Les délires sur FetLife : le Kink est de l'appropriation ?

Juin 17
Les délires sur FetLife : le Kink est de l'appropriation ? 17 Juin 2020 Larry

Nous trouvons vraiment beaucoup (trop) de n'importe quoi sur les forums ou dans les écrits du site BDSM FetLife.

En parcourant les écrits de la rubrique « Fresh & Pervy » du site BDSM FetLife, une rubrique affiche tous les écrits (publics) de toutes les personnes inscrites sur le site, nous avons trouvé encore trouvé des perles à se taper la tête contre le mur.

1) Se plaint du racisme, tout en étant raciste lui-même

Par exemple, cet homme (américain) qui trouve du racisme absolument partout (et, bien entendu, qui accompagne ça d'un énorme racisme, mais il refuse de voir le paradoxe de son attitude).

Attention, soyons clairs : nous ne parlons pas de quelqu'un qui pointe du doigt le racisme quotidien, celui que parfois on ne voit plus tellement il est sournois. Non, non, là nous parlons vraiment d'un gars qui pense que TOUT est raciste, c'est effarant.

Son texte était si outrancier et dément, que nous préférons ne pas en montrer des extraits.

Mais nous allons juste vous donner un exemple : selon lui, le BBW est raciste. (BBW = Big Beautiful Women) Quoi que vous pensiez du concept de BBW, en quoi est-ce que ça a un rapport avec le fait d'être noir ou blanc, ou autre ? En quoi est-ce raciste ?

Nous espérons que vous n'avez pas un chat noir, ou un chat blanc, parce que là, en voyant ça, il ferait une crise d'apoplexie...

C'est déconcertant et effrayant de lire des choses pareilles.

2) Kink = appropriation !!!  (LOL)

Mais notre exemple majeur est un autre écrit, celui d'un homme qui part dans un délire absolument incompréhensible dans lequel il prétend que le Kink (ce qui inclut le BDSM) est « de l'appropriation ».

Ça nous a paru si bizarre que nous avons lu le reste de son texte. Au début, nous avions pensé qu'il visait un certain Kink (probablement le race-play), son texte avait l'air d'être une réponse à quelqu'un d'autre, peut-être à un autre écrit.

Mais non. Pas du tout !

Il parle bel et bien de toutes les activités de type Kink. en les accusant d'être de « l'appropriation culturelle ». Parce que, selon lui, le Kink provoque des émotions et réactions chimiques dans le cerveau qui sont comparables aux problèmes sociaux rencontrés aux USA.

C'est dément !

Ça n'a absolument aucun sens ! Si on part dans cette direction, alors tout peut être jugé ainsi. Et ne parlons pas du fait que non, le Kink n'est pas forcément ce qu'il décrit, encore le même, éternel, problème de vue étroite du Kink/BDSM, sa vue du kink n'est pas la seule existante !

Et même, en quoi est-ce qu'il y a « appropriation » là-dedans ? Au mieux, si on accepte (malgré le côté dément) sa comparaison, il y a juste des points communs entre les 2 concepts, que vient faire la notion d'appropriation là-dedans ?

C'est effrayant. Tous ces gens veulent absolument trouver des choses à critiquer, à « dénoncer », peut leur importe de déformer complètement les choses, de les interpréter hypocritement, et trouver le mal même dans les choses les plus anodines ou innocentes. Pourtant, il ne manque pas de vrais problèmes, on se demande pourquoi ils (ou elles) ont besoin d'en inventer !

Encore une fois : bonjour l'ambiance !

Les conseils d'une dominatrice pro pour ne pas se faire arnaquer

Juin 16
Les conseils d'une dominatrice pro pour ne pas se faire arnaquer 16 Juin 2020 Larry

En parcourant les écrits de la rubrique « Fresh & Pervy » du site BDSM FetLife, nous sommes tombés sur un écrit très intéressant. Après lecture, nous nous sommes aperçus qu'en fait la version d'origine est accessible librement sur internet, donc nous allons vous fournir le lien et quelques commentaires.

Remarque : son texte est surtout utile pour les homme soumis cherchant une dominatrice payante. Mais bon nombre de conseils s'appliquent aussi pour des rencontres non payantes.

Notez que la page est en anglais uniquement.

Source : « Impersonators, Scammers, and General Tomfoolery » https://youremybit.ch/impersonators-and-scammers

Ce texte est écrit par une dominatrice professionnelle (voyez notre article sur les séances de BDSM payantes) qui explique d'abord qu'elle a encore (c'est fréquent) été contactée par un homme qui désirait prendre un RDV mais qui était tombé sur une (ou un) escroc qui se faisait passer pour elle.

