Des « malades mentaux » qui se cachent bien...

Mai 13
Des « malades mentaux » qui se cachent bien... 13 Mai 2020 Larry

La stupide « performance » ignorante d'un certain syndicat sur Twitter le weekend dernier (voir notre présentation complète) nous a encore confronté aux préjugés contre le BDSM.

Voici la perle qu'ils ont sorti, d'un ton docte et « donneur de leçon » :

Nous rappelons que le sado-masochisme est une perversion sexuelle [...]

C'était embarrassant de lire des absurdités pareilles...

Mais cet énième jugement ridicule nous a rappelé quelque chose dont nous voulions parler depuis longtemps.

Préjugés

Nous avons déjà parlé de nombreuses fois des mythes et préjugés classiques contre le BDSM. Nous lisons régulièrement des jugements ignorants du style (orthographe non corrigée) :

  • A dégagez les cinglés !
  • tordus
  • détraqué
  • demeurés
  • déviance
  • pathologiques
  • bizarre
  • etc.

Quand aux attaques plus complexes, elles vont loin : depuis le « c'est contraire à l'amour vrai », à toutes les accusations d'abus, de viol, et autres, les plus monstrueuses. Certain-e-s extrémistes (généralement anti-sexe et anti-hommes) ne tarissent pas d'accusations hallucinantes à des années lumières de la réalité (de vrais délires !).

Le paradoxe

Mais, avez-vous remarqué le problème de ces accusations et préjugés absurdes ?

Si on écoute tous ces gens-là, faire du BDSM est être un vrai monstre (surtout pour les hommes dominants, bien sûr, qui sont toujours les plus attaqués et diffamés).

Et pourtant, ils et elles ne sont pas capables de dire qui fait du BDSM ou pas...

Vous allez peut-être dire que c'est normal, ce n'est pas écrit sur le visage des gens. Oui, mais ça, c'est ce que pense une personne sensée. Quand vous lisez les accusations que nous lisons, elles ne laissent aucun doute sur le fait que ces « comportements monstrueux » devraient se voir dans toutes les actions des gens qui font du BDSM. On parle d'accusations du genre « BDSM = viol » ou assassiner/torturer des bébés et des châtons ici (nous n'inventons rien, ce sont de vraies accusations !)

Pourtant, quand telle ou telle personne connue ou même de leur entourage s'avère faire du BDSM, c'est la surprise : « j'aurais pas cru ça de lui/d'elle ».

Ben oui, elles sont bien cachées ces personnes qui sont si « monstrueuses ».

➜ Peut-être parce que ce qu'on fait dans sa chambre à coucher ou en soirée n'est pas pareil à ce qu'on fait en dehors ?

Mais cette évidence est visiblement difficile à comprendre pour un bon nombre de personnes...

Il faudra encore longtemps avant que parler de sexualité au sens large, et de BDSM en particulier, ne résulte plus en une déconnexion instantanée du cerveau pour tous ces gens-là.