRE face à un tel degré de CONNERIE (excusez la vulgarité, mais il n'y a pas d'autres mot qui soit assez fort) ?

C'est FOU ! Comment peut-on être si étroit d'esprit, si éloigné de la réalité, si élitiste ? Je n'en reviens pas.

Et ne croyez pas que ce soit un cas exceptionnel, que j'aurais choisi spécialement. Ho, non, ce n'est qu'UN exemple pris au hasard, le dernier qui m'est tombé sous les yeux. J'ai plein d'autres exemples dans le même style.

Vous savez, je n'en parlerais pas si c'étaient juste des élucubrations d'une minorité d'extrémistes, que presque personne ne lit ou prend au sérieux. Mon souci, c'est qu'on parle de la majorité des textes qui sont comme ça, et plein sont bien référencés chez Google par exemple : on tombe aisément dessus en faisant des recherches sur « vetting » ou « red flags », après tout, c'est comme ça que je les ai trouvés moi-même !

Franchement, ça me décourage, profondément, de lire des « trucs » comme ça, et de savoir que plein de gens qui n'ont pas de connaissances en BDSM, pas de recul, vont tomber dessus et penser que vu que leurs auteurs et auteures sont « dans le BDSM », que c'est la vérité...

POURQUOI ? POURQUOI est-ce que toutes ces absurdités sont si répandues ?

Pourquoi suis-je un des seuls à défendre la vérité et à dénoncer tous ces non-sens (pourtant évidents si on a un peu de sens critique) ? Ce n'est pas comme si ce que je dis était compliqué et difficile à comprendre.

Censure/bannissement : le problème des « plateformes »

Sept 16
Censure/bannissement : le problème des « plateformes » 16 Septembre 2021 Larry

Je voulais revenir sur le problème posé par les « plateformes » du web, du style Blogs, Twitter, Facebook, YouTube, et autres...

Vous aurez peut-être remarqué qu'on parle BEAUCOUP depuis ces dernières années des problèmes de « deplatforming » : quand un compte est banni d'une des grandes plateforme internet, généralement sans recours. On en a beaucoup parlé dans un contexte politique (notamment avec les élections américaines), mais c'est un problème bien plus général !

La vérité, c'est que si vous utilisez un de ces services (généralement gratuits) pour publier du contenu, vous êtes complètement à leur merci, et en cas de problèmes, leur support technique est ridicule, ne résoud le plus souvent RIEN, et il est impossible de contacter une vraie personne, à part si on est une célébrité...

Et le souci, c'est qu'il est difficile de toucher le public sans utiliser ces plateformes, qui ont souvent des monopoles de fait. Et pour les Blogs, il est -très- (trop) difficile pour une personne moyenne de mettre soi-même en place son Blog perso (comme celui que vous lisez actuellement).

Pour vous donner un exemple, sur mon site principal, Google m'envoie 99% du trafic venant de moteurs de recherche... Quand j'ai des soucis avec eux (c'est arrivé plusieurs fois), je ne peux RIEN FAIRE ! Et je ne peux pas m'en passer, puisque ça représente au final 85% des visites totales !

Bien sûr, le problème est d'autant plus grand que vous parlez de sujets « sensibles », comme la politique ou, ce qui nous intéresse ici, la sexualité ou le BDSM...

Remarquez que même pour des sujets totalements banals, disons les échecs, la cuisine, l'élevage du lapin nain angora, vous pouvez être ciblé ou ciblée par des trolls/trolles qui peuvent vous faire bannir (en abusant du système) avec trop souvent aucun recours !

Comme je navigue depuis des années dans le sujet de la sexualité en général et du BDSM en particulier, je suis -malheureusement- bien placé pour parler des problèmes rencontrés quand on traite ces sujets...

Vous vous rappelerez peut-être que j'avais été banni de Overblog, sans explication ni avertissement. Ce qui m'avait forcé à mettre en place ce blog de remplacement en catastrophe... Ça avait aussi eu un terrible impact sur mon référencement chez Google. Et encore, moi au moins, j'avais presque tout sauvegardé (par prudence), donc je n'avais pas perdu mon contenu. Au même moment, d'autres personnes avaient aussi été « purgées » d'Overblog, et avaient TOUT PERDU ! Des années de travail disparues en un clin d'oeil ! (Notez qu'il n'y avait pas de système de sauvegarde simple disponible, moi je sauvais mes pages manuellement !).

Et ça ne m'était pas arrivé que chez Overblog, ça m'était aussi arrivé sur d'autres Blogs et sur Twitter. Sur un blog français, j'avais été banni (sans explications bien sûr) au bout d'une heure, sur Twitter, au bout de quelques minutes (avant même d'avoir fini de mettre à jour mon profil !). Pour Twitter, j'avais protesté, et au bout de quelques jours, mon compte avait été rétabli, mais partiellement : je n'ai JAMAIS depuis pu le faire totalement rétablir (malgré d'autres demandes) : il m'est interdit de créer des tweets... POURQUOI ? Je n'avais même pas fini de remplir mon profil ! La seule explication que je vois : mon pseudo contenait le mot « BDSM ». Et attention ! J'avais bien vérifié que je respectais les règles et tout, je m'étais méfié, mais ça n'avait servi à RIEN. Le plus bizarre, c'est que le BDSM n'est PAS banni de Twitter, j'ai trouvé PLEIN de comptes (dont certains sont même illégaux aux USA) sur le sujet !

LE SOUCI, c'est que quand leurs système automatiques font n'importe quoi (cas fréquent), vous dépendez de la personne du support qui traite votre cas, et si vous tombez (cas fréquent) sur des gens qui sont effarouchés par tout ce qui touche à la sexualité : BAM. Et aucun recours possible.

Comme Twitter ou Facebook sont des monopoles de fait dans leurs domaines, en être banni vous restreint BEAUCOUP pour communiquer avec votre public !

J'avais envisagé de faire des vidéos parlant du BDSM, mais quand j'ai vu l'arbitraire TOTAL sur Youtube, j'ai laissé tomber l'idée... Je ne veux pas être dépendant d'eux et voir soudainement mes vidéos disparaître parce qu'ils ont décidé de purger pour l'utilisation de tel ou tel mot ou tel ou tel thème. Imaginez une vidéo sur le CNC, surtout les « fantasmes de viol ». Je me demande combien de temps elle resterait en ligne, quand on voit que maintenant des mots parfaitement banals sont interdits !

Laissez-moi vous dire qu'écrire sur ces sujets, ce n'est pas drôle ! Et plus le temps passe, plus je constate à quel point il y a des problèmes. Bien sûr, maintenant, je suis totalement indépendant : j'héberge moi-même tous mes sites majeurs, mais ce n'est pas à portée de tout le monde.

C'est FOU !

Jusqu'où vont tous ces préjugés et idées fausses, cette peur de « parler sexe » (car c'est ça le problème de fond) ?