Elle explique d'abord qu'elle passe beaucoup de temps à lutter contre de tels escrocs qui se font passer pour elle. Typiquement, ceux-ci se font verser une « avance » par leurs proies, et il n'y a pas de suite, pour des raisons évidentes ! À 500$ par victime qui se laisse avoir, c'est plus que rentable, ce qui explique probablement pourquoi les escroqueries de ce type fleurissent...

La seconde partie de son post explique comment faire pour repérer les escrocs.

Nous ne ferons ici qu'un très bref passage sur ces conseils, nous vous suggérons de lire son article si le sujet vous intéresse vraiment.

La plupart des conseils en question n'ont rien de neuf, vous aurez pu les lire ailleurs, mais vu le nombre de victimes, il semble utile de les répéter. Nous trouvons intéressant d'avoir la perspective de quelqu'un qui est dans le métier, et qui voit directement ces problèmes.

Points à surveiller :

  1. Trop beau pour être vrai ?
  2. A-t-elle fait le premier pas ? Nous avons déjà rencontré personnellement ce genre de chose, sur notre site (oui, vraiment : on nous a écrit pour nous proposer des séances, ce qui était plutôt bizarre), mais aussi en nous inscrivant sur des sites de rencontre BDSM : 5 min après, nous recevions déjà des demandes/propositions...
  3. Est-ce que sa façon de s'exprimer change selon les moments ?  C'est le signe de gens qui copient/collent des textes.
  4. A-t-elle un site web et une présence sur les media sociaux ?
  5. A-t-elle des photos en bonne qualité ?
  6. Vérifier ses photos avec un recherche photo de Google.  On a souvent des grosses surprises en faisant ça sur les sites de rencontre, surtout si les photos sont trop belles, trop « pro »...
  7. L'orthographe du nom est-elle correcte ? Ici, elle explique que des escrocs ne sont même pas capables d'orthographier son nom correctement ! Surprenant.
  8. Vérifier le niveau de grammaire.
  9. Demande-t-elle d'utiliser Western Union ? (pour des transferts d'argent)
  10. Est-ce que la ville de destination de l'argent est la même que sa ville de résidence supposée ?
  11. Discute-t-elle gratuitement ? Les pros ne perdent pas leur temps à faire ça gratuitement...
  12. A-t-elle des comptes de media sociaux différents ?

Comme vous le voyez, rien de bien nouveau. Mais venant de quelqu'un qui sait comment ça se passe en vrai, ses explications ont du poids...

N'hésitez pas à aller lire l'article complet.

100 articles !

Juin 16
100 articles ! 16 Juin 2020 Larry

Nous venons de publier notre 100e article sur notre site principal !

Après 3 ans et 3 mois de travail, nous avons finalement atteint une étape symbolique majeure avec ce centième article. Le chemin fut long, et difficile, mais nous sommes très fiers d'en être arrivés là.

Cet article symbolique a un sujet qui est lui aussi assez symbolique : « Comment introduire le BDSM dans votre relation ».

Notez qu'en fait, nous avions plusieurs candidats pour ce 100e. Au départ, nous avions pensé utiliser notre article sur le choix d'une valise, à cause de son côté hors norme et un peu humoristique. Mais, nous avons finalement sélectionné l'autre (qui était prévu pour le 99e) parce que son sujet est nettement plus important...

Ce 100e article nous a donné bien du mal. Comme à chaque fois, les idées ne manquent pas et le plan du texte semble assez simple, mais à chaque fois que nous rédigions une section, nous nous apercevions de nouveaux problèmes et facteurs à présenter. C'est un problème classique, que nous rencontrons pour tous nos articles, mais ici, il s'est avéré particulièrement critique. Et comme nous ne voulions pas nous limiter au type de présentation simpliste que nous trouvons dans la majorité des écrits sur ce sujet, nous avons dû revenir de nombreuses fois sur le sujet et faire plein de changements. Au final, nous aurions dû le publier il y a presque 2 mois...

Nous avons aussi eu quelques petits soucis avec la présentation de la bannière pour annoncer ce 100e article. Elle était mise en place depuis longtemps, mais au dernier moment nous avons découvert un problème d'affichage. Donc, nous avons dû faire en urgence des modifications, c'était super stressant, et ça explique les quelques bizarreries d'affichage que vous aurez pu observer si vous êtes allé consulter le site pendant les 2 heures qu'ont duré nos corrections...

Une chose nous a aussi surpris : après avoir envoyé notre 5e newsletter, pour avertir de la publication du 100e article, nous avons donc fait diverses corrections. Celles-ci terminées, nous sommes allé sur notre console de webmaster Google pour voir si nous pourrions ajouter cet article manuellement. Il avait déjà été ajouté ! Dans l'intervalle d'environ 2 heures entre la publication de l'article et notre arrivée sur la console, les robots de Google étaient déjà passés nous voir et la page était entrée dans leur index ! Étonnant ! Surtout quand on sait que nous avons encore des articles pour lesquels nous devons demander l'indexation manuellement parce que Google ne les prend pas en compte, pour de mystérieuses raisons...

Enfin, après le stress -intense- de ces dernière semaines, nous sommes soulagés d'avoir enfin passé cette étape !

Nous avons plein d'articles, sur divers sujets, en cours et à venir.

Le 101e sera probablement une nouvelle histoire (inventée donc). L'article est déjà bien avancé et raconte encore une « aventure » de Ludd. Cette fois, il s'agira aussi d'une illustration d'un Mindfuck BDSM. Encore une histoire qui commence sur quelques pages mais gonfle énormément, nous dépasserons probablement les 20 pages de texte.

(MàJ du 23 juin) Ça y est, notre nouvelle histoire a été ajoutée : Ludd et l'ADREFA : la visite de L-22. Elle fait 29 pages !

À bientôt pour la suite !

Quand faire du BDSM vous devient absolument normal

Juin 13
Quand faire du BDSM vous devient absolument normal 13 Juin 2020 Larry

Vous êtes-vous déjà demandé ce que ça peut être que d'être « à fond » dans le BDSM ? Ce que ça veut dire de considérer ça comme normal, plus que normal même : quelque chose de si naturel pour vous que ça fait partie de vous, que vous ne voyez même plus ça comme étant tabou ou gênant de quelque façon que ce soit ?

Nous l'avons déjà expliqué de nombreuses fois : dans le BDSM, il y a de tout, des gens qui font du soft, du hard, qui pratiquent une fois de temps en temps, selon l'humeur, ou qui sont à fond dedans. Les envies, les attentes, les goûts, varient très fortement. Et bien entendu, si on regarde qui est à fond dans le BDSM, plus les pratiques sont hard ou intenses, plus le nombre de personnes concernée est faible...

L'auteur fait partie de la minorité de personnes qui considèrent le BDSM comme faisait partie de leur vie, comme quelque chose de totalement naturel, de normal.

Bien sûr, ça n'a pas toujours été ainsi, nous avons évolué depuis les années 1980/1990, quand le BDSM était encore « enfermé dans son placard », une époque où aller dans un sex-shop était une opération discrète, et le sex-shop BDSM n'était annoncé que par une simple enseigne surmontant une porte anonyme...

Notre vision...

Pour nous (homme dominant hétéro), il est -par exemple- parfaitement naturel d'avoir au milieu de la chambre à coucher des caisses entières remplies d'accessoires « kinky » (jouets sexuels en tout genre, vibrateurs, rabbits, plug anal en métal, et autres) et BDSM (paddles, pinces de provenances diverses, bougies, plugs gonflables, menottes, bâillons, bandeaux, eStim, violet wand, etc.).

De la même façon, nous avons des chaînes placées en permanence autour de notre lit pour attacher des soumises.

Quand nous voyons des bougies dans un magasin, nous pensons à l'usage que nous pourrions en faire sur le corps d'une fille attachée sur le lit, pas pour éclairer... Et quand nous passons dans un magasin de bricolage, c'est souvent en quête de matériels pour nos activités BDSM. Si vous nous croisez dans une animalerie, en train de choisir un collier ou un jouet pour chat ou chien, ne soyez pas surpris-e en apprenant que ce n'est pas réellement pour un animal...

Enfin, avoir des visiteuses, déshabillées dès l'entrée, qui se baladent nues, parfois en portant des plugs dans divers orifices, ou des pinces sur les seins, dans l'appartement, nous est parfaitement naturel aussi.

Pour un aperçu plus détaillé de la façon de penser d'un dominant, vous pouvez lire notre interview, ou celle d'un collègue de Munch, ayant des idées différentes (évidemment).

Vous pourrez aussi lire des histoires vraies de rencontres BDSM, basées sur nos expériences, sur notre site, actuellement nous avons deux épisodes : Ludd & Uki, la 1ère rencontre et Ludd & Suzie, l'initiation.

Tout ça peut vous sembler un peu bizarre sur les bords, mais quand on a l'habitude, ça paraît vraiment parfaitement anodin !

Pourquoi le BDSM n'a pas de symbole officiel

Juin 13
Pourquoi le BDSM n'a pas de symbole officiel 13 Juin 2020 Larry

Vous vous êtes peut-être déjà posé cette question : pourquoi le BDSM, une activité ancienne, et plus pratiquée qu'on ne pense généralement, n'a-t-il pas de symbole, de signe reconnaissable, officiel ?

Nous pourrions répondre dans un premier temps, tout simplement, que la raison est parce qu'il n'y a aucune organisation officielle reconnue pour le BDSM...

Nous pourrions arrêter cet article ici (LOL)

Mais les choses ne sont évidemment pas si simples...

L'exemple du drapeau LGBT

D'abord, prenons l'exemple du drapeau LGBT (avec son arc-en-ciel). Ce symbole est très connu et associé aux mouvements gays, on le voit par exemple affiché devant des bars gays, mais aussi à plein d'autres endroits, y compris sur internet. Pourtant, il n'existe pas d'organisation officielle LGBT reconnue, il existe des quantités d'organisations, dans de nombreux pays, mais aucune ne représente la totalité des personnes LGBT.

Il est donc clairement possible d'avoir un symbole fort, reconnu, sans pour autant devoir dépendre d'une organisation centrale, il suffit que suffisamment de personnes décident de suivre l'exemple de la personne qui a créé le symbole...

Pour une explication de l'origine du drapeau en question : https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_arc-en-ciel#Drapeau_du_mouvement_LGBT.

Le triskelion

Il y a eu des tentatives de création de symboles pour le BDSM, la plus connue étant le triskelion, un symbole ayant des points communs avec le triskèle breton (voir Wikipedia) et plus ou moins inspiré par le symbole Ying-Yang ainsi que par les descriptions du livre « histoire d'O ».

Vous trouverez dans le visuel de cet article des exemples de triskèle (à gauche) et de triskelion (à droite).

Notez qu'il y a eu des disputes sur le design d'une version du triskelion, mais nous avons vu ce symbole être utilisé ici et là.

Pourtant, nous ne dirons pas qu'il fait l'unanimité, très loin de là !

En plus, ce symbole est assez ambigu, car proche de divers designs existant (de type triskèle), ce qui pose un gros problème de confusion potentielle. Imaginez aborder quelqu'un qui arbore un symbole similaire mais qui ne fait pas de BDSM, bonjour le malentendu !

Pour plus d'infos :

Confusions

Nous avons lu et vu sur Youtube, des personnes qui associaient (à tort) le BDSM aux chokers (petits colliers serrés autour de la gorge) portés par les femmes.

Hem. Non : c'est juste un accessoire de mode, qui revient régulièrement, c'est tout !

Même les colliers façon BDSM (style collier pour animal) ne sont pas réellement un symbole sûr, quand on est en public, hors d'un club BDSM, car parfois des filles le portent comme accessoire de mode ! Imaginez les malentendus si vous vous y fiez !

Nous avons rencontré dans un magasin, il y a quelques années, une fille (environ 18 ans) qui portait un petit collier noir avec une attache, bref le genre de choses typiquement associées au BDSM. Nous avons été tentés de lui demander si elle connaissait la signification du collier, mais elle le voyait presque certainement comme un simple accessoire de mode.

Le problème de fond

Selon nous, il est difficile, presque impossible de décider réellement d'un tel symbole, même si tout le monde se mettait d'accord sur un visuel (comme le Triskelion).

Et même si c'était possible, ça poserait un gros problème : porter un tel symbole sur soi, pour indiquer aux connaisseurs et connaisseuses que vous êtes « dans le BDSM », ne marcherait pas longtemps.

En effet, c'est un argument présenté dans les liens que nous avons présentées au-dessus (pour le Triskelion), mais ils oublient un petit problème : si le symbole était adopté, il ne faudrait pas longtemps pour que ça se sache en dehors et ça crérait au moins 2 problèmes majeurs !

1) discrimination

Hé oui, le BDSM est encore très mal vu du grand public, malgré quelques progrès récents. Porter un tel symbole au bureau, par exemple, serait presque du suicide pour votre carrière.

2) autres risques

La discrimination n'est pas tout, vous auriez certainement des gens qui iraient vous agresser verbalement ou même physiquement ! C'est une certitude.

Enfin, un autre souci est pour les femmes : vous savez probablement qu'un certain nombre d'hommes ne faisant pas de BDSM s'imaginent (à tort évidemment) que les femme soumises sont un « bon plan », qu'elles sont forcément « faciles », etc. Imaginez porter un symbole qui vous identifie comme faisant du BDSM : ce serait la certitude d'être harcelée (voire agressée) sans arrêt par ce type de personnes !

Conclusion

Il nous paraît difficile d'avoir un réel symbole partagé.

Nous nous demandons même si ce serait souhaitable (du moins, à notre époque).

Pourquoi nous recommandons de commencer le BDSM avec un bandeau

Juin 12
Pourquoi nous recommandons de commencer le BDSM avec un bandeau 12 Juin 2020 Larry

Une des questions récurrentes des personnes qui veulent expérimenter le BDSM est « comment introduire le BDSM dans mon couple ? ».

C'est une question complexe, car elle dépend totalement -évidemment- de la situation de chacun-e.

Néanmoins, une des choses simples que nous suggérons est de débuter avec un bandeau : acheté dans un sex-shop, cousu par vos soins (vous en trouverez une illustration au début de cet article), ou à défaut, une simple écharpe légère ou un foulard feront l'affaire.

Il est facile d'improviser de quoi masquer les yeux de votre partenaire, c'est un gros avantage.

Un point majeur est qu'utiliser un bandeau est une pratique répandue, et qui n'a pas besoin d'être associée au BDSM et encore moins à ses aspects les plus « effrayants » comme le fouet, ou même tout simplement les menottes.

Pour introduire le BDSM dans votre relation, à part si vous avez déjà une discussion très ouverte sur la sexualité, mais alors vous ne liriez pas cet article, la règle numéro un est de ne pas utiliser les termes « BDSM » ou « SM » ou « sadomaso », car ceux-ci sont associés -à tort- à des mythes, préjugés et plein de croyances bizarres, dues à l'ignorance.

Utiliser un bandeau est simple, facile, peu coûteux, pas risqué et permet pourtant plein de jeux intéressants, surtout si vous associez son usage à une plume ou un glaçon, etc.

De tous les accessoires utilisés dans le BDSM, nous pensons que c'est celui qui est à la fois le plus simple, le plus versatile, tout en ayant un côté domination/soumission implicite mais qui reste non menaçant.

Notez que pour faire du BDSM on n'a pas forcément besoin d'accessoires, mais les pratiques de type domination peuvent être difficiles à faire passer au début, plus qu'un gadget simple et « ludique » comme le bandeau.

Vous n'avez plus qu'à essayer !

Une illustration du problème des introductions au BDSM qui contiennent des erreurs grossières

Juin 11
Une illustration du problème des introductions au BDSM qui contiennent des erreurs grossières 11 Juin 2020 Larry

Nous avons déjà parlé à de multiples reprises des problèmes posés par les études sur le BDSM qui ne sont pas fiables ou pas sérieuses (et ne parlons pas du problème des écrits inaccessibles qui rendent très difficile toute tentative de critique).

Vous le savez, les mythes, préjugés et autres délires sont profondément enracinés dans le BDSM.

Nous avons aussi déjà parlé d'un problème de fond : comment faire confiance à des écrits qui contiennent des erreurs ? Même si l'auteur-e a de bonnes intentions, est sincère, si il ou elle mélange le vrai et le faux, comment voulez-vous utiliser un tel document ? Et ne parlons pas de la -grande- difficulté si on débute pour distinguer ce qu'il faut garder ou jeter !

Nous sommes retombés tout à l'heure, par hasard, sur un exemple de ce genre de problèmes que nous avions rencontré il y a plusieurs mois.

Cet article, en anglais, tente de démythifier le BDSM. Manque de chance, malgré la bonne volonté manifeste de l'auteur, il le fait en utilisant quantité de mythes/préjugés. C'est légèrement gênant...

Référence : The Truth About BDSM Relationships

L'article n'est pas 100% à jeter, il présente bon nombre d'aspects du BDSM de façon, disons, décente, malgré des raccourcis que nous pardonnerons. Mais nous allons vous présenter ci-dessous quelques-uns des gros problèmes trouvés dans son texte.

Notez que dans nos observations, les écrits sur le BDSM provenants de psychiatres, psychanalystes et même psychologues, sont parmi les plus problématiques et généralement fourrés d'erreurs, de préjugés, voire de délires dans les cas extrêmes.

Sadly, media BDSM has grossly distorted the pain that submissives experience. It’s more theatrical than real. When performed by ethical, nurturing dominants (“doms” or “tops, ), BDSM is never abusive.

Premier problème majeur : non, le BDSM ce n'est pas que la douleur ! C'est une erreur critique, et dans tout son texte il vous donne uniquement la vision que « BDSM=SM (=douleur) », ce qui est un mythe majeur que nous dénonçons depuis des années !

Ensuite, dire que le BDSM est plus théatral que réel est absurde, surtout quand on lit la citation suivante (qu'on trouve plus bas dans son texte) :

BDSM is more theatrical than real. Participants carefully choreograph their moves in advance.

Non ! C'est n'importe quoi !

Les participant-e-s choérographient tout à l'avance ? N'importe quoi ! Rares sont les personnes qui théatralisent vraiment et suivent un scénario très précis. Ça existe, nous le savons, mais c'est une infime minorité. Parler avec des gens lors de Munchs, soirées ou sur les forums BDSM vous le montre immédiatement...

Il parle clairement d'un sujet qu'il ne connaît pas vraiment !

Vous avez remarqué que son assertion est très forte, pas nuancée. On ne peut pas pardonner une erreur aussi énorme quand on pense que les gens qui vont lire ce texte sont principalement des débutant-e-s ou des personnes curieuses, qui évidemment, ne pourront pas se rendre compte de l'énormité de cette erreur.

First, participants agree on a “safe” word, a stop signal that the sub can invoke at any time. The safe word immediately stops the action—at least until the players have discussed the reason the bottom invoked it, and have mutually agreed to resume. A popular safe word is “red light.”

Ensuite, il parle assez longuement des mots d'arrêt (safewords).

Ça fait des années que nous nous battons contre ce mythe : non, les safewords ne sont pas indispensables, ils sont rarement utiles et peuvent aisément devenir dangereux (surtout si on débute).

Il ne fait ici que répéter sans comprendre ni prendre de recul, ce qu'on lui a dit ou ce qu'il a lu.

Un dernier problème : dans à peu près tout son texte, l'auteur parle de gens qui sont « à fond dans le BDSM », bref une petite minorité. C'est une des erreurs récurrentes de ce genre de textes !

Nous vous passons le reste du texte, nous pourrions en rajouter, mais les points ci-dessus sont les plus importants, selon nous.

C'est problématique que des gens écrivent des textes d'introduction sur un sujet dont ils ou elles ne connaissent presque rien. Et propager les mythes/préjugés sur le BDSM n'aide pas non plus !

Faire soi-même : rentable ou non ?

Juin 11
Faire soi-même : rentable ou non ? 11 Juin 2020 Larry

Vous avez peut-être vu notre rubrique « faire soi-même », dans laquelle nous présentons quelques exemples de réalisations de couture que nous avons faites, nos méthodes de création et divers prototypes de menottes (la partie la plus développée), sangles, ceinture de protection des reins, ou bandeaux.

Nous y présentons aussi comment customiser un plug anal pour le rendre plus discret, ou encore comment ajouter des chaînes autour d'un lit (le top pour les activités de bondage !).

La question qu'on peut se poser est : est-ce réellement intéressant (et rentable) d'y investir du temps et de l'argent ?

Il est possible d'acheter énormément d'accessoires dans les magasins et sur internet, et surtout si vous débutez en création, la qualité pourra même être supérieure à ce que vous pouvez faire vous-même.

Budget

D'un point de vue budget, il n'est pas évident que vous puissiez y gagner si vous n'avez pas déjà un minimum de matériel, notamment une machine à coudre (investissement non négligeable)...

De même, les tissus un peu sympas, sophistiqués peuvent coûter cher et vous devez généralement en acheter plusieurs mètres, même si vous n'en utiliserez en réalité qu'un tout petit morceau.

Quand au temps passé à chercher ce dont vous avez besoin, surtout les accessoires (boucles pour les menottes par exemple), là aussi vous pouvez compter un gros investissement ! Nous ne comptons plus les heures passées à « rôder » dans les magasins spécialisés, à l'affut du bon accessoire ou de la bonne idée.

Qualité

Quand à faire des choses un peu sophistiquées, si vous n'avez pas du tout l'habitude, ça devient facilement et rapidement frustrant, voire impossible d'obtenir la qualité désirée...

Nous n'avons que peu d'expérience et très vite, nous nous sommes heurtés à des obstacles. Cela dit, comme l'illustrent nos exemples, il est quand même possible de faire des choses très sympas qui n'ont pas besoin d'être ultra-sophistiquées.

Sur mesure !

Par contre, l'énorme avantage, évidemment, est que vous pouvez faire un accessoire qui soit à votre goût et à vos mesures !

Les accessoires BDSM vendus sur internet sur innombrables, pourtant, ils tendent à tomber dans les mêmes schémas stéréotypés : couleurs (rouge, noir), formes, etc. Souvent il est difficile de distinguer les produits de différents fabricants. Avez-vous déjà trouvé des menottes en tissu doré ? Probablement pas ! Quand au choix de tailles, il est souvent médiocre, pour ne pas dire plus !

Introuvables ?

Enfin, certains objets n'existent tout simplement pas dans le commerce.

Regardez notre ceinture de protection du bas du dos (pour le fouet/canne) : très utile, facile à faire, et pourtant une création unique, qui ne se trouve pas ailleurs !

Pareil pour nos sangles de soutien des jambes, utilisées en conjonction avec les chaînes autour de notre lit. Encore un accessoire super utile, mais introuvable dans le commerce !

Conclusion

Faire ses propres accessoires BDSM n'est pas pour tout le monde, et pas forcément rentable dans toutes les situations.

Mais, si vous avez la motivation, du temps, et un peu de matériel, rien ne peut remplacer le modèle customisé original que vous vous créerez !

FetLife et la politique...

Juin 11
FetLife et la politique... 11 Juin 2020 Larry

Les manifestations (et les émeutes) récentes aux USA ont évidemment mis en ébullition les forums internet. Les problèmes de racisme, de violences policières, et les réactions des « politiques », entre autres, occupent une grande partie des news.

En parcourant les écrits de la rubrique « Fresh & Pervy » du site BDSM FetLife, la rubrique affiche tous les écrits (publics) de toutes les personnes inscrites sur le site, nous avons trouvé -sans surprises- de nombreux messages sur le sujet. On y trouve aussi bien des messages -violemment- racistes (envers blancs et noirs, principalement), que des messages d'auto-flagellation, de nombreux messages « donneurs de leçon » (simplistes évidemment), des délires politiques hallucinants, et même, rarement, des personnes qui écrivent des choses raisonnables (si, on en trouve, un peu !). Ha, et bien entendu, la presque totalité écrit comme si tout le monde sur FetLife était américain-e et vivait aux USA... Il y aurait beaucoup à dire sur ce que disent ces personnes, mais en résumé, l'ambiance est carrément pesante, pour ne pas dire plus.

Ces -tragiques- évènements ont remis en avant une question sur le site : doit-on y parler de politique ?

Il est probablement inutile de vous rappeler que la politique est un des sujets polarisants qui déclenchent passions et tensions. Ce n'est pas par hasard qu'il est généralement recommandé d'éviter ce sujet lors des repas de famille, ou même au boulot. En plus, aux USA, les débats tournent presque toujours à une compétition/opposition Démocrates/Républicains au lieu de véritablement essayer de discuter du sujet...

Dans la rubrique « Fresh & Pervy », nous voyons donc passer des écrits de personnes qui font un appel -fort- pour débattre (une foire d'empoigne plutôt) du problème du racisme, certains messages sont virulents. Parfois, par contre, nous voyons des écrits qui demandent qu'on laisse les sujets politiques hors du site.

Nous avons déjà évoqué ce sujet à propos d'un écrit qui demandait (exigeait plutôt) que les « célébrités » du site parlent de ces sujets pour profiter de leur notoriété afin de propager le message. Comme nous l'avions dit, c'était naïf : qui lui prouve que ces personnes (généralement toxiques) auraient des messages positifs à faire passer ? Vu leur comportement habituel, on pourrait s'attendre à ce que leur idées soient toxiques !

Nous sommes contre la politique sur le site, en dehors des discussions reliées au sexe/BDSM (par exemple, les lois anti-sexe ou de censure, etc.).

En effet, si on veut discuter politique, il existe déjà des centaines, des milliers, d'endroits où on peut le faire ! Depuis les forums de type Reddit, jusqu'aux commentaires des articles de magazines ou de journaux. Une chose est sûre, les endroits pour s'exprimer sur le sujet ne manquent pas ! Ce n'est pas comme si les gens qui fréquentent le site n'en utilisent aucun autre.

Mais peut-on discuter librement de BDSM (ou juste de sexe) dans les forums/sites dont nous venons de parler ? La réponse est généralement : non, ou de façon très limitée. La majorité des conversations de FetLife seraient très vite censurées, nous sommes bien placés pour savoir que le BDSM reste encore un sujet sensible (nous avons été suspendus/bannis de plusieurs sites à cause de ça).

FetLife est un des trop rares endroits encore relativement libres, malgré la censure et les pressions extérieures, où on peut parler de sujets mal vus, censurés ou bannis ailleurs.

Et parler de politique crée toujours des tensions. Surtout que la majorité des gens qui écrivent sur ce type de sujets sont plutôt abrasifs et abrasives. Nous pensons vraiment qu'il y a déjà assez de tensions et de problèmes et stupidités de tous types sur le site, inutile d'en rajouter !

➜ Il nous paraît clair que vouloir absolument traiter des problèmes politiques sur le site n'apportera pas grand chose d'un point de vue global, mais par contre augmentera les problèmes d'ambiance du site. Bref, ça n'a aucun sens. Restons dans le sujet, SVP !

De l'importance de « plaire » à Google...

Juin 11
De l'importance de « plaire » à Google... 11 Juin 2020 Larry

Nous avons déjà expliqué dans divers articles à quel point nous sommes -malheureusement- dépendants de Google...

Ce n'est pas que nous le voulons, c'est juste que la presque totalité des visites sur notre site principal proviennent de Google. Par conséquent, notre trafic dépend presque entièrement de comment le moteur « juge » notre site.

Nous avons aussi un nombre croissant d'habitué-e-s qui nous visitent régulièrement, mais ce trafic ne représente qu'environ 15% du total.

Vous pouvez voir nos chiffres détaillés ici.

Et croyez-nous, dépendre d'un moteur, ce n'est pas juste un peu stressant, ça l'est énormément !

Vous avez vu le graphique en haut d'article ? Ce sont nos statistiques dans la console webmaster de Google. C'est là que nous voyons diverses infos, statistiques, avertissements et autres rapports, fournis par Google, car nous somme enregistrés comme propriétaires du site. La courbe la plus intéressante est la bleue : c'est le nombre de visites.

Ces stats ne commencent pas au début du site (créé en mars 2017, ouvert en avril), l'outil ne revient en arrière que jusqu'en début 2019, mais, en comparaison, notre trafic était très faible avant 2019 de toute façon...

Vous avez probablement été frappé-e par les violentes variations à gauche et droite du graphique...

Ces variations sont dûes aux algorithmes de Google...

On ne le voit pas sur ce graphique, mais en 2018, notre trafic avait explosé en courant août, avant de s'effondrer d'un coup en octobre, repassant à un niveau inférieur à celui du début de l'année.

En 2019, nous avons eu un phénomène similaire : courant février, le nombre de visites avait explosé (à gauche) pour s'effondrer brutalement en fin septembre. On ne voit pas très bien l'effondrement sur le graphique (à cause du problème d'échelle), mais si vous regardez la courbe bleue, vous verrez une nette baisse.

Toujours en 2019, on voit la montée surprenante et brutale qui a eu lieu décembre. Comme vous le voyez, elle est presque verticale ! Le nombre de visites a été multiplié par 4 en quelques jours !

Et tout ça, hors de notre contrôle ! Nous n'avons absolument rien fait qui justifie ces énormes variations...

Comme vous le voyez encore, cette fois en 2020, la courbe bleue varie fortement selon les jours, de façon imprévisible et incompréhensible... Enfin, heureusement, de façon globale, sur plusieurs mois, nous avons une progression (lente).

En mars/avril, nous avons à nouveau eu une forte augmentation. Par contre, cette fois, nous pensons qu'une -grande- partie de la raison est notre ajout de blogs : celui que vous lisez maintenant et notre secondaire sur Blogspot. En effet, l'ajout de ces blogs a multiplié par 8 le nombre de références vers notre site ! Nous avions déjà plein de références (nous le voyons à nos stats), mais elles sont presque toutes soit dans des sites inaccessibles à Google, comme FetLife, soit dans des sites qui ne sont pas pris en compte (comme Facebook). Du coup, l'ajout de ces blogs a brutalement augmenté notre visibilité...

Pourvu que ça dure !

Et nous n'avons pas parlé du problème de l'indexation, il y aurait beaucoup à dire ! Par exemple, Google découvre bien nos URLs, mais ne les met pas dans l'index. Sans aucune raison apparente. Et nous ne parlons pas de petites pages, par exemple presque la moitié de nos articles de Blog n'ont pas été indexés, chacun fait au bas mot 2 ou 3 pages, minimum ! Du coup, nous sommes obligés de faire une demande manuelle pour chaque article, ce qui requiert à chaque fois de répondre à un ou plusieurs « captcha ». Pourquoi ?

Hé bien, voilà : nous voulions vous montrer un problème majeur que nous rencontrons, et que rencontrent tous les sites d'ailleurs, qui est d'être dépendant des algorithmes de classement de Google, avec leurs variations d'humeur imprévisibles qui peuvent en un instant, sans recours possible, jetter à la poubelle des années d'efforts...